Salpingite : les moyens de prévention

15 juin 2020
La prévention de la salpingite repose sur l’usage systématique du préservatif lors de tout rapport sexuel. Après certains examens et interventions chirurgicales gynécologiques, la surveillance permet de détecter tôt la survenue d'une salpingite.

Éviter les salpingites grâce au préservatif masculin ou féminin

Utiliser un préservatif

La seule façon d’éviter une salpingite due à une infection sexuellement transmissible (IST) consiste à se protéger de la contamination bactérienne en utilisant un préservatif lors de chaque rapport sexuel.

Seules deux méthodes contraceptives dites « barrières » protègent des IST : le préservatif masculin et le préservatif féminin.

Le préservatif masculin est pris en charge par l’Assurance maladie depuis le 10 décembre 2018. La délivrance s’effectue en officine de pharmacie sur présentation d’une prescription d’un médecin ou d’une sage-femme. Cette mesure de prévention et de lutte contre les maladies ou infections sexuellement transmissibles concerne les femmes comme les hommes.

Il est important de souligner que les modes de contraceptions suivants ne protègent pas des IST : la pilule contraceptive, l’implant, le patch, l’anneau contraceptif, le stérilet, les spermicides. Même si vous utilisez l’une de ces méthodes contraceptives, vous devez l'associer au préservatif, qu'il soit masculin ou féminin.

Si toutefois vous avez une salpingite, votre ou vos partenaires devraient pratiquer aussi une recherche d'infection sexuellement transmissible (prélèvements bactériologiques et sérologies), afin de :

En effet, les partenaires sexuels peuvent être "porteurs sains" de la bactérie en cause, c’est-à-dire être contaminés sans pour autant présenter de symptômes.

En complément du préservatif, adopter une bonne hygiène intime

Au quotidien, quelques bons réflexes contribuent à éviter une infections de la région génitale basse (vulvovaginite).

Pour cela, essayez d’appliquer les principes suivants :

  • effectuez votre toilette intime une à deux fois par jour seulement ;
  • limitez-vous à une toilette externe (au niveau de la vulve) et ne nettoyez pas l’intérieur du vagin (évitez en particulier les douches vaginales) ;
  • privilégiez l’usage d’un savon doux non parfumé ou d’un produit d’hygiène intime, non agressifs pour les muqueuses et la flore vaginale (proscrivez les antiseptiques moussants) ;
  • évitez les gants de toilette, qui sont des "nids à microbes" ;
  • séchez bien la vulve après l’avoir lavée ;
  • aux toilettes, essuyez-vous toujours d’avant en arrière pour ne pas ramener les germes de l’anus vers le vagin ;
  • si vous employez un diaphragme, lavez-le après chaque utilisation à l’eau savonneuse, sans désinfectant, puis rincez-le et séchez-le soigneusement. 

L’importance de l’hygiène intime chez l’homme

L’hygiène intime chez l’homme est également importante pour prévenir la transmission des germes. En effet, en l’absence de toilette quotidienne, les microbes en provenance de l’anus ou transportés lors des rapports sexuels peuvent se développer dans le prépuce (repli de peau recouvrant le gland).

La toilette quotidienne :

  • pour les hommes non circoncis, le gland doit être décalotté pour la toilette, puis recalotté ;
  • le sexe est lavé à la main (sans gant de toilette) tous les jours à l'eau tiède avec un savon au neutre ;
  • le rinçage et le séchage doivent être soigneux.

Surveiller son état après une intervention ou un examen gynécologique

Si vous venez de subir un examen endo-utérin ( par exemple), la pose d'un dispositif intra-utérin ou une intervention chirurgicale telle qu'un curetage de la muqueuse utérine, surveillez bien votre température et signalez à votre médecin toute fièvre ou symptôme anormal (douleurs intenses, saignements prolongés...)

La prise en charge précoce d'une salpingite permet une guérison rapide.

  • Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF). Infections génitales de la femme –Salpingites. Site internet : Université Numérique Vituelle Francophone. nantes (France) ; 2011 [consulté le 15 juin 2020]
  • Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF). Infections génitales hautes - Mise à jour des recommandations pour la pratique clinique. Site internet : Cgnof. Paris ; 2018 [consulté le  15 juin 2020]
  • Judlin P, Huchon C, Garbin O, Quentin R, Bourret A, Derniaux E, Graesslin O. Infections génitales hautes. EMC Elsevier Masson - Gynécologie. 2015;10(4):1-16.