Pas de traitement spécifique de la rubéole

05 avril 2017
La rubéole étant due à un virus, les antibiotiques sont inutiles. Le seul traitement est celui de la fièvre et des douleurs articulaires si elles sont présentes. Si la rubéole survient chez une femme enceinte, une surveillance médicale est nécessaire en raison du risque de complications fœtales.

La prise en charge de la fièvre et de douleurs

Aucun traitement spécifique n'est nécessaire pour soigner la forme bénigne de la rubéole. La rubéole étant une maladie virale, les antibiotiques sont inactifs et donc inutiles.

Les antibiotiques, utilisés à tort, ils deviendront moins forts

Les antibiotiques ne permettent pas de soigner les maladies d'origine virale comme la rubéole. Il est essentiel de réserver les antibiotiques aux maladies infectieuses pour lesquelles vous en avez vraiment besoin. La consommation inappropriée d'antibiotiques rend les bactéries plus résistantes.

Pour lutter contre l’inconfort lié à la fièvre, prenez quelques mesures :

  • ne couvrez pas trop votre enfant pour que la chaleur s'évacue ;
  • proposez-lui régulièrement et à volonté de l'eau pour qu'il ne se déshydrate pas ;
  • aérez la chambre et maintenez la température à 19 °C ;
  • si votre enfant ou adolescent fréquente une collectivité (crèche, maternelle, école, lycée...), informez l'institution de sa maladie. Les femmes enceintes présentes dans l'établissement doivent s'assurer auprès de leur médecin de leur immunisation contre la maladie. L'éviction de l'établissement de l'enfant malade n'est pas obligatoire ;
  • surveillez sa température et l'apparition d'éventuelles douleurs articulaires.

La fièvre et la douleur peuvent être réduites par des antipyrétiques. La fièvre est définie par une élévation de la température au-dessus de 38 °C. C'est un phénomène normal lors d'une infection, qui permet à l'organisme de se défendre. Si elle est bien tolérée, la fièvre ne nécessite pas de traitement systématique. En cas de fièvre persistante supérieure à 38,5 °C, il est possible d'utiliser un médicament à base de paracétamol ou d'ibuprofène, en respectant les contre-indications.

En cas d'arthralgie, des médicaments antalgiques comme le paracétamol ou les anti-inflammatoires stéroïdiens peuvent être utilisés.

La fièvre et la douleur chez l’enfant : quels médicaments ?

La posologie diffère en fonction de l’âge.

Donnez-lui du paracétamol ou de l'ibuprofène. La dose doit être adaptée à son poids :

  • pour le paracétamol, un maximum de 60 mg par kilo et par jour, à répartir en quatre ou six prises, soit environ 15 mg/kg toutes les six heures ou 10 mg/kg toutes les quatre heures ;
  • pour l'ibuprofène, un maximum de 20 à 30 mg par kilo et par jour, à répartir en trois ou quatre prises, soit un maximum de 10 mg/kg toutes les huit heures ou 7,5 mg/kg toutes les six heures.

N'utilisez qu'un seul type de médicament pour faire baisser sa fièvre.

Soyez vigilant ! Si votre enfant a la varicelle ou s'il est déshydraté (diarrhées et vomissements importants), ne lui donnez pas d'ibuprofène.

Donnez-lui uniquement du paracétamol : un maximum de 60 mg par kilo et par jour, à répartir en quatre ou six prises, soit environ 15 mg/kg toutes les six heures ou 10 mg/kg toutes les quatre heures. Consultez rapidement votre médecin.

L'aspirine ne doit pas être administrée chez l'enfant sans avis médical, en raison du risque de survenue d'une mais grave, le .

Les présentations pédiatriques (sachets, cuillères mesures, pipettes graduées...) simplifient l'adaptation de la dose du médicament au poids de votre enfant. Consultez la notice du médicament et respectez les contre-indications.

La prise de comprimés ou de gélules est strictement contre-indiquée chez l'enfant de moins de six ans, car elle entraîne un risque de fausse route.

Au moindre doute, demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin.

Sources
  • Agence française pour la sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Mise au point sur la prise en charge de la fièvre chez l’enfant. Site internet : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Saint-Denis (France) ; 2004 [consulté le 26 janvier 2016]
  • Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF). Conduite à tenir en cas de maladies transmissibles dans une collectivité d'enfants. Site internet : Ministère des Affaires sociales et de la Santé. Paris ; 2010 [consulté le 26 janvier 2016]
  • Grangeot-Keros L, Bouthry E, Vauloup-Fellous C. Rubéole. EMC - Pédiatrie - Maladies infectieuses. 2015;11(1):1-10 [Article 4-290-A-20]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Surveillance sérologique et prévention de la toxoplasmose et de la rubéole au cours de la grossesse. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2009 [consulté le 26 janvier 2016]
  • Institut de veille sanitaire (InVS). Rubéole. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2016 [consulté le 26 janvier 2016]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Toxoplasmose et rubéole au cours de la grossesse : quelles recommandations pour la prévention et le dépistage ? Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2010 [consulté le 26 janvier 2016]