Les symptômes et le diagnostic de la rosacée

27 juin 2018
La rosacée se manifeste par des rougeurs occasionnelles ou permanentes accompagnées de bouffées de chaleur au niveau du visage. La couperose est fréquente et d'autres lésions sont possibles. Le diagnostic est posé par le médecin traitant ou un dermatologue. dermatologue.

Les symptômes de la rosacée

La rosacée atteint la partie centrale du visage. Il en existe trois formes qui se succèdent dans le temps. À chaque phase correspondent des symptômes particuliers, qui peuvent se cumuler durant certaines périodes. Cependant, beaucoup de patients ne développent que la forme initiale vasculaire.

La forme vasculaire habituelle de la rosacée s'accompagne ou non de couperose

La forme vasculaire (phase de début de la rosacée) se manifeste par une rougeur persistante (érythème) au centre du visage (joues, nez, milieu du front, menton), sauf sur le pourtour des yeux et de la bouche.

Des bouffées de chaleur (flushs) surviennent aussi occasionnellement, dans des conditions climatiques particulières et après l’ingestion de certains aliments. Le visage et parfois le cou, rougissent alors beaucoup, avec une désagréable impression de chaleur. Toutefois, ces symptômes ont tendance à disparaître avec l’âge.

D’autres signes peuvent être associés :

  • de la couperose constituée de télangiectasies (dilatation visible et permanente de petits vaisseaux de la peau) très rouges, voire violacées, juste sous la surface de la peau ;
  • un œdème (gonflement) du centre du visage ;
  • des sensations de brûlure et de piqûre ;
  • un aspect rugueux de la peau accompagné d’une .

La rosacée peut évoluer vers une forme papulopustuleuse

Parfois, la rosacée évolue en prenant une forme papulopustuleuse. Des papules rouges et des pustules s’ajoutent alors aux symptômes vasculaires.

Elles sont localisées au milieu du visage, autour de la bouche, des yeux et du nez. Ces lésions cutanées passagères apparaissent par poussées, sans facteur déclenchant particulier. Elles ne sont pas prurigineuses (elles ne donnent pas envie de se gratter).

Les symptômes s'améliorent le plus souvent spontanément, et plus rapidement sous l’action d’un traitement.

La rosacée progresse rarement vers une forme hypertrophique

La forme hypertrophique de la rosacée est la plus tardive et la plus rare (moins de 5 % des patients, avec une très grande prédominance masculine). Elle se manifeste par un épaississement de la peau et des tissus du visage, voire des oreilles, avec l’apparition de nodules d’aspect irrégulier et de télangiectasies.

La pointe du nez est souvent la zone la plus touchée : elle prend un aspect rouge et gonflé, avec une dilatation des pores de la peau qui sécrète une importante séborrhée (rhinophyma).

Cette forme, plus que les autres, a des répercussions psychologiques importantes pour des raisons d’ordre esthétique.

Le diagnostic de rosacée

Le diagnostic de rosacée est posé par le médecin traitant ou par un dermatologue. Celui-ci examine le visage de la personne et la questionne sur ses symptômes.

La présence d'une rougeur persistante et symétrique de la partie centrale du visage depuis plus de 3 mois accompagnée d'autres symptômes (couperose, bouffées vaso-motrices au niveau du visage, papules...) permet de porter le diagnostic de rosacée.

Dans de rares cas, s’il est difficile d’identifier la maladie, le médecin peut demander une biopsie cutanée. Le fragment de peau prélevé est alors analysé au microscope pour préciser le diagnostic.

Le médecin recherche une atteinte des yeux, observée au cours de certains cas de rosacée. Ces formes oculaires de la rosacée peuvent survenir avant l’apparition des lésions cutanées ou en même temps.

Elles se traduisent par une conjonctivite, ou une blépharite (inflammation des paupières) ou une (inflammation de la ), avec les symptômes suivants :

  • larmoiement des yeux, qui sont injectés de sang ;
  • gonflement et rougeur des paupières, présentant sur leurs bords de petits vaisseaux apparents ;
  • sensations de corps étranger, de démangeaison, de brûlure et de piqûre dans l’œil ;
  • sécheresse oculaire ;
  • sensibilité anormale à la lumière ou vision brouillée.

Dans cette situation, un bilan ophtalmologique est nécessaire.

Sources
  • Collège national des enseignants de dermatologie. Dermatoses faciales : rosacée. Site internet : Campus de dermatologie de l'Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2010-2011 [consulté le 8 mars 2017]
  • Société française de dermatologie. Couperose et rosacée. Site internet : Dermato-info.fr. Paris ; 2015 [consulté le 8 mars 2017]
  • Libon F, El Hayder L, Nikkels-Tassoudji N, Dezfoulian B, Nikkels A.F. La rosacée. Rev Med Liège. 2015;70(4):179-185
  • National Health Service (NHS). Rosacea. Site internet : NHS Choices. Londres ; 2016 [consulté le 8 mars 2017]