Traiter les ronflements

18 août 2017
Après avoir évalué l’importance du ronflement et de son retentissement, le médecin prescrit à son patient un traitement adapté. Quel que soit le traitement envisagé, les mesures hygiéno-diététiques sont indispensables.

Les premières mesures

Dans tous les cas de ronflement, le médecin traitant prescrit des mesures hygiéno-diététiques qui peuvent suffire dans les formes de ronflement modéré.

D’autres mesures sont envisagées par le médecin traitant :

  • suppression des médicaments responsables de relâchement musculaire tels que les hypnotiques ou adaptation du traitement ;
  • traitement d’une pathologie inflammatoire ORL (infectieuse ou allergique) qui obstrue les voies aériennes.

Si le ronflement persiste, le médecin traitant oriente son patient vers un médecin oto-rhino-laryngologiste (ORL), pour réaliser un bilan et rechercher une cause pouvant bénéficier d’un traitement chirurgical. Ce traitement permet de corriger les anomalies oto-rhino-laryngologiques faisant obstacle au passage de l’air (correction de déviation de cloison nasale, ablation des , des amygdales etc.).

Suspicion d’apnée du sommeil

Si le ronflement fait suspecter un syndrome d’apnée du sommeil, le médecin traitant adresse son patient dans un service spécialisé pour effectuer un bilan. Si le diagnostic est positif, un traitement spécifique est mis en place.

Le traitement du ronflement

Le traitement du ronflement en lui-même est parfois utile lorsque les mesures précédentes n’ont pas suffi. Deux options sont envisageables :

  • Le port de gouttières (ou d'avancée mandibulaire) dans la bouche, pour éviter la chute arrière de la langue ; ces gouttières moulent les dents des deux maxillaires et s'y appuient pour faire avancer la mandibule (mâchoire) inférieure. L'avancée mandibulaire élargit l'espace à l’arrière de la langue et met en tension le voile du palais, diminuant sa vibration. Cette technique est contre-indiquée en cas de mauvais état des dents ou des gencives. Une surveillance du dispositif et des dents est indispensable.
  • Une intervention sur le voile du palais. La chirurgie du ronflement par correction anatomique (intervention sur le voile du palais par chirurgie, , et surtout , etc.) suppose un avis spécialisé.
L’Assurance Maladie et la chirurgie du ronflement

La chirurgie du ronflement par correction anatomique (intervention sur le voile du palais par chirurgie, , , etc.) n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie.

Les gouttières ne sont prises en charge que lorsqu’il existe un syndrome d’apnées du sommeil associé.

Sources
  • Boivin D. Ronflement. Site internet : Santé.lu. Luxembourg ; 2015 [consulté le 18 juillet 2016]
  • M.-P d'Ortho. Du ronflement aux apnées du sommeil. In : Encyclopédie médico-chirurgicale - AKOS (Traité de médecine) 2012;7(4):1-8 [Article 1-0980]
  • National Health service (NHS). Snoring. Site internet : NHS choices. Londres ; 2014 [consulté le 18 juillet 2016]
  • Rochat I, Guinand S, Barazzone C, Hafen G. Comment investiguer les troubles respiratoires du sommeil chez l’enfant. Rev Med Suisse. 2008;4(146):515,517-8,520-2.