Comprendre le ronflement

30 janvier 2020
Très fréquent, le ronflement est un bruit rauque plus ou moins fort, passager ou permanent qui perturbe le sommeil. Certains facteurs peuvent le déclencher.

Qu’est-ce que le ronflement ?

Survenant pendant le sommeil, le ronflement est un bruit rauque plus ou moins fort, dû à des vibrations anormales du lors de l'inspiration.

Les bruits de ronflement sont d’intensité variable mais peuvent aller jusqu’à 100 décibels : c’est l’équivalent du bruit d’un camion qui passe !

Selon les individus, le ronflement peut être passager, intermittent ou régulier. Dans certains cas, il peut être invalidant s'il s’accompagne de pauses respiratoires appelées "apnées du sommeil".

Le ronflement nuit souvent au rythme du sommeil et a un retentissement social important :

  • problèmes relationnels avec le ou la conjoint (e) ;
  • fatigue durant la journée plus ou moins marquée ;
  • baisse de vigilance avec risque de somnolence dans la journée, qui nuit à la vie quotidienne, au travail et à la conduite d’un véhicule.

Le ronflement est extrêmement fréquent : il touche plus de 40 % des adultes de plus de 50 ans de manière régulière. Il peut aussi survenir chez l’enfant.

Ronflement chez l’enfant et sommeil

Les ronflements nocturnes importants et prolongés de votre enfant peuvent altérer son sommeil et perturber son comportement et ses apprentissages dans la journée. Parlez-en à votre médecin traitant ou à votre pédiatre ; un bilan peut être nécessaire.

Le mécanisme du ronflement

Le ronflement survient lorsque les muscles de l'arrière-gorge, du voile du palais, de la et de la langue se relâchent pendant le sommeil profond. Ces organes prennent davantage de place et obstruent les voies respiratoires. Lors de l’inspiration, l’air a plus de mal à passer et fait vibrer le , provoquant un bruit de ronflement.

Une personne qui ronfle est atteinte de ronchopathie. Celle-ci peut être isolée ou associée à d'autres troubles respiratoires liés au sommeil (notamment le syndrome d'apnées du sommeil).

Les voies respiratoires supérieures

Schéma représentant les voies aériennes supérieures humaines, composées de 13 éléments (cf. description détaillée ci-après)

Les voies aériennes supérieures sont composées de conduits et de cavités amenant l’air aux poumons.

  1. Le nez qui comprend les narines situées à la pointe du nez et les fosses nasales se trouvent à la suite des narines, à l’intérieur du nez.
  2. La bouche est composée du palais qui sépare la bouche des fosses nasales, du voile du palais, à l’extrémité interne du palais, des dents, situées à l’entrée de la bouche, du maxillaire inférieur, os formant la mâchoire inférieure, en-dessous des dents, de la langue, située à l’intérieur de la bouche, derrière les dents, au-dessus du plancher de la bouche et du plancher de la bouche situé derrière le maxillaire inférieur, sous la langue.
  3. Le pharynx, tube servant de carrefour entre le fond de la bouche, les fosses nasales, l’œsophage et le larynx.
  4. Le larynx, tube respiratoire placé à la suite du pharynx, dans la gorge. Il comprend l’épiglotte, petit clapet qui ferme le larynx au moment de la déglutition.
  5. La trachée, tube respiratoire, située à la suite du larynx. Elle est placée sous l’épiglotte et devant l’œsophage.
  6. L’œsophage ne fait pas partie de l’appareil respiratoire. Il s’agit d’un tube digestif placé à la suite du larynx. Il est situé derrière la trachée, dans la gorge.

Facteurs favorisant le ronflement

Plusieurs facteurs sont susceptibles de déclencher ou d'aggraver des ronflements.

Parmi ceux-ci :

  • le sexe : les hommes ronflent plus que les femmes ;
  • l’âge : le ronflement augmente avec les années ;
  • le poids : le surpoids et l’obésité favorisent les ronflements quotidiens, avec ou sans apnée du sommeil ;
  • l’obstruction nasale ou naso-pharyngée :
  • la position couchée sur le dos aggrave les ronflements ;
  • l’absorption d’alcool ;
  • la prise de médicaments à l'heure du coucher(somnifères , tranquillisants ou d’antihistaminiques) qui diminuent le tonus musculaire ;
  • le tabac : il entraîne une inflammation chronique des voies aériennes supérieures gênant le passage de l'air.

  • Rochat I, Guinand S, Barazzone C, Hafen G. Comment investiguer les troubles respiratoires du sommeil chez l’enfant. Rev Med Suisse. 2008;4(146):515,517-8,520-2.
  • D'Ortho M P. Du ronflement aux apnées du sommeil. In : Encyclopédie médico-chirurgicale - AKOS (Traité de médecine) 2012;7(4):1-8 [Article 1-0980]
  • National Health service. Snoring. Site internet : NHS. Londres ; 2017 [consulté le 5 novembre 2018]