Suivi médical et vie quotidienne en cas de rectocolite hémorragique

14 juin 2018
Un suivi médical régulier permet de contrôler l’efficacité du traitement. Lors d'une poussée de rectocolite hémorragique, il est conseillé de suivre quelques règles nutritionnelles. La grossesse, l’allaitement et l’utilisation d’une contraception sont possibles.

Le suivi médical en cas de rectocolite hémorragique

La surveillance en cas de rectocolite hémorragique (RCH) est assurée par l’équipe pluridisciplinaire qui a mis en place le traitement. Elle repose sur des examens, des analyses biologiques (ex. : bilan sanguin) et des coloscopies régulières.

Ce suivi a pour objectif :

  • d’observer l’évolution de la maladie ;
  • de surveiller l’efficacité et la tolérance des soins, et s’assurer que votre prise en charge est optimale ;
  • de vous apprendre à gérer votre affection au quotidien.

Voici quelques conseils pour participer au mieux à votre suivi :

  • N’interrompez jamais votre traitement sans en parler à votre médecin. En effet, le respect de ses recommandations est capital pour stabiliser la maladie, améliorer votre confort de vie, retarder la survenue des poussées et diminuer le risque de complications.
  • Ne prenez aucun autre médicament sans le signaler à votre médecin ou à votre pharmacien.
  • Respectez le rythme des consultations et des examens fixés avec les professionnels de santé.
  • N'oubliez pas les contrôles endoscopiques de surveillance permettant le diagnostic de lésions suspectes et leur ablation.
  • Prenez rapidement rendez-vous avec votre médecin en cas de symptômes inhabituels (ex. : survenue d’une fièvre pendant la prise de corticoïdes).
  • N’hésitez pas à échanger avec l’équipe médicale : posez des questions sur votre rectocolite hémorragique et notez celles qui vous viennent entre deux consultations. Signalez aussi tout effet indésirable dû au traitement, pour chercher les moyens de l’atténuer ou de le prévenir.
  • N’hésitez pas à demander un soutien psychologique si vous en ressentez le besoin en particulier si la maladie a un impact sur votre vie quotidienne ou dans vos relations familiales ou sociales.

La vie quotidienne en cas de rectocolite hémorragique

Si vous êtes atteint de rectocolite hémorragique, vous apprendrez peu à peu à mieux connaître votre maladie et à gérer votre vie de tous les jours.

L'alimentation en cas de rectocolite hémorragique

Votre médecin traitant vous explique les principes alimentaires à appliquer selon votre cas.

L'alimentation ne déclenche pas l’inflammation de l’intestin. Cependant, durant les poussées de RCH, les aliments contenant des fibres (ex. : fruits, légumes) peuvent accentuer les symptômes digestifs (diarrhée, douleurs abdominales, ballonnements). Durant ces périodes, il est donc recommandé d’adopter un régime sans fibres.

En phase d’accalmie, il est préférable de revenir très progressivement à une alimentation diversifiée. En effet, il est important de suivre le régime le plus équilibré possible, afin de ne pas présenter de carences (ex. : manque de vitamines ou de fer).

Un diététicien peut vous aider son patient à adopter une alimentation qui couvre tous ses besoins.

RCH : contraception, fertilité et grossesse

Tous les moyens de contraception sont utilisables en cas de rectocolite hémorragique.

La fertilité des femmes atteintes d'une rectocolite hémorragique est normale. Cependant, en cas d'ablation complète du colon et du rectum avec anastomose iléoanale, un risque d'infertilité existe.

Si vous souhaitez avoir un enfant, parlez-en avec votre gastroentérologue et votre gynécologue. Il est conseillé de débuter une grossesse lorsque la rectocolite hémorragique est inactive (phase de rémission), car le risque de rechute lors de la grossesse est alors bien moindre. La grossesse se déroule généralement sans problème. Votre traitement de RCH est adapté à votre situation et modulé selon le déroulement de votre grossesse.

La vie sociale

La rectocolite hémorragique est compatible avec une scolarité normale, une activité professionnelle et une pratique sportive. Toutefois, les poussées peuvent perturber votre vie quotidienne, le travail ou les études. Si vous souhaitez bénéficier d’un soutien psychologique, parlez-en à votre médecin. 
Si nécessaire, n’hésitez pas à vous faire aider par :

Pour être aidé(e), vous pouvez vous adresser à une association de patients.
L'Association François Aupetit (afa) offre la possibilité de s'informer et d'échanger avec des personnes souffrant également de rectocolite hémorragique.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Rectocolite hémorragique évolutive. Guide-Affection longue durée. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2008 [consulté le 2 février 2018]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Rectocolite hémorragique évolutive. Actes et prestations. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2016 [consulté le 2 février 2018]
  • Orphanet. La rectocolite hémorragique. Site internet : Orpha.net. Paris ; 2010 [consulté le 2 février 2018]
  • Meyer A, Treton X. Rectocolite hémorragique. EMC - AKOS (Traité de Médecine) 2017;12(4):1-8 [Article 4-0510]
  • National Health service. Ulcerative colitis. Site internet : NHS choices. Londres ; 2016 [consulté le 2 février 2018]