Pyélonéphrite aiguë : traitement, suivi et évolution

16 mai 2017
La pyélonéphrite aiguë est due à une bactérie, le plus souvent Escherichia Coli ; elle nécessite un traitement antibiotique mis en route dès que le prélèvement d'urine en vue d'un examen cytobactériologique (ECBU) a été fait.

Les antibiotiques pour traiter la pyélonéphrite aiguë

En cas de pyélonéphrite aiguë dont l'origine est toujours bactérienne (le plus souvent Escherichia coli) un traitement par antibiotiques s’impose.

Dès que le prélèvement d'urine en vue de l'examen cytobactériologique urinaire (ECBU) est réalisé, le médecin prescrit une antibiothérapie à visée urinaire. Quand il reçoit les résultats de l'ECBU et de l' , il adapte le traitement en cas d'insensibilité du germe en cause à l'antibiotique prescrit en première intention.

Dans la plupart des cas, les patients restent chez eux (en arrêt de travail si nécessaire) et prennent leur traitement par voie orale. Un traitement par voie injectable peut être prescrit surtout en début de traitement.
En cas de symptômes inquiétants, de maladie associée qui complique les soins, de risque de complications ou en cas de pyélonéphrite aiguë survenant lors de la grossesse, le médecin peut décider d’hospitaliser le malade.

Si l’infection est associée à un obstacle sur les voies urinaires (malformation ou lithiase), il est parfois nécessaire de pratiquer un drainage des voies urinaires en urgence.

© Assurance Maladie

Un suivi médical rigoureux

Le médecin choisit les antibiotiques efficaces contre les germes responsables de la pyélonéphrite aiguë. Ce traitement doit être pris :

  • de 7 à 10 jours dans les pyélonéphrites aiguës simples ;
  • de 10 à 14 jours dans les formes graves ou dans les formes à risque de complications.

Dans tous les cas, le médecin réexamine son patient au bout de 48 à 72 h afin de vérifier l’efficacité du traitement et l’adapter le cas échéant. À ce stade, la fièvre et les signes urinaires doivent avoir disparu. Un ECBU de contrôle n'est pas nécessaire si les symptômes ont totalement disparu.
Si des complications apparaissent, ou si la fièvre persiste pendant 72 heures, de nouveaux examens sont réalisés (ECBU de contrôle, uroscanner) et le traitement est adapté.

L'évolution de la pyélonéphrite

La pyélonéphrite aiguë simple évolue en général favorablement et guérit grâce au traitement antibiotique adapté au germe, pris à la dose prescrite et pendant toute la durée indiquée par le médecin.

La pyélonéphrite peut parfois se compliquer. Certains patients doivent être hospitalisés en urgence devant l’apparition de signes graves : altération de l’état général, fièvre et frissons faisant craindre :

  • une infection généralisée ( ),
  • un abcès rénal ou péri-rénal (autour du rein).
Sources
  • Haute Autorité de santé. Pyélonéphrite aiguë de la femme. Fiche Mémo. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2016 [consulté le 11 janvier 2017]
  • Société de pathologie infectieuse de langue française. Diagnostic et antibiothérapie des infections urinaires bactériennes communautaires de l'adulte. Site internet : infectiologie.com. Paris ; 2015 [consulté le 11 janvier 2017]
  • Collège national des gynécologues et obstétriciens français. Infections urinaires de l'enfant et de l'adulte - Leucocyturie. Site internet : Campus de gynécologie et d'obstétrique de l'Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2010-2011 [consulté le 11 janvier 2017]
  • Doublet J-D. Pyélonéphrites non compliquées et compliquées de l'adulte : diagnostic et traitement. EMC - Urologie 2016;9(4):1-13 [Article 18-070-A-10].