Puberté précoce et puberté tardive

26 novembre 2020
Puberté avancée, voire précoce, et retard de puberté inquiètent. Il est important d'avoir des repères et de savoir quand consulter lorsque la puberté arrive très tôt ou au contraire n'apparaît pas,

Puberté avancée, précoce ou retard pubertaire : définitions

Selon les personnes, la puberté débute à un âge très variable. L’âge de la puberté est déterminé en partie génétiquement. Dans certaines familles, la puberté a tendance à commencer plus tôt ou plus tard que la moyenne.

Toutefois, même en tenant compte de ces particularités, les signes de la puberté peuvent soit se manifester très tôt : puberté précoce, soit tarder à apparaître : puberté tardive.

La puberté précoce

La puberté précoce se distingue notamment par :

  • une accélération de la vitesse de croissance supérieure à 9 cm par an dans les deux sexes ;
  • un gonflement des seins, l’apparition de poils pubiens  et parfois des règles, avant huit ans chez les filles ;
  • un développement des testicules (parfois d'un seul côté) et des poils pubiens avant neuf ans chez les garçons.

Si des signes de puberté apparaissent chez la fille entre 8 et 10 ans ou chez le garçon entre 9 et 11 ans, on parle de puberté avancée et celle-ci n'est pas considérée comme anormale.

La puberté tardive ou retard pubertaire

On parle de "puberté tardive" chez les filles, si à l’âge de treize ans, les seins n'ont pas commencé à se développer ou si les règles ne sont toujours pas apparues à quinze ans.

Chez les garçons, la puberté est tardive si, à l’âge de quatorze ans, les testicules n’ont pas commencé à se développer.

Consultation médicale et le bilan en cas de puberté précoce ou tardive

En cas de puberté précoce ou tardive, une consultation médicale est indispensable. Le médecin détermine si un bilan est nécessaire : 

  • suivi de la courbe de croissance,
  • détermination de l'âge osseux par radiographie. Le début de la puberté coïncide avec l'apparition d'un petit os du pouce (le sésamoïde), sur la radiographie du poignet et de la main gauches,
  • bilan hormonal sanguin,
  • échographie abdominopelvienne qui évalue la taille de l'utérus, l'aspect des ,
  • échographie des testicules,
  • IRM cérébrale qui étudie l' et l'hypothalamus,
  • caryotype (analyse des chromosomes)...

Ce bilan permet de trouver une éventuelle cause :

  • anomalie au niveau de l'axe hypothalamus- ,
  • anomalie des , des testicules ou des surrénales,
  • prise de médicaments ou séquelles de radiothérapie,
  • anomalie des chromosomes sexuels X et Y...

Le plus souvent, il s'agit d'un retard pubertaire simple ou d'une puberté précoce sans cause retrouvée.

Un traitement peut être nécessaire si les troubles pubertaires sont importants et s'ils sont la conséquence d'une maladie.

  • Better Health Channel. Puberty. Site internet : Better Health Channel. Melbourne (Australie) ; 2018 [consulté le 25 novembre 2020]
  • Société française d'endocrinologie. Puberté normale et pathologique. Site internet : SFE. Paris ; 2020 [consulté le 25 novembre 2020]
  • National Health service. Stages of puberty: what happens to boys and girls. Site internet : NHS. Londres ; 2018 [consulté le 25 novembre 2020]
  • Soins de nos enfants. Grandir : de l’information sur les filles au moment de la puberté. Site internet : Société canadienne de pédiatrie. Ottawa (Canada) ; 2018 [consulté le 25 novembre 2020]
  • Soins de nos enfants. Grandir : de l’information sur les garçons au moment de la puberté. Site internet : Société canadienne de pédiatrie. Ottawa (Canada) ; 2018 [consulté le 25 novembre 2020]
  • Collège national des gynécologues et obstétriciens français. Puberté normale et pathologique. ECN 2016-2018. Éditions Elsevier Masson. Issy-les-Moulineaux (France)