Vivre avec un prolapsus génital

09 novembre 2017
Au quotidien, le retentissement d'un prolapsus génital est très variable selon les femmes et le traitement choisi. En cas d'inconfort, il est important d'en parler à son médecin-traitant ou au chirurgien.

En cas d’abstention thérapeutique

Vous n’êtes pas gênée par vos symptômes et votre médecin préfère ne pas vous donner de traitement. Une surveillance médicale est nécessaire.

Au quotidien, vous devez cependant rester vigilante à la survenue :

N'hésitez pas à parler à votre médecin de tout symptôme nouveau vous paraissant anormal.

Utiliser un pessaire

Votre médecin vous a prescrit un pessaire. Il existe des pessaires de différentes tailles, formes et matières. Le médecin choisit le plus adapté pour éviter qu’il ne glisse.

Après sa mise en place, une hygiène très régulière est nécessaire. Le gynécologue vous apprend donc à poser et retirer ce dispositif. L'introduction est facilitée par l'utilisation d'un gel lubrifiant. Une fois retiré, le pessaire doit être lavé au savon et bien rincé. La fréquence de nettoyage varie selon la tolérance du pessaire, son type et l'importance des sécrétions vaginales.

Votre médecin peut également vous conseiller des crèmes à base d’œstrogènes pour éviter d’éventuelles irritations vaginales.

Selon votre anatomie et vos préférences (à vous et votre partenaire), vous pouvez garder ou non le pessaire lors de vos rapports sexuels.

Après un traitement chirurgical pour prolapsus génital

Après une cure de prolapsus génito-urinaire, il est recommandé d’attendre quatre à six semaines avant de faire des efforts et de reprendre une activité sexuelle. Deux à trois mois après l’intervention, la plupart des patientes sont satisfaites des résultats en termes de qualité de vie, de confort urinaire et de sexualité.

Néanmoins, des complications ou des inconvénients peuvent apparaître :

  • une constipation ;
  • une incontinence urinaire pouvant justifier une intervention complémentaire ultérieure ;
  • un inconfort voire des douleurs lors des rapports sexuels, surtout si la voie basse a été utilisée (à cause des cicatrices vaginales). Il est alors important de consulter : un traitement local peut être prescrit ;
  • si un implant a été posé par voie vaginale, une érosion de la paroi vaginale survenant dans 7 % des cas et plus rarement une perforation intestinale nécessitant une réintervention ;
  • une récidive du prolapsus, possible après plusieurs mois ou années ; celle-ci est souvent asymptomatique (sans symptôme).

Dans tous les cas, à tout âge, une consultation gynécologique régulière de suivi est recommandée.

Sources
  • National Health service. Pelvic organ prolapse. Site internet : NHS Choices. Londres ; 2015 [consulté le 8 novembre 2017]
  • Passweg D. Prolapsus génital, partie 1 : diagnostic et anatomie de l'appareil urogénital. Forum médical suisse. 2016;16(32):630-634
  • Poujade O, Davitian C, Ceccaldi P-F, Chatel P, Khater C, Pernin E, et al. Prolapsus des organes pelviens. EMC - AKOS (Traité de Médecine) 2016;11(1):1-7 [Article 3-1280]
  • Association française d’urologie (AFU). Conséquences sexuelles de la chirurgie du prolapsus. Site internet : urofrance. Paris ; 2009 [consulté le 8 novembre 2017]