Symptômes et diagnostic du prolapsus génital

24 avril 2017
Gêne dans le bas-ventre, troubles sexuels, troubles urinaires… peuvent révéler la présence d’un prolapsus. Pour confirmer le diagnostic, une consultation médicale est indispensable. L'examen clinique est complété par un bilan gynécologique et urologique.

Reconnaitre les symptômes du prolapsus génito-urinaire

Les signes du prolapsus sont variables. Selon les cas, il est ainsi possible de ressentir :

  • une gêne dans le bas-ventre, comme une pesanteur ou une douleur (parfois augmentée en position debout prolongée ou en fin de journée et diminuant couché ou au repos) ;
  • une boule au niveau de la vulve, en position debout, à l’effort ou accroupie ;
  • des troubles urinaires, à savoir des besoins trop fréquents ou urgents, une difficulté à uriner ou une incontinence urinaire d’effort ;
  • des troubles sexuels. Par exemple, une gêne lors des rapports sexuels, des saignements après l’acte sexuel, une sensation de béance vulvaire (ouverture anormalement grande du vagin) ;
  • plus rarement et plus tardivement, des troubles digestifs tels que des troubles de la ou une incontinence anale (perte des matières fécales).

Examen et diagnostic du prolapsus génito-urinaire

Pour confirmer le diagnostic de prolapsus et mesurer son importance, le médecin procède à un examen gynécologique. Il met en place un , puis demande à la patiente d’effectuer des poussées.

L’objectif est d’identifier l’organe concerné par le glissement (vessie, utérus, etc.) et de qualifier ainsi le prolapsus (cystocèle, hystérocèle, etc.)

Pendant cette consultation, le médecin pratique également un toucher vaginal et un toucher rectal, afin d’apprécier le tonus et la force de contraction des muscles périnéaux.

Examen gynécologique : position du dans le vagin

Schéma : examen gynécologique : position du spéculum dans le vagin

Des examens complémentaires sont ensuite habituellement prescrits :

  • une analyse d’urines ;
  • un bilan urodynamique pour rechercher une incontinence urinaire associée. Il peut en effet arriver qu’une incontinence soit masquée par la présence du prolapsus, dont la masse appuie parfois sur l’urètre. La détecter permet ainsi d’éviter les fuites urinaires qui pourraient apparaître après la correction du prolapsus ;
  • une IRM pelvienne.

Peuvent également s’y ajouter :

  • une échographie des organes génitaux ( et utérus) et urinaires ;
  • un colpocystogramme, c’est-à-dire une radiographie des organes pelviens avec injection de produit de contraste (de plus en plus souvent remplacé par l’IRM).

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Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Soutènement vésical par implant de renfort synthétique, par voie transvaginale et par voie transobturatrice. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (Paris);2012 [consulté le 7 juillet 2015]
  • G. Bader, M. Koskas. Prolapsus des organes pelviens. Du symptôme à la prise en charge thérapeutique. EMC - AKOS (Traité de Médecine) 2008:1-8 [Article 3-1280]