Prévenir le prolapsus génital

08 novembre 2017
Les principales périodes à risque, pour développer un prolapsus génital, sont la grossesse et l’accouchement. Quelques mesures de précaution peuvent cependant être prises. Plus généralement, une bonne hygiène de vie est recommandée au quotidien.

Prévenir le prolapsus génito-urinaire pendant et après la grossesse

Le est fragilisé par la grossesse et surtout par l’accouchement. Sa perte de tonicité peut engendrer :

  • des fuites urinaires en cas de toux, d’efforts, de rires... ;
  • une sensation de gêne et de pesanteur dans le bas-ventre ;
  • une perte de sensations lors des rapports sexuels.

Et à long terme, en l’absence de soins peut provoquer :

Pendant votre grossesse, il est donc important de bien suivre les recommandations du gynécologue-obstétricien ou de la sage-femme. Évitez notamment les efforts, reposez-vous et suivez les cours de préparation à l’accouchement.

Dans les semaines qui suivent l’accouchement, il est également conseillé de ne pas porter de lourdes charges. Le suivi post-natal est, par ailleurs, capital pour évaluer et prévenir l’incontinence urinaire du post-partum. Tout comme la rééducation post-natale périnéale et abdominale, qui permet de remuscler le .

Bénéficier d’une rééducation post-natale

Après l'accouchement, vous pouvez bénéficier de 10 séances de rééducation post-natale. Elles sont prises en charge à 100 % sur la base des tarifs de l'Assurance Maladie. Vous pouvez prendre rendez-vous auprès d'une sage-femme ou d'un masseur-kinésithérapeute, en cabinet ou à l'hôpital.

Une vie saine et équilibrée

Outre les précautions à prendre pendant et après la grossesse, il est important à tout âge, d’adopter une bonne hygiène de vie pour prévenir le prolapsus génito-urinaire.

  • Prévenez l’excès de poids en adoptant des règles de vie et une alimentation équilibrée.
  • Adaptez vos activités physiques et sportives. Demandez à votre gynécologue ou à un kinésithérapeute de vous montrer les techniques de respiration et de préservation du et évitez le port répété de charges lourdes.
  • Prévenez et traitez la constipation chronique.
  • Évitez de fumer.
  • À la ménopause, consultez votre médecin pour vérifier si une prise en charge est nécessaire.
  • De manière générale, une consultation chez un gynécologue est recommandée une fois par an à toutes les femmes. Elle permet de contrôler la tonicité de votre et de pratiquer le frottis de dépistage du cancer du col de l’utérus suivant la périodicité recommandée : un premier frottis à l’âge de 25 ans, puis deux à un an d’intervalle. Si les résultats sont normaux, la pratique de cet examen tous les trois ans suffit. Demandez conseil à votre médecin.
Sources
  • National Health service. Pelvic organ prolapse. Site internet : NHS Choices. Londres ; 2015 [consulté le 8 novembre 2017]
  • Poujade O, Davitian C, Ceccaldi P-F, Chatel P, Khater C, Pernin E, et al. Prolapsus des organes pelviens. EMC - AKOS (Traité de Médecine) 2016;11(1):1-7 [Article 3-1280]