Le traitement de la polyarthrite rhumatoïde

24 avril 2017
Si aujourd’hui on ne guérit pas d’une polyarthrite rhumatoïde, les traitements existants soignent les poussées et les complications, et préviennent leur apparition. Ils reposent sur des médicaments luttant contre les douleurs et l'inflammation, associés à un traitement de fond et d’autres soins.

L'objectif du traitement

L'objectif du traitement est de contrôler la maladie de façon à supprimer ou réduire les poussées, à contrôler les destructions articulaires et permettre à la personne de conserver une qualité de vie optimale. Un traitement commencé le plus tôt possible et bien suivi permet de ralentir et de contrôler l'évolution de la maladie.

Le traitement est pris en charge par le médecin traitant qui fait également appel à une équipe de professionnels de santé : rhumatologue, médecin de médecine physique et de réadaptation, masseur kinésithérapeute, pédicure-podologue, chirurgien orthopédique, ergothérapeute...

D'importants progrès ont été réalisés dans le traitement de la rhumatoïde.

Le traitement englobe les médicaments, parfois la chirurgie, et des aides et techniques diverses.

Il est adapté à chaque personne selon l'importance de la maladie, l'efficacité des médicaments et la manière dont ils sont tolérés.

Reconnaissance en affection de longue durée

La rhumatoïde peut être reconnue au titre d'une affection de longue durée (ALD). Les examens et les soins en rapport avec cette pathologie sont alors pris en charge à 100 % dans la limite des tarifs de l’Assurance Maladie.

Le traitement médicamenteux de la polyarthrite rhumatoïde

Le traitement médicamenteux est adapté à chaque cas.

Un traitement pour lutter contre les symptômes

Ce traitement peut comporter :

  • des antalgiques pour calmer la douleur ;
  • des anti-inflammatoires non stéroïdiens, qui traitent la douleur et la raideur matinale. Ils peuvent être prescrits en association avec le lorsque celui-ci ne soulage pas suffisamment les symptômes ;
  • les corticoïdes, si nécessaire, en association avec un .

Un ou plusieurs traitements de fond

Ce traitement est adapté en fonction des personnes :

  • d'un médicament dit de "synthèse" : le par exemple, utilisé fréquemment en première intention (comprimés ou injections sous-cutanées) ;
  • d'un des médicaments de la (le plus souvent médicament anti TNF inhibant le facteur TNF-alpha, un des principaux vecteurs de l'inflammation). Ces médicaments permettent de stopper ou de modérer l'évolution de la maladie. Ils sont prescrits initialement à l'hôpital, puis par un médecin spécialisé en rhumatologie et administrés par injections sous-cutanées.

Consulter le site de la Société Française de Rhumatologie pour en savoir plus sur les traitements de fond de la rhumatoïde

Des traitements locaux pour calmer l’inflammation

Des infiltrations articulaires de corticoïdes et des synoviorthèses (destruction ou abrasion de la membrane synoviale par injection d'un produit) sont parfois nécessaires pour certaines articulations pour calmer la douleur et l'inflammation.

Les médicaments de la rhumatoïde peuvent entraîner des effets indésirables et nécessitent un suivi particulier. Le médecin précise les signes qui doivent alerter et comment agir.

des rhumatismes inflammatoires.

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Le traitement chirurgical de la polyarthrite rhumatoïde

La décision d’une intervention est prise par l’équipe médicale pluridisciplinaire, en accord avec le patient.

Des interventions chirurgicales sont parfois nécessaires au cours de l’évolution de la rhumatoïde :

  • synovectomie (ablation partielle ou totale de la membrane synoviale) par arthroscopie ;
  • pose d'une prothèse de hanche, de genou lorsque l'articulation est détruite.

Elles permettent de récupérer ou de préserver l’usage d’une articulation, ou de supprimer la douleur

La rééducation et les autres aides en cas de polyarthrite rhumatoïde

Des aides sont mises en place par l' , selon les besoins de chaque personne. Elles peuvent comporter :

  • des séances de kinésithérapie, des programmes d'activité physique et, selon les cas, de balnéothérapie ;
  • une prise en charge en ergothérapie. Cette rééducation vise à apprendre les méthodes de protection des articulations et propose également des aménagements de l'environnement (accessibilité de la cuisine et des sanitaires, moyens de déplacement au domicile et au niveau du poste de travail) ;
  • l'utilisation d'un appareillage (attelles, chaussures orthopédiques, canne, etc.) dans certains cas ;
  • si besoin, une aide psychologique.
Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations sur la polyarthrite rhumatoïde évolutive grave. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2015 [consulté le 9 mai 2016]
  • Société française de rhumatologie (SFR). La polyarthrite rhumatoïde. Site internet : SFR. Paris ; 2016 [consulté le 10 mai 2016]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Polyarthrite rhumatoïde évolutive grave. Guide médecin. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2008 [consulté le 9 mai 2016]
  • Collège français des enseignants en rhumatologie. Polyarthrite rhumatoïde. Site internet : Campus de rhumatologie de l'Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2010-2011 [consulté le 9 mai 2016]
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). La polyarthrite rhumatoïde. Site internet : Inserm. Paris ; 2011 [consulté le 9 mai 2016]