Pollakiurie : les bons réflexes et le moment où il faut consulter

05 avril 2017
Devant une pollakiurie, dressez un bilan de vos mictions sur 3 jours (horaires, volume d’urines émis, etc.) Vous pouvez ensuite prendre des mesures adaptées à votre cas (ex. : boire moins d’eau le soir). Si les symptômes perdurent néanmoins, consultez votre médecin traitant.

Ce que vous pouvez faire vous–même en cas de pollakiurie

Si vous pensez avoir envie d’uriner trop fréquemment, commencez par faire le point. Notez d’abord la date d’apparition des troubles. Puis, pendant trois jours consécutifs, établissez un calendrier mictionnel sur une feuille de papier (notez toutes les fois où vous urinez), en appliquant les consignes suivantes :

  • Inscrivez chaque jour vos heures de lever et de coucher.
  • Pour chacune de vos mictions quotidiennes, notez l’horaire et le volume des urines émises (en utilisant un verre doseur de cuisine). Le cas échéant, indiquez les circonstances particulières qui vous ont amené à aller aux toilettes (ex. : de précaution avant une réunion ou un trajet, besoin urgent, fuite entre deux mictions). Par ailleurs, si vous avez éprouvé des difficultés à uriner, écrivez–le aussi.
  • La nuit, notez le nombre de fois où vous êtes réveillé par une envie nécessitant d’aller aux toilettes. Remarquez toutefois qu’il reste normal d’aller uriner parce qu’on est réveillé par une insomnie ou pour une autre raison. De même, se lever une fois par nuit pour se rendre aux WC n’est pas une anomalie, surtout après 60 ans.

En parallèle, évaluez la quantité journalière de liquide que vous absorbez. Cela vous permettra d’éliminer une éventuelle potomanie (besoin irrésistible de boire sans cesse), sachant que l’apport hydrique conseillé est de 1 à 1,5 litre/jour.

Ensuite, essayez d’adopter quelques mesures, selon votre situation :

  • Si vous vous relevez plus d’une fois la nuit, réduisez vos apports hydriques le soir.
  • Diminuez votre consommation de thé, café et alcool.
  • Si vous prenez énormément de boissons, buvez moins et moins souvent. Observez ensuite si vos symptômes s’estompent.
  • En cas de pollakiurie diurne liée à certaines émotions (ex. : stress) ou de pollakiurie réflexe, tentez de vous rassurer pour faire cesser les symptômes. Toutefois, si ceux–ci vous gênent au quotidien, consultez votre médecin traitant.

Quand consulter si vous urinez trop souvent ?

Consultez dans la journée si les mictions trop fréquentes sont associées à un ou plusieurs des symptômes suivants :

  • brûlures urinaires évoquant une cystite ;
  • douleurs intenses de la région lombaire d'un seul côté pouvant être des coliques néphrétiques ;
  • douleurs abdominales violentes ;
  • présence de sang dans les urines ;
  • fièvre, frissons, vomissements, perte de poids, fatigue, sensation anormale de soif...

Voyez aussi votre médecin traitant dans les 24 heures en cas de pollakiurie récente chez votre enfant ; cela peut être révélateur d’un diabète de type 1.

Dans les autres cas, si les mesures que vous avez prises n’ont donné aucun résultat, fixez un rendez–vous médical dans les jours suivants.

Sources
  • MedlinePlus Medical Encyclopedia. Frequent or urgent urination. Site internet : MedlinePlus. Bethesda (États–Unis) ; 2014 [consulté le 23 septembre 2015]
  • Collège Français des urologues. Troubles de la miction. Site internet : Université médicale virtuelle francophone (UMVF). Lille (France) ; 2014 [consulté le 23 septembre 2015]