Les maladies parasitaires transmises par les moustiques

20 juin 2017
Dans certaines régions chaudes, suite à une piqûre de moustique, l’homme peut contracter des maladies parasitaires. Le paludisme se soigne par un traitement antiparasitaire, tandis que les symptômes de la filariose lymphatique sont réduits par les soins cutanés, voire par la chirurgie.

Le paludisme

Cette maladie est due à des parasites du genre Plasmodium, transmis par des moustiques anophèles. Ceux-ci se rencontrent essentiellement dans les zones tropicales et intertropicales (dites impaludées). Ils piquent surtout la nuit, plutôt pendant ou après la saison des pluies.

Régulièrement, des cas de paludisme surviennent aussi autour des aéroports, par importation de moustiques infectés. En 2016, le nombre de cas de paludisme d’importation (personnes venant des zones d’endémie) en France métropolitaine est estimé à 4 735 cas, chiffre stable depuis 2015. À ce jour, il n’y a plus de transmission locale du paludisme en France (sauf à Mayotte et en Guyane).

Il existe 4 types de parasites Plasmodium provoquant le paludisme humain :

  • P. falciparum,
  • P. vivax,
  • P. malariae,
  • P. ovale.

Les types falciparum et vivax sont les plus répandus, et le paludisme dû à Plasmodium falciparum est le plus sévère.

Ces dernières années, on a aussi enregistré des cas humains dus à Plasmodium knowlesi (parasite du singe rencontré dans certaines zones de forêt d’Asie du Sud-Est).

 

Les signes apparaissent généralement 10 à 15 jours après la piqûre de moustique infectante. Modérés à intenses, les premiers symptômes sont parfois difficiles à attribuer au paludisme :

Non traité dans les 24 heures, le paludisme à P. falciparum peut évoluer vers une affection sévère, par atteinte neurologique (neuropaludisme).

Pour les formes à P. vivax et P. ovale, des rechutes (réapparition des symptômes) sont possibles des semaines ou des mois après la première infection (même si le patient a quitté la zone impaludée). Ces nouveaux épisodes sont dus au fait que le parasite est resté présent dans le foie (formes hépatiques dormantes).

Consultez le dossier dédié au paludisme sur le site Lasantepourtous.com

La présence du paludisme est confirmée par la recherche des parasites dans le sang (soit au microscope, soit au moyen d’un test diagnostique rapide).

Le traitement repose sur différents médicaments antiparasitaires, prescrits selon le type de parasite impliqué. Un traitement précoce diminue l’intensité de la crise de paludisme.

La filariose lymphatique

Communément appelée "éléphantiasis", cette maladie tropicale est présente dans quelques pays d’Afrique et d’Asie. Elle est due à des vers filaires (ressemblant à des fils).

Ces parasites sont transmis à l’homme sous forme de larves (stade "microfilaire"), via différents moustiques (genres Culex, anophèles et Aedes), qui peuvent piquer jour et nuit. Les larves gagnent ensuite les vaisseaux lymphatiques, y deviennent adultes et y demeurent. Les vers vivent 6 à 8 ans, en produisant des millions de microfilaires qui circulent dans le sang, puis deviennent adultes.

Dans un premier temps, les infections sont le plus souvent asymptomatiques. Cependant, elles causent des dommages sur le système lymphatique, des lésions rénales et une altération du .

Plus tard dans la vie du patient, des manifestations visibles et douloureuses de la maladie apparaissent :

  • un (gonflement des tissus) ;
  • un éléphantiasis des membres (épaississement de la peau et des tissus) ;
  • chez l’homme, une tuméfaction du scrotum (gonflement des bourses) par accumulation de liquide (hydrocèle).

La filariose lymphatique est traitée par la prise d’antiparasitaires (diéthylcarbamazine, ivermectine, albendazole). Ces médicaments peuvent être associés entre eux, voire avec un antibiotique (doxycycline).

Les symptômes peuvent aussi être diminués grâce à des mesures d'hygiène simples (soins de la peau, activité physique, surélévation des membres touchés). La chirurgie soulage par ailleurs la plupart des cas d'hydrocèle.

Sources
  • Recommandations sanitaires pour les voyageurs,  BEH Hors-série, 6 juin 2017. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2017 [consulté le 19 juin 2017]
  • Ministère des Solidarités et de la Santé. Moustiques vecteurs de maladie. Site internet : Ministère de la Solidarité et de la Santé et des Droits des femmes. Paris ; 2017 [consulté le 16 Juin 2017]
  • Organisation mondiale de la Santé (OMS). Paludisme. Site internet : OMS. Genève (Suisse) ; 2017 [consulté le 16 juin 2017]
  • Organisation mondiale de la Santé (OMS). Maladies à transmission vectorielle. Site internet : OMS. Genève (Suisse) ; 2016 [consulté le 16 juin 2017]