Les maladies parasitaires transmises par les moustiques

25 juin 2019
Dans certaines régions chaudes, suite à des piqûres de moustiques, l’homme peut contracter des maladies parasitaires. Le paludisme se soigne par un traitement antiparasitaire, tandis que les symptômes de la filariose lymphatique sont réduits par les soins cutanés, voire par la chirurgie.

Le paludisme

À quoi est dû le paludisme ?

Le paludisme est dû à des parasites du genre Plasmodium, transmis par des moustiques anophèles. Ceux-ci se rencontrent essentiellement dans les zones tropicales et intertropicales (dites impaludées). La transmission du paludisme a lieu dans 91 pays (92 % des cas surviennent sur le continent africain). Les moustiques piquent surtout la nuit, plutôt pendant ou après la saison des pluies.

En 2018, le nombre de cas de paludisme d’importation (personnes venant des zones d’endémie) en France métropolitaine est estimé à  5 280 cas, chiffre stable par rapport à 2017. Régulièrement, des cas de paludisme surviennent aussi autour des aéroports, par importation de moustiques infectés.

Il existe 4 types de parasites Plasmodium provoquant le paludisme humain :

  • Plasmodium falciparum,
  • Plasmodium vivax,
  • Plasmodium malariae,
  • Plasmodium ovale.

Les types falciparum et vivax sont les plus répandus, et le paludisme dû à Plasmodium falciparum est le plus sévère.

Ces dernières années, on a aussi enregistré des cas humains dus à Plasmodium knowlesi (parasite du singe rencontré dans certaines zones de forêt d’Asie du Sud-Est).

Symptômes du paludisme

Les symptômes du paludisme apparaissent généralement 10 à 15 jours après la piqûre de moustique infectante. Modérés à intenses, les premiers symptômes sont parfois difficiles à attribuer au paludisme :

Non traité dans les 24 heures, le paludisme à P. falciparum peut évoluer vers une affection sévère, par atteinte neurologique (neuropaludisme).

Pour les formes à P. vivax et P. ovale, des rechutes (réapparition des symptômes) sont possibles des semaines ou des mois après la première infection (même si le patient a quitté la zone impaludée). Ces nouveaux épisodes sont dus au fait que le parasite est resté présent dans le foie (formes hépatiques dormantes).

Diagnostic et traitement du paludisme

Le diagnostic du paludisme est confirmée par la recherche des parasites dans le sang (soit au microscope, soit au moyen d’un test diagnostique rapide).

Le traitement repose sur différents médicaments antiparasitaires, prescrits selon le type de parasite impliqué. Un traitement précoce diminue l’intensité de la crise de paludisme.

La filariose lymphatique

À quoi est due la filariose lymphatique ?

Communément appelée "éléphantiasis", la filariose lymphatique est une maladie tropicale présente dans quelques pays d’Afrique et d’Asie. Elle est due à des vers filaires (ressemblant à des fils).

Ces parasites sont transmis à l’homme sous forme de larves (stade "microfilaire"), via différents moustiques (genres Culex, anophèles et Aedes), qui peuvent piquer jour et nuit. Les larves gagnent ensuite les vaisseaux lymphatiques, y deviennent adultes et y demeurent. Les vers vivent 6 à 8 ans, en produisant des millions de microfilaires qui circulent dans le sang, puis deviennent adultes.

Symptômes de la filariose lymphatique

Dans un premier temps, la filariose lymphatique est le plus souvent asymptomatique. Cependant, elle cause des dommages sur le système lymphatique, des lésions rénales et une altération du .

Plus tard dans la vie du patient, des manifestations visibles et douloureuses de la maladie apparaissent :

  • un (gonflement des tissus) ;
  • un éléphantiasis des membres (épaississement de la peau et des tissus) ;
  • chez l’homme, une tuméfaction du scrotum (gonflement des bourses) par accumulation de liquide (hydrocèle).

Traitement de la filariose lymphatique

La filariose lymphatique est traitée par la prise d’antiparasitaires (diéthylcarbamazine, ivermectine, albendazole). Ces médicaments peuvent être associés entre eux, voire avec un antibiotique (doxycycline).

Les symptômes peuvent aussi être diminués grâce à des mesures d'hygiène simples (soins de la peau, activité physique, surélévation des membres touchés). La chirurgie soulage par ailleurs la plupart des cas d'hydrocèle.

  • Recommandations sanitaires pour les voyageurs. BEH Hors-série, 21 mai 2019. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2019 [consulté le 24 juin 2019]
  • Ministère des solidarités et de la santé. Moustiques vecteurs de maladie. Site internet : Ministère des solidarités et de la santé. Paris ; 2019 [consulté le 24 juin 2019]
  • Santé publique France. Maladies transmises par les moustiques. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2015 [consulté le 24 juin 2019]
  • Organisation mondiale de la Santé (OMS). Paludisme. Site internet : OMS. Genève (Suisse) ; 2019 [consulté le 24 juin 2019]
  • Organisation mondiale de la Santé (OMS). Maladies à transmission vectorielle. Site internet : OMS. Genève (Suisse) ; 2017 [consulté le 24 juin 2019]