Symptômes, diagnostic et évolution des oreillons

22 juin 2018
Les oreillons sont une maladie virale et peuvent passer inaperçus, mais ils se manifestent fréquemment par un gonflement douloureux des glandes salivaires (le plus souvent des parotides), accompagné de fièvre et maux. Le médecin fait le diagnostic en examinant son patient. La guérison a lieu en une dizaine de jours.

Les symptômes des oreillons

La période d’incubation, c’est-à-dire le temps qui s’écoule entre le moment où le virus pénètre dans l'organisme et l’apparition des premiers symptômes des oreillons, est en moyenne de 21 jours.

Le début des oreillons est souvent brutal et les symptômes sont les suivants :

  • un gonflement douloureux d'une ou des deux glandes parotides (parotidite) à l'arrière des mâchoires inférieures et à l'avant des oreilles. Les deux côtés sont touchés dans 60 % des cas. Une atteinte des glandes salivaires sous-maxillaires et sublinguales est possible. La peau qui recouvre les zones atteintes est rouge, chaude et tendue ;
  • des douleurs des oreilles (otalgies) et lors de la déglutition (dysphagie) ainsi que des difficultés à mastiquer et à parler ;
  • des maux de tête ;
  • une fièvre entre 38 °C et 39,5 °C ;
  • une fatigue importante ;
  • une perte d'appétit.

Dans un tiers des cas, les oreillons peuvent passer inaperçus. Cependant, la personne atteinte est contagieuse car porteuse du virus ourlien.

Le diagnostic des oreillons

Ces premiers symptômes des oreillons et l'examen clinique suffisent au médecin pour poser le diagnostic des oreillons, qui ne nécessite alors pas d'autres examens complémentaires.

En cas de doute (par exemple, devant une forme inhabituelle, compliquée ou survenant chez un adulte), le médecin peut prescrire une recherche d'anticorps à partir d'un prélèvement de sang.

L’évolution des oreillons

La guérison des oreillons

La maladie est le plus souvent bénigne et guérit en une dizaine de jours.

Les complications des oreillons

Les complications sont rares mais plus fréquentes chez les adolescents et les adultes que chez les enfants. Elles peuvent être prévenues par la vaccination.

Les personnes les plus à risque de complications sont :

  • les femmes enceintes, surtout au cours du premier trimestre de leur grossesse ;
  • ceux ou celles qui souffrent de troubles de l'audition ;
  • les hommes qui n'ont plus qu'un seul testicule.

Les complications peuvent être de plusieurs types.

Les complications neuroméningées

  • Une méningite apparaît dans 16 % des cas. Il s'agit d'une méningite virale qui guérit sans séquelles.
  • Les cas d’ sont exceptionnels, mais peuvent laisser des séquelles.
  • L’atteinte des nerfs auditifs est possible. Une perte de l’audition uni ou bilatérale peut persister, mais elle est très rare.

Les complications glandulaires

  • Une orchite ou une inflammation d’un seul testicule apparaît chez les adolescents et les adultes jeunes dans environ 50 % des cas. Sept à dix jours après le début des premiers symptômes, le testicule devient très gros et très douloureux. L’orchite est souvent accompagnée de fièvre. L’inflammation peut parfois toucher les deux testicules.
    Dans la moitié des cas d’orchite, une d'un des testicules persistera, le plus souvent sans entraîner de stérilité.
  • La ou inflammation du est une complication plus rare, qui est accompagnée de douleurs abdominales.

Les complications des oreillons chez la femme enceinte

Chez la femme enceinte non immunisée, les oreillons n’entraînent pas de malformation de l’embryon, mais augmentent le risque de fausse couche, lors du premier trimestre de grossesse.

Les points à retenir sur les oreillons
  • Le virus des oreillons est très contagieux.
  • Les principaux symptômes des oreillons sont la fièvre et le gonflement douloureux des glandes parotides.
  • Les complications peuvent être graves, surtout à l’adolescence et à l’âge adulte : méningite, perte d’audition, , atteinte des testicules pouvant conduire à une stérilité.
  • Il n’a pas de traitement spécifique pour soigner les formes bénignes des oreillons, mais des règles d’hygiène s’imposent.
  • Le meilleur moyen de se protéger, c’est de se faire vacciner !
  • La vaccination est devenue obligatoire pour les enfants nés après le 1er janvier 2018.

Le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR) est remboursé à 100 % par l’Assurance Maladie pour tous les enfants âgés de 1 à 18 ans (et au minimum à 65 % pour tous les autres assurés). L’injection peut être pratiquée le même jour que d’autres vaccins.

Sources
  • Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Oreillons. Site internet : INRS. Paris ; 2014 [consulté le 22 juin 2018]
  • Institut national de veille sanitaire (InVS). Oreillons. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2013 [consulté le 22 juin 2018]
  • Métraux N, Popov M, Vu F, Senn N. Il n’est jamais trop tard pour les oreillons. Rev Med Suisse. 2017;13:330-333