Symptômes, diagnostic et évolution des oreillons

22 mars 2017
Les oreillons peuvent passer inaperçus, mais ils se manifestent fréquemment par un gonflement douloureux des glandes salivaires (le plus souvent des parotides), accompagné de fièvre et maux. Le médecin fait le diagnostic en examinant son patient. La guérison a lieu en une dizaine de jours.

Les symptômes des oreillons

La période d’incubation, c’est-à-dire le temps qui s’écoule entre le moment où la personne est en contact avec un malade et l’apparition des premiers symptômes, est en moyenne de 21 jours.

Le début des oreillons est souvent brutal et se manifeste en général par les symptômes suivants :

  • un gonflement douloureux d'une ou des deux glandes parotides (parotidite) à l'arrière des mâchoires inférieures et à l'avant des oreilles. Les deux côtés sont touchés dans 60 % des cas. Une atteinte des glandes salivaires sous-maxillaires et sublinguales est possible. La peau qui recouvre les zones atteintes est rouge, chaude et tendue ;
  • des douleurs des oreilles (otalgies) et lors de la déglutition (dysphagie) ainsi que des difficultés à mastiquer et à parler ;
  • des maux de tête ;
  • une fièvre entre 38 °C et 39,5 °C ;
  • une fatigue importante ;
  • une perte d'appétit.

Dans un tiers des cas, les oreillons peuvent passer inaperçus. Cependant, la personne atteinte est contagieuse car porteuse du virus.

Le diagnostic des oreillons

Ces premiers symptômes et l'examen clinique suffisent au médecin pour poser le diagnostic des oreillons, qui ne nécessite alors pas d'autres examens complémentaires.

En cas de doute (par exemple, devant une forme inhabituelle ou compliquée), le médecin peut prescrire une recherche d'anticorps à partir d'un prélèvement de sang.

Les points à retenir sur les oreillons

Le virus des oreillons est très contagieux.

  • Les principaux symptômes des oreillons sont la fièvre et le gonflement douloureux des glandes parotides.
  • Les complications peuvent être graves, surtout à l’adolescence et à l’âge adulte : méningite, perte d’audition, , atteinte des testicules pouvant conduire à une stérilité.
  • Il n’a pas de traitement spécifique pour soigner les formes bénignes des oreillons, mais des règles d’hygiène s’imposent.
  • Le meilleur moyen de se protéger, c’est de se faire vacciner !

Le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR) est remboursé à 100 % par l’Assurance Maladie pour tous les enfants âgés de 1 à 18 ans (et au minimum à 65 % pour tous les autres assurés). L’injection peut être pratiquée le même jour que d’autres vaccins.

L’évolution des oreillons

La guérison

La maladie est le plus souvent bénigne et guérit en une dizaine de jours.

Les complications

Elles sont rares mais plus fréquentes chez les adolescents et les adultes que chez les enfants.

Les personnes les plus sensibles aux complications sont :

  • les femmes enceintes, surtout au cours du premier trimestre de leur grossesse ;
  • ceux ou celles qui souffrent de troubles de l'audition ;
  • les hommes qui n'ont plus qu'un seul testicule.

Les complications sont prévenues par la vaccination. Elles peuvent être de plusieurs types.

Une méningite apparaît dans 16 % des cas.

Les cas d’ sont exceptionnels, mais peuvent laisser des séquelles.

L’atteinte des nerfs auditifs est possible. Une perte de l’audition uni ou bilatérale peut persister, mais elle est très rare.

Une orchite ou une inflammation d’un testicule apparaît chez les adolescents et les adultes jeunes dans environ 50 % des cas. Sept à dix jours après le début des premiers symptômes, le testicule devient très gros et très douloureux. L’orchite est souvent accompagnée de fièvre. L’inflammation peut parfois toucher les deux testicules. Dans la moitié des cas d’orchite, une du testicule persistera, le plus souvent sans entraîner de stérilité.

La ou inflammation du est une complication plus rare, qui est accompagnée de douleurs abdominales.

Chez la femme enceinte non immunisée, les oreillons n’entraînent pas de malformation de l’embryon, mais augmentent le risque de fausses couches, lors du premier trimestre de grossesse.

Sources
  • Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Oreillons. Site internet : INRS. Paris ; 2014 [consulté le 18 janvier 2016]
  • Institut national de veille sanitaire (InVS). Oreillons. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2013 [consulté le 18 janvier 2016]
  • Kasper DL, Braunwald E, Fauci AS, Hauser SL. Harrison - Principes de médecine interne. 16e éd. Paris: Médecine Sciences Publications - Flammarion; 2006, p. 1154-5.