Le traitement des IST

22 mai 2018
En présence de symptômes évoquant une infection sexuellement transmissible, un examen médical est nécessaire. Chaque IST a un traitement spécifique qui doit être accompagné de mesures individuelles pour faciliter la guérison et limiter la contamination du ou des partenaires sexuels.

Le traitement médical des IST

Si vous pensez avoir une IST, vous ne pouvez pas vous soigner seul car chaque infection sexuellement transmise nécessite un traitement et une prise en charge spécifiques.

Consultez votre médecin, suivez ses prescriptions et ses conseils de prévention. Plus une IST est traitée rapidement, plus faible sont les risques de séquelles et de transmission.

Chaque infection sexuellement transmise a un traitement qui lui est propre.

La blennorragie-gonococcie est traitée par un antibiotique (famille des céphalosporines ou des fluoroquinolones), en une seule injection intramusculaire ou en prise orale unique.

La chlamydiose est traitée par un antibiotique adapté (famille des cyclines ou azithromycine) : sous forme de comprimés en prise unique si l'infection est débutante, ou en traitement prolongé, si elle est plus avancée.

Lors de la phase aiguë

La mise en quarantaine, le repos au lit et/ou un traitement médical sont inutiles dans la grande majorité des cas. Il n'y a pas de médicament spécifique pour guérir une hépatite B aiguë.
En raison de l'atteinte du foie, tout traitement médicamenteux et la consommation d'alcool doivent être supprimés.

La prévention de la transmission de l'hépatite B aiguë est essentielle.

En cas d'hépatite B chronique

Toutes les hépatites chroniques B ne nécessitent pas de traitement.
S'il est nécessaire, le traitement de l'hépatite B chronique se compose d' ou d'antiviraux, à prendre durant six mois à un an, parfois beaucoup plus longtemps.

La vaccination est la meilleure prévention de l'hépatite B pour les personnes à risque.

Lors de la première poussée d'herpès génital, le médecin prescrit un médicament antiviral (aciclovir ou apparenté) pendant sept à dix jours, pour limiter la durée de la crise.

Lors des poussées suivantes, un traitement de trois à cinq jours est proposé en cas de lésions douloureuses et gênantes.

En cas de crises fréquentes (généralement plus de 6 poussées par an), un traitement préventif quotidien peut être pris pour éviter les récidives.

Cette infection peut se réactiver périodiquement.

Pour les mycoplasmes, un traitement antibiotique (famille des macrolides ou des cyclines) adapté est mis en route.

Pour la trichomonase, un traitement antiparasitaire oral (métronidazole ou équivalent) en prise unique suffit généralement.

Les condylomes ou verrues génitales sont traités localement : les lésions sont brûlées par l', l' ou le . Des substances chimiques peuvent également être appliquées sur les lésions.

En cas de lésions précancéreuses du col de l'utérus dues au , le traitement chirurgical permet d'ôter la lésion malade du col de l'utérus (conisation du col de l'utérus).

Une injection intramusculaire de pénicilline est le traitement en cas de syphilis de moins d'un an (ou doxycycline par voie orale pendant 2 ou 3 semaines en cas d'allergie à la pénicilline).

Si la syphilis dure depuis plus d'un an, les mêmes antibiotiques sont utilisés sur une durée plus longue, à savoir : pénicilline, une injection par semaine pendant trois semaines ou doxycycline par voie orale pendant 4 semaines.

La thérapie antirétrovirale (ART) est le traitement du VIH. Le traitement consiste en une combinaison de médicaments (en général trois médicaments ou trithérapie).

Réagir face au risque de contamination par le VIH

En cas de prise de risque récente de contamination par le VIH :

  • vous devez prendre en urgence (dans les 48 heures maximum) le Traitement Post Exposition (TPE), notamment quand le préservatif se déchire ou si vous avez oublié de le mettre, lors d'une relation sexuelle avec une personne séropositive ou de statut sérologique inconnu ;
  • pour les mêmes raisons, le TPE est proposé aux personnes victimes de viol.

Ce traitement permet de limiter de manière importante la transmission du VIH. Il s'agit du même type de médicaments antirétroviraux que pour soigner l'affection. En pratique, vous devez vous rendre immédiatement aux urgences de l'hôpital le plus proche (ou dans un centre de dépistage) pour bénéficier du TPE.

Que faire pour bien se soigner en cas d'IST ?

Suivez quelques conseils pour que le traitement de l'infection sexuellement transmise soit efficace et pour que vous limitiez la transmission de l'IST :

  • utilisez un préservatif jusqu'à la guérison ;
  • en attendant votre rendez-vous médical, et durant toute la période de traitement, utilisez un préservatif pour ne pas contaminer votre partenaire ;
  • respectez la prescription médicale, les doses et la durée du traitement, même si les symptômes ont disparu ;
  • faites une visite de contrôle chez votre médecin, une fois le traitement terminé ;
  • demandez à votre ou vos partenaires de se soigner également ;
  • contactez vos anciens partenaires pour leur conseiller de se faire dépister, même si l'infection peut avoir été contractée il y a longtemps ;
  • consultez à nouveau au moindre doute.
Sources
  • Santé publique France - Institut national de prévention et d'éducation pour la santé. Les infections sexuellement transmissibles. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2016 [consulté le 18 mai 2018]
  • Organisation mondiale de la santé (OMS). Infections sexuellement transmissibles. Site internet : OMS. Genève (Suisse) ; 2016 [consulté le 18 mai 2018]
  • Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF). Infections sexuellement transmissibles (IST). Site internet : Université Médicale Virtuelle Francophone ; 2016 [consulté le 18 mai 2018]
  • Société Française de Dermatologie. Recommandations diagnostiques et thérapeutiques pour les Maladies Sexuellement Transmissibles. Guidelines 2016. Site internet : Société Française de Dermatologie. Paris ; 2016 [consulté le 18 mai 2018]
  • Collège national des enseignants de dermatologie. Infections à herpès virus de l’enfant et de l’adulte immunocompétents : herpès cutané et muqueux. Site internet : Campus de dermatologie de l'Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2010-2011 [consulté le 18 mai 2018]