Maladies et infections sexuellement transmissibles

13 septembre 2019
Les infections sexuellement transmissibles ou IST sont des infections dues à des bactéries, virus et parasites et transmises par voie sexuelle. En France, leur fréquence est en augmentation sauf pour le VIH dont le nombre annuel de découvertes de séropositivité est stable depuis 2007.

Que sont les IST ou infections sexuellement transmissibles ?

De nombreuses IST

Les infections sexuellement transmissibles (IST), autrefois appelées maladies sexuellement transmissibles (MST), sont des infections pouvant être transmises lors des relations sexuelles. Il existe plus d'une trentaine d'IST.

Les IST sont provoquées par des agents infectieux. Il peut s'agir de virus, de bactéries ou de parasites.

Les huit IST les plus fréquentes sont :

  • quatre maladies bactériennes ou parasitaires : la syphilis, la gonorrhée, la chlamydiose et la trichomonase, qui, lorsqu'elles sont diagnostiquées, peuvent être guéries,
  • et quatre autres virales : l’hépatite B, l’herpès génital, le VIH, et le papillomavirus humain (VPH), difficiles ou impossibles à guérir, selon le type de virus.

Les infections sexuellement transmissibles se transmettent principalement par contact cutané lors d’un rapport sexuel, vaginal, anal ou oral. Un grand nombre d’IST, notamment la chlamydiose, la gonorrhée, l’hépatite B, l’infection à VIH et la syphilis, se transmettent aussi de la mère à l’enfant pendant la grossesse et à l’accouchement.

Infections à Chlamydia et à gonocoque en augmentation en France surtout chez les jeunes

En France, les IST sont en augmentation et en particulier les infections à Chlamydia et à gonocoque (syphilis) dont le nombre a particulièrement augmenté entre 2012 et 2017, essentiellement chez les jeunes de 15 à 24 ans.

L'augmentation des infections à Chlamydia touche principalement les jeunes femmes et celle des infections à gonocoque, les hommes. Elle semble être la conséquence d'un nombre de partenaires plus important couplé à une utilisation non systématique du préservatif.

Quelles sont les IST les plus fréquentes ?

Les infections sexuellement transmissibles (IST) les plus fréquentes sont les suivantes.

Communément appelée la « chaude-pisse », la blennorragie est causée par une bactérie : neisseria gonorrhoeae ou gonocoque.

Entre 2015 et 2017, le nombre d’infections à gonocoque déclarées a augmanté de 71%. L’augmentation est plus marquée chez les hommes (à l'exception des Départements d'Outre Mer où la prédominance des gonococcies est féminine) . Les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH) représentent 71% des cas rapportés en 2017.

Les chlamydioses sont des IST dues à une bactérie (Chlamydia trachomatis), susceptible de provoquer une infection uro-génitale ou une infection ano-rectale chez l'homme.

Entre 2015 et 2017, le nombre d’infections uro-génitales à Chlamydia trachomatis a augmenté de 16%. 60 % des cas rapportés en 2017 concernent des femmes, en majorité âgées de 15 à 24 ans.
Le nombre d’infections ano-rectales à Chlamydia trachomatis (lymphogranulomatoses vénériennes rectales et infections de sérovar non L) est en augmentation en 2016. En 2017, plus de 90% des cas concernent des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

Provoquée par un virus très contagieux (VHB), l'hépatite B atteint essentiellement le foie.

On estime à 291 le nombre de cas d’hépatite aiguë B diagnostiqués en 2013.

L'herpès génital est causé par un virus appelé herpès simplex virus : HSV. Il existe deux types de virus HSV :

  • le virus HSV1 est responsable de différentes formes d'infections herpétiques, de la partie supérieure du corps (exemple : herpès labial ou bouton de fièvre, herpès oculaire ou herpétique) ;
  • le virus HSV2 est à l'origine des infections herpétiques de la partie basse du corps (herpès génital).

Toutefois, il y a de plus en plus de cas d'herpès génital dues au virus HSV1. Elles sont favorisées par les pratiques sexuelles bucco-génitales.

On estime qu'en France, le virus HSV2 (un des deux virus en cause) est présent chez 18 % des femmes et 14 % des hommes.

Les condylomes génitaux sont des verrues génitales, causées par les papillomavirus.

Certains papillomavirus sont responsables de lésions bénignes comme les condylomes, localisés au niveau des parties génitales externes (scrotum, pénis, vulve...) et de l'anus. Ces lésions sont en général bénignes, mais ont tendance à récidiver.

D'autres papillomavirus sont associés au développement de lésions précancéreuses et cancéreuses, en particulier du col utérin, du vagin, de la vulve et de l'anus ; ils sont en cause dans la survenue du cancer du col de l'utérus.

Une bactérie (le tréponème pâle) est à l'origine de la syphilis.

Entre 2013 et 2015, le nombre de syphilis récentes a été en augmentation. En 2016, le nombre de cas de syphilis récentes diagnostiqués reste élevé mais n’augmente pas par rapport à 2015, quelle que soit l’orientation sexuelle. Les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes représentent 81% des cas rapportés en 2016.

Les mycoplasmoses sont dues à une bactérie (mycoplasme).

La trichomonase est due à un parasite (trichomonas vaginalis).

Elles peuvent passer inaperçues et menacent la fertilité si elles ne sont pas traitées.

Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) s'attaque aux cellules du , principalement à certains globules blancs ( T4). Les défenses immunitaires sont donc affaiblies.

Près de 6000 personnes ont découvert leur au VIH en 2016. Le nombre de découvertes de est stable depuis 2007.

 

  • Organisation mondiale de la santé (OMS). Infections sexuellement transmissibles. Site internet : OMS. Genève (Suisse) ; 2019 [consulté le 12 septembre 2019]
  • Santé publique France. Infections sexuellement transmissibles (IST) : préservatif et dépistage, seuls remparts contre leur recrudescence. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2018 [consulté le 12 septembre 2019]
  • Santé publique France. Infections sexuellement transmissibles (IST). Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2019 [consulté le 12 septembre 2019]
  • Société française de dermatologie. Les condylomes. Site internet : dermato info. Paris ; 2017 [consulté le 12 septembre 2019]