Maladies et infections sexuellement transmissibles

31 mars 2017
Les infections sexuellement transmissibles ou IST sont des infections dues à des bactéries, virus et parasites et transmises par voie sexuelle. En France, leur fréquence est en augmentation sauf pour le VIH dont le nombre annuel de découvertes de séropositivité est stable depuis 2007.

Que sont les IST ?

Les infections sexuellement transmissibles (IST), autrefois appelées maladies sexuellement transmissibles (MST), sont des infections transmises lors des relations sexuelles. Il existe plus d'une trentaine d'IST.

Les IST sont provoquées par des agents infectieux. Il peut s'agir de virus, de bactéries ou de parasites.

Dans les pays développés, les IST et leurs complications font partie des cinq motifs les plus fréquents de consultation chez les adultes.

En France, les IST sont en augmentation depuis les années 1990, sans que les chiffres exacts ne soient toujours connus. Le recours au dépistage est en augmentation.

Quelles sont les IST les plus fréquentes ?

Les IST les plus fréquentes sont les suivantes.

Communément appelée la « chaude-pisse », la blennorragie est causée par une bactérie : neisseria gonorrhoeae ou gonocoque.

En 2013, le nombre d’infections à gonocoque continue d’augmenter en France, chez l’homme et chez la femme, quelle que soit l’orientation sexuelle.

Les chlamydioses sont dues à une bactérie (chlamydia), susceptible de provoquer une inflammation chronique de l'appareil génital.

Ce sont les infections les plus fréquentes entre 15 et 25 ans chez les femmes, et entre 15 et 34 ans chez les hommes. En 2013, on a constaté que le nombre d’infections urogénitales à Chlamydia a augmenté constamment depuis 3 ans chez l’homme comme chez la femme. Cette augmentation reflète en partie un accroissement des pratiques de dépistage de la maladie.

Provoquée par un virus très contagieux (VHB), l'hépatite B atteint essentiellement le foie.

Les données de 2012 en France estiment à environ 1400 le nombre d'hépatites B aiguës donnant des symptômes par an. Mais de nombreux cas d'hépatites B aiguës passent inaperçus.

L'herpès génital est causé par un virus appelé herpès simplex virus : HSV. Il existe deux types de virus HSV :

  • le virus HSV1 est responsable de différentes formes d'infections herpétiques, de la partie supérieure du corps (exemple : herpès labial ou bouton de fièvre, herpès oculaire ou herpétique) ;
  • le virus HSV2 est à l'origine des infections de la partie basse du corps (herpès génital).

Toutefois, il y a de plus en plus d'infections génitales dues au virus HSV1. Elles sont favorisées par les pratiques sexuelles bucco-génitales.

On estime qu'en France, le virus HSV2 (un des deux virus en cause) est présent chez 18 % des femmes et 14 % des hommes.

Il s'agit de verrues génitales, causées par les . Ces derniers sont des virus très répandus ; ils peuvent provoquer des cancers du col de l'utérus.

Une bactérie (le tréponème pâle) est à l'origine de cette maladie. En 2013, le nombre de syphilis récentes est en augmentation chez les hommes homo-bisexuels (qui représentent plus de 80 % des cas). Les cas féminins ne représentent que 4 %.

Les mycoplasmoses sont dues à une bactérie (mycoplasme). La trichomonase est due à un parasite (trichomonas vaginalis).

Elles peuvent passer inaperçues et menacent la fertilité si elles ne sont pas traitées.

Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) s'attaque aux cellules du , principalement à certains globules blancs (lymphocytes T4). Les défenses immunitaires sont donc affaiblies.

Le nombre de personnes ayant découvert leur VIH en 2014 est estimé à 6 600. Le nombre de découvertes de est stable depuis 2007.

Sources
  • Organisation mondiale de la santé (OMS). Infections sexuellement transmissibles. Site internet : OMS. Genève (Suisse) ; 2013 [consulté le 10 décembre 2015]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Dépistage et prise en charge de l'infection à Neisseria gonorrhoeae : état des lieux et propositions. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) : 2010 [consulté le 10 décembre 2015]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Évaluation a priori du dépistage de la syphilis en France. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) : 2007 [consulté le 10 décembre 2015]
  • Ministère de la santé et des sports. Plan national de lutte contre le VIH et les IST 2010-2014. Site internet : le site santé du Ministère des affaires sociales et de la santé. Paris ; 2010 [consulté le 10 décembre 2015]
  • Institut national de veille sanitaire (InVS). Bulletins des réseaux de surveillance des IST. Site internet : InVS. Saint-Maurice (France) ; 2014 [consulté le 7 décembre 2015]