Maladies et infections sexuellement transmissibles

18 mai 2018
Les infections sexuellement transmissibles ou IST sont des infections dues à des bactéries, virus et parasites et transmises par voie sexuelle. En France, leur fréquence est en augmentation sauf pour le VIH dont le nombre annuel de découvertes de séropositivité est stable depuis 2007.

Que sont les IST ou infections sexuellement transmissibles ?

Les infections sexuellement transmissibles (IST), autrefois appelées maladies sexuellement transmissibles (MST), sont des infections pouvant être transmises lors des relations sexuelles. Il existe plus d'une trentaine d'IST.

Les IST sont provoquées par des agents infectieux. Il peut s'agir de virus, de bactéries ou de parasites.

Dans les pays développés, les IST et leurs complications font partie des cinq motifs les plus fréquents de consultation chez les adultes.

En France, les IST sont en augmentation depuis les années 1990, sans que les chiffres exacts ne soient toujours connus. Le recours au dépistage des IST est en augmentation.

Quelles sont les IST les plus fréquentes ?

Les infections sexuellement transmissibles (IST) les plus fréquentes sont les suivantes.

Communément appelée la « chaude-pisse », la blennorragie est causée par une bactérie : neisseria gonorrhoeae ou gonocoque.

Depuis 2014, le nombre d’infections à gonocoque continue d’augmenter en France (+32% entre 2015 et 2016), aussi bien en Ile-de-France que globalement dans les autres régions. L’augmentation est plus marquée chez les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, (+41% sur la même période) comparativement aux hétérosexuels (+4%). Les HSH représentent 69% des cas rapportés en 2016.

Les chlamydioses sont des IST dues à une bactérie (Chlamydia trachomatis), susceptible de provoquer une infection uro-génitale ou une infection ano-rectale chez l'homme.

Entre 2015 et 2016, le nombre d’infections uro-génitales à Chlamydia trachomatis n’augmente pas. Le nombre de cas avait augmenté de 14% entre 2014 et 2015. Les deux tiers des cas rapportés en 2016 concernent des femmes, en majorité âgées de 15 à 24 ans.
Le nombre d’infections ano-rectales à Chlamydia trachomatis (lymphogranulomatoses vénériennes rectales et infections de sérovar non L) est en augmentation en 2016. Plus de 90% des cas concernent des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Les classes d’âge les plus touchées sont les 30-49 ans pour les lymphograniulomatoses vénériennes rectales et les 20-39 ans pour les infections non L.

Provoquée par un virus très contagieux (VHB), l'hépatite B atteint essentiellement le foie.

On estime à 291 le nombre de cas d’hépatite aiguë B diagnostiqués en 2013.

L'herpès génital est causé par un virus appelé herpès simplex virus : HSV. Il existe deux types de virus HSV :

  • le virus HSV1 est responsable de différentes formes d'infections herpétiques, de la partie supérieure du corps (exemple : herpès labial ou bouton de fièvre, herpès oculaire ou herpétique) ;
  • le virus HSV2 est à l'origine des infections herpétiques de la partie basse du corps (herpès génital).

Toutefois, il y a de plus en plus de cas d'herpès génital dues au virus HSV1. Elles sont favorisées par les pratiques sexuelles bucco-génitales.

On estime qu'en France, le virus HSV2 (un des deux virus en cause) est présent chez 18 % des femmes et 14 % des hommes.

Les condylomes génitaux sont des verrues génitales, causées par les .

Certains sont responsables de lésions bénignes comme les condylomes, localisés au niveau des parties génitales externes (scrotum, pénis, vulve...) et de l'anus. Ces lésions sont en général bénignes, mais ont tendance à récidiver.

D'autres sont associés au développement de lésions précancéreuses et cancéreuses, en particulier du col utérin, du vagin, de la vulve et de l'anus ; ils sont en cause dans la survenue du cancer du col de l'utérus.

Une bactérie (le tréponème pâle) est à l'origine de la syphilis.

Entre 2013 et 2015, le nombre de syphilis récentes a été en augmentation. En 2016, le nombre de cas de syphilis récentes diagnostiqués reste élevé mais n’augmente pas par rapport à 2015, quelle que soit l’orientation sexuelle. Les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes représentent 81% des cas rapportés en 2016.

Les mycoplasmoses sont dues à une bactérie (mycoplasme).

La trichomonase est due à un parasite (trichomonas vaginalis).

Elles peuvent passer inaperçues et menacent la fertilité si elles ne sont pas traitées.

Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) s'attaque aux cellules du , principalement à certains globules blancs ( T4). Les défenses immunitaires sont donc affaiblies.

Près de 6000 personnes ont découvert leur au VIH en 2016. Le nombre de découvertes de est stable depuis 2007.

 

Sources
  • Organisation mondiale de la santé (OMS). Infections sexuellement transmissibles. Site internet : OMS. Genève (Suisse) ; 2016 [consulté le 18 mai 2018]
  • Santé publique France - Institut national de veille sanitaire. Bulletins des réseaux de surveillance des IST. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2018 [consulté le 18 mai 2018]
  • Société française de dermatologie. Les condylomes. Site internet : dermato.onfo. Paris ; 2017 [consulté le 18 mai 2018]