Les soins prescrits en cas de méningite aiguë

04 avril 2017
Le traitement d'une méningite bactérienne, fungique ou parasitaire est mis en place au plus vite, pour éviter toute complication. Il repose sur des médicaments antibiotiques, antifongiques ou antiparasitaires. Quant aux méningites virales, elles guérissent généralement sans traitement.

Les objectifs de la prise en charge médicale

La prise en charge médicale pour une méningite aiguë suit plusieurs objectifs :

  1. Évaluer au plus vite la nature de la maladie, et hospitaliser le patient.
  2. Débuter très rapidement un traitement adapté (antibiotique, , antiparasitaire ou éventuellement antiviral).
  3. Détecter et soigner les complications éventuelles.
  4. Assurer un dépistage et une prévention dans l’entourage du malade.

Comment traite-t-on une méningite aiguë ?

Différents médicaments sont prescrits, en fonction du type de méningite.

Le plus souvent, une méningite virale ne requiert pas de traitement spécifique. La guérison est spontanée et sans séquelles. Seules les formes graves notamment les méningo-encéphalites liées à un herpès nécessitent la prise d’antiviraux.

Le traitement est fait lors d’une hospitalisation.

Le médecin met en place un premier traitement antibiotique en urgence, tout de suite après l’examen clinique, les examens biologiques et la lombaire. Comme les résultats des examens biologiques ne sont pas encore disponibles, on parle de "traitement probabiliste".

La prescription est ensuite adaptée en fonction des résultats des examens (et en particulier de l’analyse du , prélevé lors de la lombaire). Elle peut comporter plusieurs antibiotiques choisis selon la sensibilité des germes et leur résistance aux différents antibiotiques testés par l' . Le traitement est mis en place pour une à trois semaines (en l’absence de complications).

Le médecin prescrit des médicaments antifongiques ou antiparasitaires.

Les éventuels traitements associés en cas de méningite aiguë

Lors d'une hospitalisation en urgence, l’équipe médicale peut aussi :

  • pratiquer des manœuvres de réanimation pour lutter contre l’état de choc et les convulsions éventuels ;
  • administrer des corticoïdes sous forme injectable, pour réduire l’inflammation des méninges. Ce traitement est parfois indiqué chez l’enfant, et dans certaines formes sévères de méningites à méningocoque chez l’adulte.

Un traitement chirurgical peut aussi être envisagé pour éviter une récidive (fermeture d’une brèche ostéo-méningée par exemple) ou traiter une complication (pose d’une dérivation du liquide céphalo rachidien en cas d’hydrocéphalie) dans un second temps...

Les suites du traitement de la méningite bactérienne

Un suivi médical est mis en place, selon l’évolution des symptômes.

Le plus souvent, le traitement antibiotique est rapidement efficace, les symptômes disparaissent et la méningite guérit.

Si les symptômes persistent malgré le traitement, le médecin prescrit un bilan complémentaire (scanner, IRM ou nouvelle lombaire) pour rechercher une éventuelle complication.

Dans tous les cas, une surveillance est nécessaire ; elle repose sur des consultations médicales, notamment pour détecter d’éventuelles séquelles pouvant se manifester à distance de la méningite.

La vie quotidienne après une méningite

Dans de rares cas, certaines séquelles de méningite (neurologiques, auditives, visuelles...) peuvent perturber la vie quotidienne, le travail ou les études. Pour une meilleure prise en charge, n’hésitez pas à en parler à votre médecin du travail ou à une assistante sociale. Vous pouvez aussi vous faire aider dans le cadre de la prise en charge du handicap. Pour cela, adressez-vous à votre Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), qui a pour mission d’accompagner les personnes en situation de handicap. Enfin, des associations de patients sont là pour vous informer.

Sources
  • Duval X. Méningites infectieuses et méningo-encéphalites chez l’enfant et chez l’adulte. Rev Prat. 2010;60(6):839-48.
  • Mourvillier B, Wolff M. Méningites infectieuses et méningo-encéphalites – 1re partie : chez l’adulte. Rev Prat. 2006;56(17):1927-32.
  • Floret D, Javouhey E. Méningites infectieuses et méningo-encéphalites – 2e partie : chez l’enfant. Rev Prat. 2008;58(14):1579-84.
  • Collège universitaire des maladies infectieuses et tropicales (CMIT). Méningites infectieuses et méningo-encéphalites chez l’enfant et chez l’adulte. Site internet : infectiologie.com. Bordeaux (France) ; 2013 [consulté le 2 juillet 2016]