Prévenir les méningites aiguës

09 mai 2017
Pour prévenir l’apparition de certaines méningites aiguës, le respect des recommandations vaccinales est essentiel. Lorsqu’un cas de méningite se déclare néanmoins, le malade est isolé et un traitement préventif de son entourage est mis en place.

Les vaccins pour se protéger de certaines méningites aiguës

La prévention de la maladie repose notamment sur l’application des recommandations du calendrier vaccinal. En effet, la vaccination protège contre différents germes pouvant causer une méningite.

La vaccination contre le méningocoque de sérogroupe C est recommandée selon le schéma suivant :
- Chez les enfants de moins de 12 mois, de manière transitoire, en l’absence d’immunité de groupe du fait d’une insuffisante chez les enfants, adolescents et adultes jeunes : nourrissons à 5 mois avec 1 dose de vaccin méningococcique C (vaccin Neisvac®23) suivie d’une dose de rappel à l’âge de 12 mois (dans la mesure du possible avec le même vaccin). Un intervalle minimum de 2 mois sera respecté entre l’administration des 2 doses. La dose de 12 mois peut être co-administrée avec le vaccin rougeole oreillons rubéole.
- À partir de l’âge de 12 mois et jusqu’à l’âge de 24 ans révolus, pour ceux n’ayant pas reçu de primovaccination antérieure, le schéma comporte une dose unique.

D'autres recommandations existent dans des situations médicales ou professionnelles particulières.

La vaccination contre ce germe concerne l’ensemble des enfants âgés de moins de 2 ans. Elle consiste en deux injections espacées de 2 mois, suivies d’un rappel (7 mois après la deuxième injection).

Pour prévenir l’infection par cette bactérie, deux injections peuvent être réalisées chez tous les enfants à 2 et 4 mois. Elles sont suivies d’un rappel à l’âge de 11 mois. Pour les enfants n’ayant pas reçu ces injections, un rattrapage est possible jusqu’à 5 ans. Par ailleurs, ce vaccin est souvent administré en association avec ceux contre la diphtérie, le tétanos, la et la coqueluche, voire l’hépatite B.

D’autres recommandations vaccinales sont aussi formulées pour les maladies virales causant parfois une inflammation des méninges (rougeole, oreillons...)

Il existe enfin des recommandations spécifiques pour les personnes touchées par une ou n’ayant plus de (personnes aspléniques).

Dans de nombreux pays tropicaux ou subtropicaux, les cas de méningites bactériennes sont nombreux. Si vous avez programmé un voyage vers une destination à risque, vérifiez que vous avez réalisé les vaccins utiles. Vous pouvez aussi en parler à votre médecin pour plus d’informations.

Pour en savoir plus sur les formalités selon votre destination de voyage, consulter le site du Ministère des affaires étrangères et européennes.

Comment prévient-on la transmission des méningites bactériennes ?

La lutte contre les méningites bactériennes nécessite une surveillance rigoureuse pilotée par le ministère en charge de la santé, et déclinée par les Agences régionales de santé (ARS). Un réseau national de laboratoires hospitaliers (Epibac) suit également l’évolution des cas de méningites bactériennes sur le territoire. Il est animé par l’Institut national de veille sanitaire (InVS).

La prévention s’organise également avec les centres nationaux de référence, ayant pour rôle:

  • d'assurer une expertise biologique pour les germes à surveiller (pneumocoque, méningocoque, , haemophilus influenzae et listeria) ;
  • de contribuer à la surveillance des infections liées à ces germes, et au suivi de leur résistance aux antibiotiques.

Pour chaque cas de méningite à méningocoque, par exemple, une procédure stricte est ainsi lancée, selon plusieurs étapes :

  1. Le médecin (ou le biologiste) ayant effectué le diagnostic déclare obligatoirement le cas à l’ARS concernée, en urgence. De cette façon, tous les acteurs sanitaires peuvent être avertis.
  2. Le patient est isolé et hospitalisé dans un service protégé.
  3. Le médecin et les services de l’ARS réalisent une enquête dans l’entourage du malade. Ils définissent quelles personnes doivent bénéficier d’un traitement préventif (ou "prophylactique"). Cette prévention concerne les individus ayant été en contact direct avec les sécrétions du nez et de la gorge du patient, dans les 10 jours avant son hospitalisation. Le plus souvent, il s’agit de personnes vivant sous le même toit que le malade.
  4. Deux types de traitements préventifs peuvent alors être mis en place :
    • L’antibioprophylaxie consiste à prendre des antibiotiques pour éviter l’apparition de la maladie.
    • La vaccination de rattrapage empêche la réapparition du méningocoque C dans l’entourage non du malade. Elle doit être réalisée dans les 10 jours suivant le dernier contact avec la personne infectée.

N° d’Urgence Médicale

Samu : 15 Pompiers : 18 Appel d'urgence européen : 112
Ces numéros sont gratuits et peuvent être appelés d'un téléphone fixe ou d'un téléphone mobile même bloqué ou sans crédit.
Sources
  • Ministère des Affaires sociales et de la Santé. Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2017. Site internet : sante.gouv.fr. Paris ; 2017 [consulté le 9 mai 2017]
  • Ministère des Affaires sociales et de la Santé. Méningite-infections invasives à méningocoque. Site internet : social-sante.gouv.fr. Paris ; 2015 [consulté le 26 juin 2016]
  • Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Guide pour l'immunisation en post exposition. Vaccination et immunoglobulines. Site internet : HCSP. Paris ; 2016 [consulté le 26 juin 2016]
  • Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Guide Eficatt – Exposition fortuite à un agent infectieux et conduite à tenir en milieu de travail – Neisseria meningitidis. Site internet : INRS. Paris ; 2011 [consulté le 26 juin 2016]
  • Collège universitaire des maladies infectieuses et tropicales (CMIT). Méningites infectieuses et méningo-encéphalites chez l’enfant et chez l’adulte. Site internet : infectiologie.com. Bordeaux (France) ; 2013 [consulté le 27 juin 2016]