Comprendre la maladie de Parkinson

24 avril 2017
La maladie de Parkinson est une maladie neurologique due à la dégénérescence d’une petite zone du cerveau : la substance noire. Elle atteint surtout les personnes âgées et altère le contrôle des mouvements. Sa cause est inconnue dans la majeure partie des cas.

Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est une maladie du système nerveux (ou maladie neurologique). Elle est dégénérative, c’est-à-dire qu’elle atteint progressivement les cellules du cerveau, dans une zone appelée "substance noire" ou "locus niger". C'est une maladie chronique, évoluant sur plusieurs années ou plusieurs décennies. La cause exacte de cette dégénérescence reste inconnue à ce jour.

La maladie de Parkinson affecte 1,5 % de la population de plus de 65 ans, soit 150 000 personnes en France, et près de 6,5 millions de personnes dans le monde.

Elle débute en moyenne entre 55 et 65 ans. Parfois, la maladie apparaît après 75 ans, et dans de rares cas avant 45 ans (stade précoce).

La maladie touche un peu plus d’hommes que de femmes.

Qu’est-ce que le système nerveux ?

Le système nerveux est composé de deux parties qui fonctionnent ensemble :

  • Le système nerveux central : il constitue le centre de contrôle du corps. Il comprend lui-même :
    • l’encéphale, composé du cerveau, du cervelet et du tronc cérébral,
    • la moelle épinière, qui chemine à l’intérieur de la colonne vertébrale.
  • Le système nerveux périphérique : il est divisé en deux sections :
    • le système somatique : il intervient dans les actions du corps sous contrôle volontaire,
    • le système neurovégétatif : il régule les activités inconscientes telles que les battements du cœur.

La substance noire, siège de la maladie de parkinson

La substance noire, ou "locus niger", est située dans le tronc cérébral. Celui-ci se trouve sous le cerveau, en avant du cervelet et au-dessus de la moelle épinière.

Les cellules nerveuses (ou neurones) du locus niger produisent la dopamine. Cette molécule est un messager (appelé neurotransmetteur), qui permet aux neurones de communiquer entre eux.

Dans la maladie de Parkinson, la production de dopamine est faible. Ce déficit provoque un mauvais contrôle des mouvements involontaires et automatiques (gestes acquis que l’on fait sans réfléchir). Ceux-ci interviennent en particulier dans la marche et la posture. De façon plus générale, la dopamine participe à toute activité comportant des mouvements : parler, écrire, dessiner, exécuter et coordonner un geste, etc.

L'encéphale

Schéma : encéphale

Qui sont les personnes à risque ?

Dans 95 % des cas, aucun facteur de risque n’a été identifié pour la maladie de Parkinson. Cependant, plusieurs pistes sont étudiées :

  • Certains facteurs environnementaux pourraient être impliqués, comme une exposition prolongée aux métaux lourds, pesticides ou herbicides.
  • Des chocs répétés à la tête (comme chez les boxeurs) constitueraient aussi un facteur déclenchant.
  • Des gènes de prédisposition génétique ont été identifiés dans les cas exceptionnels à début précoce et dans les très rares cas de formes familiales.

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Sources
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), Maladie de Parkinson. Site internet : INSERM. Paris ; 2012 [consulté le 22 mai 2014]
  • Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé, Fédération française de neurologie. Conférence de consensus. La maladie de Parkinson : critères diagnostiques et thérapeutiques. Site internet : Haute Autorité de santé. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2000 [consulté le 22 mai 2014]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations. Maladie de Parkinson. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2013 [consulté le 22 mai 2014]
  • Collège des enseignants en neurologie (CEN). Maladie de Parkinson. Site internet : CEN. Paris [consulté le 22 mai 2014]