Le traitement du mal des transports

22 mars 2019
Contre le mal des transports, il existe plusieurs types de médicaments, délivrés avec ou sans ordonnance. Il existe de nombreuses contre-indications à l'utilisation de certains d'entre eux, liées à l'âge et à l'état de santé de la personne. Des effets secondaires sont également possibles.

Quels sont les types de médicaments contre le mal des transports ?

Pour éviter d'être malade lors de l'utilisation d'un moyen de transport (voiture, bateau, avion...), plusieurs médicaments sont disponibles. Il est déconseillé de les associer. Votre pharmacien vous conseille, ou si vous consultez, votre médecin traitant ou votre pédiatre choisit celui qui est le plus adapté à votre situation médicale et à votre âge.

Quels médicaments pour prévenir le mal des transports ?

La métopimazine (Vogalib®)

Ce médicament limite les vomissements ; il est en accès libre à la pharmacie.

Les antihistaminiques : dimenhydrinate (Mercalm®, Nausicalm®) ou diphénhydramine (Nautamine®)

Ces médicaments diminuent les risques de nausées. Ils ne doivent pas être utilisés chez l'enfant de moins de 2 ans, voire même 6 ans pour le dimenhydrinate. Ils peuvent être prescrits par le médecin ou obtenus sans ordonnance sur les conseils du pharmacien. Ils ne sont plus en accès libre.

La scopolamine (Scopoderm®)

La scopolamine agit sur l’oreille interne, pour éviter la transmission d’informations perturbantes au cerveau. Ce médicament se présente sous forme de patchs qui ne doivent pas être utilisés chez l'enfant de moins de 15 ans. Il nécessite une prescription médicale pour pouvoir être délivré en pharmacie.

Ne pas associer plusieurs traitements contre le mal des transports

Il est fortement déconseillé d’associer plusieurs traitements contre le mal des transports, comme de poursuivre le traitement par soi-même même si les symptômes persistent après le voyage.

Informations importantes à connaître sur les dispositifs transdermiques (patchs)

Il est important de connaître les modalités d'utilisation des patchs pour éviter des erreurs de manipulation et par conséquent, des erreurs médicamenteuses.

Consulter le document Question/réponses pour les patients (PDF, 139.14 Ko) édité par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

Quels sont les effets secondaires possibles des médicaments contre le mal des transports ?

En général, ces médicaments contre le mal des transports sont efficaces. Cependant, ils peuvent entraîner des effets secondaires, comme :

  • une sécheresse de la bouche ;
  • une baisse de vigilance, voire une somnolence. Pour atténuer cet effet secondaire, certains sont associés à de la caféine. Ils ne peuvent donc pas être utilisés chez les enfants de moins de 6 ans car il y a un risque d’excitation, d’insomnies ou de palpitations cardiaques (c'est le cas du dimenhydrinate).

En conséquence, si vous avez pris un médicament contre le mal des transports, évitez de :

  • boire de l’alcool (cela augmente le risque de somnolence) ;
  • conduire un véhicule (en raison d’une baisse de vigilance possible).

Par ailleurs, les médicaments contre le mal des transports ne doivent pas être pris en cas de :

De plus, ils doivent être utilisés uniquement sur avis médical chez :

À quel moment prendre un médicament contre le mal des transports ?

Vous avez mal au cœur en voiture, en car, en train, en bateau ou en avion et vous devez vous déplacer par l'un de ces moyens de transport.

À quel moment devez-vous prendre un médicament pour prévenir efficacement le mal des transports ? Tout dépend s'il s'agit d'un médicament à prendre par la bouche ou s'il s'agit d'un patch à appliquer.

  • Médicaments contre le mal des transports pris par voie orale
    Pour que le médicament soit efficace pendant le trajet, absorbez-le une demi-heure à une heure avant le départ. Attention à bien suivre les indications de la notice du médicament si vous voulez répéter la prise au cours du trajet.
  • Médicaments contre le mal des transports sous forme de patch (pour la scopolamine)
    Le patch est à appliquer derrière une oreille sur une zone sèche, propre et dépourvue de cheveux, 6 à 12 heures avant le départ. Vous pouvez ensuite le laisser en place durant tout le trajet.
    Le patch doit être retiré à la fin du voyage, et au maximum au bout de 72 heures. Si le voyage dure plus de 72 heures, retirez le patch et remplacez-le par un nouveau qui doit être posé derrière l'autre oreille.

  • National Health service. Motion sickness. Site internet : NHS. Londres ; 2017 [consulté le 22 mars 2019]
  • Centers for Disease Control and Prevention. Travelers’ Health – Motion Sickness. Site internet : Centers for Disease Control and Prevention. Atlanta (USA) ; 2017 [consulté le 22 mars 2019]
  • Healthy Children. Car sickness. Site internet : Healthy Children. Elk Grove Village (USA) ; 2015 [consulté le 22 mars 2019]
  • Santé publique France. Recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2018. Bull Epidemiol Hebd. Hors-série du 25 mai 2018. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2019 [consulté le 22 mars 2019]
  • Better Health channel. Motion sickness. Site internet : Better Health channel. Melbourne (Australie) ; 2014 [consulté le 22 mars 2019]
  • Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Médicaments en accès direct. Site internet : ANSM. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2019 [consulté le 22 mars 2019]
  • Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Mercalm, Nausicalm (diménhydrate), Nautamine (diphénhydramine). Risque d'abus et d'usage détourné. Point d'information du 21 mars 2016. Site internet : ANSM. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2016 [consulté le 22 mars 2019]