Mal des transports : les bons réflexes et les cas où il faut consulter

04 avril 2017
Pour éviter d'être malade en voiture ou dans un autre moyen de transport, privilégiez une place où l’impression de mouvement est réduite, tentez de fixer l’horizon. Vous pouvez aussi prendre un médicament préventif. En cas de symptômes persistants, consultez votre médecin traitant.

Les bons réflexes pour éviter d'avoir mal au cœur dans un moyen de transport

Vous avez mal au cœur en voiture. Par exemple, optez si possible pour une place où la sensation de mouvement est moindre (ex. : siège à côté du conducteur, ou central à l’arrière). Prenez aussi quelques précautions, selon le véhicule emprunté.

En voiture Sur un long trajet, arrêtez-vous souvent pour éviter aux enfants d’être malades. Réglez aussi la hauteur de leur siège, de telle sorte qu’ils puissent regarder à l’extérieur. Pour les adultes, il est conseillé de s’asseoir à l’avant, voire de conduire.
En train Placez-vous dans le sens de la marche, côté fenêtre.
En avion Réservez un siège au milieu de l’appareil, au niveau des ailes (les mouvements y sont moindres). Pensez aussi à diriger la ventilation sur votre visage.
En car Installez-vous idéalement à l’avant du véhicule.
En bateau Choisissez de préférence une cabine située au milieu (là où le bateau bouge le moins) et proche du niveau de l’eau. Si le temps le permet, restez sur le pont, autant que possible, pour être à l'air.

Essayez par ailleurs de respecter les principes suivants, si possible :

  • avant le déplacement, mangez légèrement mais ne partez pas à jeûn (en effet, la faim peut majorer les symptômes du mal des transports) ;
  • posez votre regard sur l’horizon, à l’extérieur du véhicule ;
  • maintenez votre tête fixe pour limiter la sensation de mouvement (avec un petit coussin ou avec l’appui-tête s’il y en a un) ;
  • relaxez-vous en respirant calmement et profondément, ou en écoutant de la musique ;
  • créez une bonne circulation de l’air à l’intérieur du véhicule, pour ne pas avoir trop chaud.

Dans tous les cas, évitez de :

  • lire ou jouer à des jeux sur écran, ce qui favorise le mal des transports ;
  • fumer, boire de l’alcool, manger des aliments gras ou épicés et/ou prendre un repas abondant, un peu avant ou pendant le trajet.

Si ces mesures sont insuffisantes, prenez un médicament contre le mal des transports disponible sans ordonnance, en demandant conseil à votre pharmacien.

Achat de médicaments contre le mal des transports

Attention, l'accès libre en pharmacie des médicaments contre le mal des transports est restreint depuis le printemps 2016.

Le Vogalib° (métopimazine) est le seul médicament en accès libre sur les présentoirs de la pharmacie.

En raison d'un usage détourné des médicaments Mercalm°, Nausicalm° (diménhydrinate) et Nautamine° (diphénydramine), notamment chez les adolescents, ces spécialités ne sont plus en accès libre à la pharmacie. Pour les obtenir sans ordonnance, adressez-vous à votre pharmacien.

La conduite à tenir si le mal des transports se déclare

Quand les premiers symptômes apparaissent (inconfort, nausées, hypersalivation...), appliquez si vous le pouvez les conseils suivants, pour éviter une aggravation :

  • fermez les yeux un instant ;
  • ouvrez la fenêtre pour respirer un peu d’air frais ;
  • montez sur le pont du bateau ou descendez de voiture pour faire quelques pas dehors, selon les cas ;
  • allongez-vous quelques minutes, avec un linge frais et humide sur le front.

En cas de vomissements, prenez des boissons sucrées ou salées pour éviter une déshydratation. Sachez que les personnes âgées sont plus exposées à ce risque. Aussi, boire en quantité suffisante est particulièrement important pour elles.

Quand consulter un médecin pour le mal des transports ?

Si vous êtes malades en voiture, en bateau, en avion... Prenez rendez-vous avec votre médecin traitant dans les situations suivantes :

  • les précautions prises sont sans effet ;
  • votre mal des transports résiste aux traitements disponibles sans ordonnance ;
  • il survient de façon répétée et vous êtes malade (ou votre enfant) presque chaque fois que vous montez en voiture par exemple ;
  • il entraîne une gêne importante ;
  • vous avez des nausées par anticipation, même avant de monter dans le véhicule ;
  • le mal des transports est accompagné d’autres symptômes tels que de la fièvre.

Si nécessaire, votre médecin traitant vous proposera un autre traitement.

À noter : consultez systématiquement en cas de fièvre ou en présence d'autres symptômes non typiques du mal des transports comme des vertiges.

Sources
  • National Health Service. Motion sickness. Site internet : NHS Choices. Londres ; 2014 [consulté le 31 mai 2016]
  • Centers for Disease Control and Prevention. Travelers’ Health – Motion Sickness. Site internet : Centers for Disease Control and Prevention. Atlanta (USA) ; 2015 [consulté le 31 mai 2016]
  • Ward B, Birk H, Bodie-Collins M, Davies HO, Favreau MH, Gamble K et al. Déclaration sur le mal des transports. Canada Communicable Disease Report. 2003;(29) [consulté le 31 mai 2016]
  • Healthy Children. Car sickness. Site internet : Healthy Children. Elk Grove Village (USA) ; 2015 [consulté le 31 mai 2016]
  • Haut Conseil de la santé publique. Recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2016. Bull Epidemiol Hebd. Hors-série du 31 mai 2016;47 [consulté le 6 juin 2016]
  • Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Médicaments en accès direct. Site internet : ANSM. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2016 [consulté le 31 mai 2016]
  • Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Mercalm, Nausicalm (diménhydrate), Nautamine (diphénhydramine). Risque d'abus et d'usage détourné. Point d'information du 21 mars 2016. Site internet : ANSM. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2016 [consulté le 31 mai 2016]