Mal de tête : comment être soulagé(e) et quand consulter ?

14 novembre 2019
En cas de mal de tête, il est important de savoir comment réagir (faut-il consulter ou non ? dans quels délais ?) et quels bons gestes adopter pour être soulagé.

Comment réagir en cas de mal de tête ?

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  • J’ai un mal de tête occasionnel modéré qui ne m’empêche pas de poursuivre mes activités habituelles.
  • J'ai un nouvel épisode de mal de tête semblable à un précédent, j’ai déjà eu un bilan et mon médecin m’a expliqué la cause et les mesures à prendre.

J'applique les conseils pratiques, je prends si besoin des médicaments en automédication et je surveille mon état.

En cas de doute, je contacte mon médecin traitant.

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  • Mes céphalées s'aggravent progressivement au cours des semaines ou des mois.
  • Elles ont un caractère différent de celles que je présentais jusque-là.
  • Elles ne cèdent pas au traitement habituel.
  • Je n'ai jamais eu mal à la tête jusqu'à présent, et j'ai maintenant des maux de tête à répétition.

Je consulte mon médecin traitant dans les jours qui viennent.

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Je consulte mon médecin traitant dans la journée.

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Mon mal de tête est soudain, violent et s'accompagne de faiblesse brutale, de paralysie, de troubles de l'élocution ou d'une confusion.

  • Je présente une douleur explosive, insupportable, d'intensité maximale dès le début.
  • Je vomis, j'ai de la fièvre, une raideur de la nuque, mon état général se détériore.
  • J'ai soudainement des maux de tête violents accompagnés de douleurs d'un ou des deux yeux et je vois flou.

Je contacte sans tarder le service d'aide médicale d'urgence (Samu) : 15 ou 112.

Conseils pratiques pour soulager le mal de tête

Ne vous inquiétez pas. Si certains maux de tête nécessitent une consultation chez le médecin traitant, la plupart d'entre eux sont bénins.

En général, vous pouvez les soulager :

  • en vous reposant dans le calme,
  • en évitant les facteurs favorisants (sport, alcool...),
  • en vous hydratant bien.

Si la douleur ne cède pas, vous pouvez prendre des antalgiques ou en donner à votre enfant si c'est lui qui se plaint de maux de tête

La céphalée de l'adulte : quels médicaments ?

Afin de soulager la douleur, vous pouvez utiliser l'un des deux types de médicaments antalgiques suivants :

  • du paracétamol ;
  • un anti-inflammatoire non stéroïdien ou "AINS" (ibuprofène, kétoprofène) ou de l'apirine. Ces médicaments doivent être utilisés seuls. Ne mélangez pas les anti-inflammatoires et l'aspirine.

Lisez attentivement la notice d'utilisation et respectez-bien les contre-indications.

Pour une meilleure efficacité, prenez un médicament le plus tôt possible, idéalement dès le début de la douleur.

Pour les mêmes raisons et sauf avis médical contraire, évitez d'associer ou d'alterner des antalgiques de composition différente.

Si l'antalgique n'est pas efficace rapidement et que la douleur persiste, consultez votre médecin traitant. N'oubliez pas de lui préciser le type de traitement pris (médicament, dose, fréquence).

La céphalée de l'enfant : quels médicaments ?

Donnez à votre enfant du paracétamol ou, en cas de contre-indication (allergie, maladie grave du foie, ), de l'ibuprofène ( anti-inflammatoire non stéroïdien ou AINS contre-indiqué avant l'âge de 3 mois). La dose doit être adaptée à son poids :

  • pour le paracétamol, un maximum de 60 mg par kilo et par jour, à répartir en quatre ou six prises, soit environ 15 mg/kg toutes les six heures ou 10 mg/kg toutes les quatre heures ;
  • pour l'ibuprofène, un maximum de 20 à 30 mg par kilo et par jour, à répartir en trois ou quatre prises, soit un maximum de 10 mg/kg toutes les huit heures ou 7,5 mg/kg toutes les six heures ;
  • vous pouvez utiliser (à partir de l'âge de 6 mois), à la place de l'ibuprofène, un autre anti-inflammatoire non stéroïdien : le kétoprofène. La dose doit être adaptée à son poids : un maximum de 2 mg par kilo et par jour à répartir en quatre prises, soit un maximum de 0,5 mg par kilo toutes les six heures.

N'utilisez qu'un seul type de médicament pour traiter la douleur.
Soyez vigilant ! Si votre enfant a la varicelle (ou si celle-ci est suspectée), ne lui donnez pas d'ibuprofène ou de kétoprofène car les anti-inflammatoires non stéroïdiens augmentent le risque de complications infectieuses bactériennes de la varicelle. De la même façon, si votre enfant est déshydraté (diarrhées et vomissements importants) ou si l'on suspecte une infection bactérienne (comme une infection urinaire par exemple), les AINS peuvent aggraver son état de santé.

L'aspirine ne doit pas être administrée chez l'enfant sans avis médical, en raison du risque de survenue d'une mais grave, le .

Les médicaments pour enfants : quelles présentations ?

Les présentations pédiatriques (sachets, cuillères mesures, pipettes graduées...) simplifient l'adaptation de la dose du médicament au poids de votre enfant.

Consultez la notice du médicament et respectez les contre-indications.

  • National Health Service (NHS). Headeaches. Site internet : NHS. Londres ; 2018 [consulté le 23 novembre 2018]
  • Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé. Prise en charge diagnostique et thérapeutique de la migraine chez l'enfant et chez l'adulte : aspects cliniques et économiques. Site internet : Haute Autorité de santé. Saint-Denis La plaine (France) ; 2002 [consulté le 23 novembre 2018]
  • Société française d'études des migraines et céphalées. Migraine et céphalées. Site internet : SFEMC. France ; 2016 [consulté le 23 novembre 2018]
  • Collège des enseignants de neurologie. Céphalée aiguë et chronique chez l'adulte et l'enfant. Site internet : CEN. Chantepie (France) ; 2018 [consulté le 23 novembre 2018]