Mal de tête : les bons réflexes et la consultation médicale

05 avril 2017
En cas de mal de tête, il est important de savoir comment réagir (faut-il consulter ou non ? dans quels délais ?) et quels bons gestes adopter pour être soulagé.

Comment réagir en cas de mal de tête ?

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  • J’ai un mal de tête occasionnel modéré qui ne m’empêche pas de poursuivre mes activités habituelles.
  • J'ai un nouvel épisode de mal de tête semblable à un précédent, j’ai déjà eu un bilan et mon médecin m’a expliqué la cause et les mesures à prendre.

J'applique les conseils pratiques, je prends si besoin des médicaments en automédication et je surveille mon état.

En cas de doute, je contacte mon médecin traitant.

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  • Mes céphalées s'aggravent progressivement au cours des semaines ou des mois.
  • Elles ont un caractère différent de celles que je présentais jusque-là.
  • Elles ne cèdent pas au traitement habituel.
  • Je n'ai jamais eu mal à la tête jusqu'à présent, et j'ai maintenant des maux de tête à répétition.

Je consulte mon médecin traitant dans les jours qui viennent.

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Je consulte mon médecin traitant dans la journée.

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Mon mal de tête est soudain, violent et s'accompagne de faiblesse brutale, de paralysie, de troubles de l'élocution ou d'une confusion.

  • Je présente une douleur explosive, insupportable, d'intensité maximale dès le début.
  • Je vomis, j'ai de la fièvre, une raideur de la nuque, mon état général se détériore.
  • J'ai soudainement des maux de tête violents accompagnés de douleurs d'un ou des deux yeux et je vois flou.

Je contacte sans tarder le service d'aide médicale d'urgence (Samu) : 15 ou 112.

Conseils pratiques pour soulager le mal de tête

Ne vous inquiétez pas. Si certains maux de tête nécessitent une consultation chez le médecin traitant, la plupart d'entre eux sont bénins. En général, vous pouvez les soulager en vous reposant dans le calme, en évitant les facteurs favorisants (sport, alcool...)

Si la douleur ne cède pas, vous pouvez prendre des antalgiques ou en donner à votre enfant si c'est lui qui se plaint de maux de tête

Afin de soulager la douleur, vous pouvez utiliser l'un des deux types de médicaments suivants :

  • du paracétamol ;
  • un anti-inflammatoire non stéroïdien ou "AINS" (ibuprofène, kétoprofène) ou de l'apirine. Ces médicaments doivent être utilisés seuls. Ne mélangez pas les anti-inflammatoires et l'aspirine.

Lisez attentivement la notice d'utilisation et respectez-bien les contre-indications.

Pour une meilleure efficacité, prenez un médicament le plus tôt possible, idéalement dès le début de la crise.

Donnez-lui du paracétamol ou de l'ibuprofène. La dose doit être adaptée à son poids :

  • pour le paracétamol, un maximum de 60 mg par kilo et par jour, à répartir en quatre ou six prises, soit environ 15 mg/kg toutes les six heures ou 10 mg/kg toutes les quatre heures ;
  • pour l'ibuprofène, un maximum de 20 à 30 mg par kilo et par jour, à répartir en trois ou quatre prises, soit un maximum de 10 mg/kg toutes les huit heures ou 7,5 mg/kg toutes les six heures.

N'utilisez qu'un seul type de médicament.

Soyez vigilant ! Si votre enfant a la varicelle ou s'il est déshydraté (diarrhées et vomissements importants), ne lui donnez pas d'ibuprofène.

L'ibuprofène est par ailleurs contre-indiqué chez les enfants de moins de trois mois.

L'aspirine ne doit pas être administrée chez l'enfant sans avis médical, en raison du risque de survenue d'une mais grave, le .

Les présentations pédiatriques (sachets, cuillères mesures, pipettes graduées...) simplifient l'adaptation de la dose du médicament au poids de votre enfant.

Consultez la notice du médicament et respectez les contre-indications.

Pour bien utiliser un antalgique

Vous devez respecter la posologie (quantité prescrite ou recommandée), un intervalle de temps suffisant entre deux prises, la dose maximale quotidienne.

Le non-respect de ces règles peut entraîner des complications, notamment un risque de surdosage.

Pour les mêmes raisons et sauf avis médical contraire, évitez d'associer ou d'alterner des antalgiques de composition différente.

Si l'antalgique n'est pas efficace rapidement et que la douleur persiste, consultez votre médecin traitant. N'oubliez pas de lui préciser le type de traitement pris (médicament, dose, fréquence).

Sources
  • Collège des Enseignants en Neurologie. Céphalées aiguës et chroniques. Site internet : CEN. Paris ; 2016 [consulté le 19 mai 2016]
  • Ministère des Affaires Sociales et de la Santé. La douleur. Site internet : social-sante.gouv. Paris ; 2 juin 2015 [consulté le 19 mai 2016
  • National Health Service (NHS). Headeaches. Site internet : NHS choices. Londres ; 2015 [consulté le 19 mai 2016]