Mal de dos et activité professionnelle

26 octobre 2018
Port de charges, mauvaise posture, gestes inadaptés ou répétitifs, stress… Si le travail peut être à l’origine de douleurs au niveau du dos, il est aussi source de solutions. En effet, une activité professionnelle adaptée permet de mobiliser et de renforcer les muscles du dos, empêchant ainsi les douleurs de s'installer.

Les facteurs de risque du mal de dos au travail

La lombalgie, plus communément appelée « mal de dos », est un phénomène répandu dans le monde du travail : 2 salariés sur 3 ont eu, ont ou auront des problèmes de dos.

La fréquence des lombalgies s'explique par des facteurs de risque multiples liés à la vie de tous les jours (contractures musculaires cicatrisant spontanément) et au travail (manutentions, vibrations du corps entier, travail physique dur, postures contraignantes, chutes et effort de rattrapage de chutes, mauvaise organisation, conflits au travail, stress…). Ces facteurs de risque existent dans de nombreuses professions bien que certaines activités exposent davantage aux risques de lombalgie.

Les salariés sont les mieux placés pour identifier les facteurs de risque de mal de dos liés à leur activité : n’hésitez pas à en faire part à votre employeur et à vous impliquer dans les projets de prévention de votre entreprise.

L’activité professionnelle, une aide à la guérison

Dans la majorité des cas, le mal de dos guérit en quelques jours à quelques semaines : même s’il est douloureux, il n’est pas grave et le maintien ou la reprise rapide des activités quotidiennes favorise la guérison. Ainsi, l’activité professionnelle, tout comme les trajets pour s’y rendre, permet d’entretenir la mobilité et la tonicité des muscles du dos. A l’inverse, l’inactivité physique appauvrit les muscles du dos et risque d’aggraver la situation si les douleurs deviennent chroniques. De plus, le collectif de travail représente un soutien important et permet de garder confiance dans sa capacité à poursuivre son activité.

Pour en savoir plus sur les bons réflexes en cas de mal de dos.

À retenir

En cas de mal de dos, il n’est pas utile d’attendre la disparition complète des symptômes pour reprendre le travail. 

 Si vous consultez votre médecin traitant, n’hésitez pas à l’informer des conditions spécifiques de votre travail : contraintes physiques, ambiance de travail... Il prendra en compte ces conditions particulières ainsi que vos habitudes de vie dans son approche thérapeutique et pourra vous conseiller sur les conditions de maintien de votre activité professionnelle, ou de retour rapide à l’emploi en cas d’arrêt de travail.

La reprise ou la poursuite du travail de façon adaptée

Plusieurs solutions peuvent être envisagées afin de poursuivre ou de reprendre rapidement son activité professionnelle en cas de lombalgie. Elles doivent s’envisager en coordination avec le service de santé au travail : en cas d’arrêt de travail, n’hésitez pas à demander au plus tôt une visite de préreprise à votre médecin du travail, afin de laisser le temps à l’entreprise de préparer votre retour au travail dans des conditions adaptées.

  • L’adaptation ou la modification du poste de travail : cela peut se traduire par un aménagement du poste et de l’espace pour limiter les facteurs de risque (manutention manuelle, postures contraignantes…).
  • Le temps partiel thérapeutique : en cas de difficultés reprendre le travail, une période temporaire de travail à temps partiel peut être envisagée pour permettre une reprise progressive d’activités.

Afin de mettre en place ces adaptations et avec votre accord, votre médecin traitant peut entrer en contact avec le médecin du travail de votre entreprise. Ils sont tous deux tenus au secret professionnel médical et ont pour mission de préserver votre santé et d’améliorer votre qualité de vie au travail. Les solutions envisagées feront l’objet d’échanges et de discussions avec l’employeur ou les instances représentatives du personnel de l’entreprise, parties prenantes dans la prévention du mal de dos.