Le traitement du lymphome non hodgkinien

24 avril 2017
Le traitement du lymphome non hodgkinien est mis en place par une équipe de plusieurs médecins. Il peut reposer sur diverses méthodes, associées ou successives (chimiothérapie, radiothérapie, immunothérapie, etc.) Dans tous les cas, le programme de soins est établi selon le type de cancer.

Qui sont les soignants ?

Le patient atteint d’un lymphome non hodgkinien est pris en charge par une équipe pluridisciplinaire :

  • hématologue (spécialiste des maladies du sang) ;
  • cancérologue ;
  • radiothérapeute ;
  • biologiste ;
  • infirmier ;
  • psychologue ;
  • assistante sociale ;
  • pédiatre (pour les enfants).

Cette équipe travaille en lien constant avec votre médecin traitant. Par ailleurs, la prise en charge se déroule dans un centre habilité à soigner les cancers (au sein d’un service spécialisé dans les affections du sang).

Les objectifs et le choix du traitement du lymphome non hodgkinien

L’équipe médicale se concerte pour choisir le traitement le plus adapté pour obtenir la guérison tout en préservant la qualité de vie du patient et en limitant les complications.

Une proposition de prise en charge est expliquée au patient lors d’une consultation médicale. L’équipe tient compte de son avis et lui demande son accord avant de lui remettre un programme personnalisé de soins (également adressé au médecin traitant).

Comment se fait le choix d’un traitement anti-cancéreux ?

Il n’y a pas un cancer, mais de multiples cancers aux caractéristiques différentes. C’est pourquoi, pour chaque patient, le choix du traitement est orienté par de nombreux critères :

  • d’une part, des données médicales (type de cancer, organe atteint, taille de la tumeur, stade d’évolution, résultat des analyses biologiques, retentissement sur l’organisme) ;
  • d’autre part, des facteurs individuels (âge du malade, état général y compris sur le plan psychologique, statut socioprofessionnel, etc.)

Les différents traitements du lymphome non hodgkinien

Selon le type de lymphome non hodgkinien, le traitement repose sur les soins suivants, pratiqués en association ou successivement.

Un bilan préthérapeutique est indispensable permettant de savoir si l'organisme est bien à même de recevoir le traitement envisagé.

Ce traitement est adapté au type de lymphome présenté (choix des médicaments anti cancéreux, durée du traitement...)

Son administration par voie veineuse nécessite la mise en place d’une chambre implantable. Il s’agit d’un petit boîtier placé sous la peau (généralement au niveau du thorax), relié à un cathéter (tuyau souple et fin glissé dans une veine).

Ce dispositif reste en place en permanence, pendant toute la durée de la chimiothérapie, puis de la surveillance après traitement. Il permet d’injecter les médicaments à travers la peau tout en préservant les veines du patient. La chambre implantable offre aussi un meilleur confort de vie, car elle permet de poursuivre les activités quotidiennes.

Elle consiste à détruire les cellules cancéreuses en les exposant à des rayonnements ionisants (ex. : rayons X) produits par des appareils spécifiques de radiothérapie. Ce traitement est dispensé sur plusieurs semaines, par séances quotidiennes (chacune durant quelques minutes). La radiothérapie ne nécessite pas toujours d'hospitalisation.

Les anticorps sont des protéines fabriquées par le système immunitaire ; ils se fixent sur l' d'une substance étrangère (ex virus) qui est ensuite éliminée ou évacuée par le . Les anticorps sont très spécialisés : ils ne peuvent se fixer que sur un type d’antigène.

Les anticorps monoclonaux sont des anticorps produits en laboratoire, à partir d’un clone de cellule (d’où le terme monoclonal). Grâce à la recherche médicale, des anticorps monoclonaux « anti-cancer » ont pu être fabriqués. Ces anticorps ont la capacité de repérer et de bloquer certains mécanismes spécifiques des cellules cancéreuses afin de les détruire ou d'empêcher leur multiplication.

Les injections sont réalisées sous surveillance hospitalière, souvent en association avec la chimiothérapie.

La greffe de cellules souches hématopoïétiques (cellules qui produisent toutes les cellules du sang : globules rouges, globules blancs et plaquettes) est précédée par une chimiothérapie intensive et/ou une radiothérapie qui détruisent les cellules cancéreuses visées, mais aussi la moelle osseuse (tissu présent dans les os et produisant les différentes cellules du sang).

Pour reconstituer cette moelle osseuse détruite, des cellules dites "souches", capables de fabriquer des globules rouges (hématies), des globules blancs (leucocytes) et des plaquettes, sont injectées par voie veineuse.

On pratique deux types de greffes :

  • l’autogreffe consiste à injecter au malade ses propres cellules souches hématopoïétiques,
  • l’allogreffe est l’injection de cellules issues d’un donneur compatible.

Dans tous les cas, la greffe rend nécessaire une hospitalisation de plusieurs semaines.

Elle est nécessaire dans certaines formes de lymphome, le plus souvent pour ôter la tumeur.

© Blausen Medical

Les effets secondaires des traitements

Des effets indésirables, secondaires au traitement, surviennent :

  • nausées, vomissements, diarrhées ;
  • perte des cheveux ;
  • aphtes buccaux ;
  • fatigue plus ou moins intense ;
  • symptômes semblables à ceux de la grippe (frissons, fièvre, douleurs musculaires, faiblesse, nausées) en cas de traitement par anticorps monoclonaux ;
  • rougeur et gonflement de la zone irradiée...

Des moyens d’atténuer ou de prévenir ces symptômes existent. Parlez-en à votre médecin. Dans la majorité des cas, ces effets secondaires se dissipent une fois le traitement terminé.

Des solutions pour préserver la fertilité

En cas de lymphome non hodgkinien, une stérilité liée au traitement peut survenir, selon les soins pratiqués.

Des solutions visant à préserver la fertilité sont proposées ; elles sont mises en œuvre avant le début du traitement. Elles reposent principalement sur le recueil et la conservation par congélation des cellules reproductrices (spermatozoïdes et ) ou de tissu testiculaire ou ovarien, dans des établissements spécialisés.

© Institut national du cancer, Fondation ARC, Inserm.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Guide médecin, Lymphome non hodgkinien de l'adulte. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 10 novembre 2015]
  • American Cancer Society. What is non-Hodgkin lymphoma ? Site internet : cancer.org. Atlanta (États-Unis) ; 2015 [consulté le 10 novembre 2015]
  • Institut national du cancer. Qu'est-ce que le lymphome non hodgkinien ? Site internet : INCA. Boulogne Billancourt (France) ; 2015 [consulté le 10 novembre 2015]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Lymphomes non hodgkiniens de l'adulte— Liste des actes et prestations. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2015 [consulté le 10 novembre 2015]
  • Société canadienne du cancer. Lymphomes non hodgkiniens. Site internet : cancer.ca. Toronto (Canada) ; 2015 [consulté le 10 novembre 2015]