Lupus érythémateux disséminé : définition et facteurs favorisants

16 avril 2018
Le lupus érythémateux disséminé, également appelé lupus érythémateux systémique ou lupus systémique, est une maladie chronique auto-immune. Elle se manifeste par des symptômes variables concernant divers organes (peau, articulations...) Des anomalies biologiques caractéristiques sont présentes.

Qu'est-ce que le lupus érythémateux disséminé ?

Le lupus érythémateux disséminé (LED), également appelé lupus érythémateux systémique (LES) ou lupus sysémique (LS), est une maladie chronique auto-immune dite systémique car elle atteint plusieurs organes.

Le lupus se traduit par des manifestations cliniques variables, diversement associées d'une personne à l'autre, et par des anomalies biologiques avec, en particulier, présence d'anticorps antinucléaires (anticorps dirigés contre certains constituants du noyau des cellules, en particulier contre l'ADN natif).

Le terme de lupus évoque un symptôme caractéristique de cette affection : une éruption cutanée sur le visage, en forme de masque appelé loup (du latin lupus). La maladie peut aussi toucher d’autres parties du corps : les articulations, les reins, les enveloppes du cœur (péricarde), le système nerveux et des poumons (), le sang etc. C’est pourquoi on l’appelle également lupus érythémateux systémique (ou LES).

Lupus systémique : qui est concerné ?

Le lupus survient chez la femme dans 90% des cas et débute le plus souvent entre la puberté et la ménopause avec un pic de fréquence entre 30 et 39 ans. En France métropolitaine, on estime que 41 personnes sur 100 000 souffrent d’un lupus érythémateux disséminé.
Aux Antilles, la maladie est plus fréquente et concerne 94 personnes sur 100 00 en Guadeloupe et 127 personnes sur 100 000 en Martinique.
Le lupus systémique existe chez l'enfant de moins de 19 ans et représenterait 2 % des cas.

Causes et facteurs favorisants du lupus érythémateux disséminé

Le lupus érythémateux disséminé ou lupus systémique est une . Dans cette maladie, le , qui protège contre les microbes ou les substances étrangères à l’organisme, se dérègle et se retourne contre les propres cellules de l'organisme. Il produit ainsi des anticorps spécifiques, nommés auto-anticorps et une variété de globules blancs appelés . Cette attaque par les auto-anticorps et les produits en excès est responsable de réactions inflammatoires et de lésions de divers tissus : vaisseaux, peau, articulations, muscles, cellules du sang....

Les causes de ce dérèglement immunitaire présent dans le lupus restent inconnues, mais certains éléments favorisant la maladie ont été identifiés :

  • Des facteurs hormonaux
    Le lupus se déclare le plus souvent chez des femmes en âge d’avoir des enfants. La grossesse, entraînant des changements hormonaux, peut aussi déclencher un lupus qui ne s’était pas manifesté jusque-là.
  • Une prédisposition génétique
    Dans 10 % des cas, plusieurs membres d’une même famille sont atteints de lupus. Ce phénomène semble impliquer plusieurs gènes différents, la plupart n'étant pas encore identifiés.
  • La prise de certains médicaments
    Les anticonvulsivants, les bêta-bloquants et des types d’antibiotiques influent parfois sur l’apparition d'un lupus. Dans ce cas, les symptômes du lupus cessent généralement à l’arrêt du traitement.
  • Des éléments extérieurs à l’organisme
    La survenue du lupus érythémateux disséminé (ou lupus systémique) est aussi favorisée par les rayons UV (reçus lors de l’exposition au soleil), le tabac ou une infection virale (virus d’Epstein Barr responsable de la mononucléose infectieuse).

© Pulsations Multimedia « Allô Docteurs »

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Lupus systémique. Protocole national de diagnostic et de soins. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2017 [consulté le 8 mars 2018]
  • Collège universitaire des enseignants de néphrologie (CUEN). Lupus érythémateux disséminé. Site internet : CUEN. Paris ; 2016 [consulté le 8 mars 2018]
  • Mathian A, Amoura Z. Lupus systémique. Site internet : Société nationale française de médecine interne. Rouen (France) ; 2014 [consulté le 8 mars 2018]