Le traitement de l'insomnie

16 mai 2017
Le traitement de l’insomnie passe avant tout par l’observance de quelques règles d’hygiène de vie. En cas d’échec, le médecin peut prescrire un médicament adapté au type d’insomnie, à la dose minimale avec une réévaluation régulière.

Que faire en cas d'insomnie ?

De bonnes habitudes peuvent être mises en place pour éviter les insomnies.

Pour mieux dormir, adoptez les mesures suivantes :

  • évitez les excitants en fin de journée (thé, vitamine C, boissons caféinées, cigarettes), l'alcool et les repas copieux au dîner ;
  • ne pratiquez pas une activité stimulante après 18 ou 19 heures (sport, jeux vidéo, surfer sur internet, etc.) ;
  • favorisez les activités relaxantes (lecture, musique douce) ;
  • évitez les siestes longues ou trop tardives ;
  • respectez des horaires réguliers de sommeil (levez-vous et couchez-vous à la même heure) ;
  • ne résistez pas à l'endormissement : soyez attentif aux signes de sommeil (bâillement, paupières lourdes, étirements) et allez dormir quand vous vous sentez fatigué ;
  • évitez de regarder la télévision, de travailler ou de manger au lit : réservez la chambre au sommeil.

À la maison :

  • limitez le bruit et la lumière dans la chambre : dormez les volets ou les rideaux fermés ;
  • ne chauffez pas votre chambre au-delà de 18 °C-19 °C ;
  • vérifiez votre literie.

Si vous vous réveillez la nuit, il est conseillé de :

  • vous lever et de faire quelque chose qui vous détend (lecture, musique, etc.) ;
  • vous recoucher dès que vous ressentez à nouveau l'envie de dormir ;
  • vous lever définitivement si le réveil a lieu tôt le matin ;
  • dans la journée, ne faites pas de sieste de plus de 20 minutes.

Ne vous inquiétez pas si vous passez ponctuellement une mauvaise nuit. Le sommeil peut être meilleur la nuit suivante, d'autant que le corps va augmenter le temps de sommeil profond pour compenser.

Comment conserver votre sommeil avec l'âge ?

À un moment de la vie, le rythme du sommeil se modifie. Il est important :

  • de se lever à des horaires réguliers ;
  • d'avoir une activité physique dès le matin et de sortir à l'extérieur dans la journée, si cela est possible ;
  • de prendre ses repas à des heures régulières ;
  • de s'exposer à la lumière naturelle, si possible le matin.

Le traitement d’une cause de l'insomnie

Si une cause identifiée ou une maladie associée provoque ou aggrave l'insomnie, un traitement approprié est prescrit, par exemple en cas :

  • de rythmes d'activité incompatibles avec un sommeil de qualité ;
  • d'environnement défavorable au sommeil ;
  • de troubles mentaux, de dépression ou de troubles anxieux ;
  • de pathologies douloureuses ;
  • d'hyperthyroïdie;
  • d'un syndrome obstructif d'apnée du sommeil ;
  • d'usage de substances qui perturbent le sommeil.

Les médicaments contre l'insomnie

Votre pharmacien peut vous conseiller un sédatif léger (phytothérapie à base de valériane, aubépine, passiflore, etc.)

S'il le juge utile, votre médecin traitant peut vous prescrire un hypnotique (somnifère).

Un traitement par hypnotique doit être de courte durée (moins de quatre semaines) et doit toujours être commencé à la plus faible dose possible. Son efficacité doit être réévaluée et ce traitement doit être arrêté dès que possible pour éviter une dépendance.

Il existe de nombreux types d’hypnotiques, et il est important de savoir que votre médecin vous a prescrit celui qui correspond spécifiquement à votre insomnie. Ces médicaments ne sont jamais interchangeables entre eux, ni entre personnes.

Il faut être très attentif aux effets secondaires (somnolence , baisse de la vigilance, troubles de la mémoire, etc.) que peuvent provoquer ces médicaments et en parler à votre médecin ou votre pharmacien.

De même il est important de respecter toutes les précautions qui vont avec l’utilisation de ces médicaments, et notamment les restrictions liées à la conduite de véhicules.

Si vous prenez des hypnotiques depuis longtemps, il est possible d'arrêter progressivement (souvent sur quatre à dix semaines), en vous faisant aider par votre médecin traitant.

Quelques conseils si vous prenez des somnifères

Ces médicaments ont des effets sur votre aptitude à la conduite automobile. Si vous suivez un traitement, repérez si votre boîte de médicaments porte l’un des pictogrammes suivants :

Pictogrammes : conduite et niveaux de vigilance médicaments

Pour mieux vous informer, consultez aussi la notice, et plus particulièrement trois rubriques :

  • "Conducteurs et utilisateurs de machines" ;
  • "Mises en garde et précautions d’emploi" ;
  • "Effets indésirables".

Dans tous les cas, n’arrêtez pas le traitement sans en avoir parlé à votre médecin.

La psychothérapie en cas d'insomnie

La majorité des insomnies chroniques est liée à l'influence de la pensée sur les comportements. C'est pourquoi il peut être utile de réfléchir aux raisons de son insomnie. Plusieurs techniques de peuvent être proposées en fonction de la situation.

Sources
  • Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Bien dormir, mieux vivre. Le sommeil c'est la santé ! Site internet : Inpes. Saint-Denis (France) ; 2009 [consulté le 2 mai 2016]
  • Royant-Parola S. Le rôle des synchroniseurs veille-sommeil ou comment améliorer les troubles du sommeil du sujet âgé. Site internet : Haute Autorité de santé. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2008 [consulté le 2 mai 2016]
  • Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). L'insomnie. Site internet : INSV. Paris ; 2010 [consulté le 2 mai 2016]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Modalités d'arrêt des benzodiazépines et médicaments apparentés chez le patient âgé. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2007 [consulté le 2 mai 2016]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Prise en charge du patient adulte se plaignant d'insomnie en médecine générale. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2006 [consulté le 22 mai 2013]
  • Haute Autorité de santé (HAS).Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2012 [consulté le 2 mai 2016]