Reconnaître au plus vite l'infarctus et agir

14 novembre 2019
L'infarctus du myocarde nécessite une prise en charge urgente. Devant une douleur thoracique en étau et diffusant dans les bras et mâchoires ou en présence de signes moins caractéristiques : douleur isolée d'un bras, malaise..., n'hésitez pas à appeler le 15 ou le 112.

Un temps d'action limité contre l'infarctus du myocarde

L'infarctus du est une urgence vitale. Une ou des qui oxygènent le cœur sont obstruées et avant que les lésions cardiaques ne soient définitivement constituées, agissez vite ! Le délai à ne pas dépasser entre le moment où le médecin pose le diagnostic par électrocardiogramme (ECG) et le moment où les artères sont désobstruées est de 90 minutes.

Plus tôt le traitement est commencé, plus l'ampleur de l'infarctus est limitée.

Reconnaître l'infarctus du myocarde

Pour agir vite, vous devez reconnaître les symptômes de l'infarctus du  :

  • la douleur thoracique agit comme un étau : elle est intense et « serre » fortement votre poitrine ;
  • cette douleur dure, ne cède pas spontanément et peut s'étendre dans les mâchoires, le bras gauche (ou les deux bras) et le dos ;
  • elle peut s'accompagner de pâleur, de malaise, de sueurs, d'essoufflement, de nausées, d'angoisse...

L'infarctus peut aussi survenir sans douleur. C'est souvent le cas chez la femme, les personnes âgées et les diabétiques.

Il se manifeste alors par :

  • un malaise ;
  • un essoufflement soudain ;
  • une fatigue inexpliquée ;
  • des sensations inhabituelles dans le bras gauche.

Ces symptômes durent souvent plus de cinq minutes et ne disparaissent pas avec du repos. Ne laissez pas l'infarctus du évoluer : devant une situation claire ou incertaine, appelez le 15 ou le 112 !

L’infarctus passe parfois totalement inaperçu et il est diagnostiqué a posteriori lors d’un bilan cardiaque.

© Haute Autorité de santé

Agir en cas d'infarctus

Vous êtes victime de douleurs évocatrices d'infarctus du ? Vous êtes témoin de ces symptômes ? Un seul réflexe à avoir : appelez le 15 ou le 112 !

Au téléphone, le médecin du SAMU pose des questions pour évaluer l'état médical de la personne :

  • Si le risque d'infarctus est confirmé ou si le doute subsiste, une équipe médicale est envoyée sur place pour une prise en charge en urgence.
  • Si le risque vital est écarté, le SAMU peut solliciter un médecin de garde.

Agir en cas d'arrêt cardiaque

L'arrêt cardiaque est l'une des complications de l'infarctus du . Il peut être dû à un trouble du rythme cardiaque, un choc cardiogénique...Une fois de plus, c'est la rapidité d'intervention qui fait la différence.

Des signes qui ne trompent pas :

  • la victime perd connaissance, tombe et ne réagit pas quand on lui parle ou qu'on la stimule ;
  • sa respiration est inexistante (sa poitrine ne se soulève pas) ou très irrégulière.

Trois gestes pour sauver une vie en cas d'arrêt cardiaque

  • Appelez le 15.
  • Commencez à masser le cœur jusqu'à l'arrivée du Samu.
  • Si d'autres personnes sont présentes, demandez-leur, si un est disponible à proximité, d'aller le chercher au plus vite et défibrillez.
Infographie résumant l’importance des gestes de premiers secours à effectuer en cas d’arrêt cardiaque (cf. description détaillée ci-après)

Déclencher la chaîne de survie

Les gestes de premiers secours réalisés le plus tôt possible permettent d’augmenter les chances de survie.

Si vous êtes témoin d’un arrêt cardiaque, vous devez avoir trois réflexes :

  1. Appeler le 15, le SAMU, pour prévenir les secours.
  2. Commencer immédiatement le massage cardiaque.
  3. Si d’autres personnes sont présentes, leur demander de s’informer : un défibrillateur est-il disponible à proximité ? Si oui, aller le chercher aussi vite que possible.

En cas d’arrêt cardiaque, vous avez cinq minutes pour agir. Pourquoi ? Lors d’une fibrillation ventriculaire, le cerveau souffre très rapidement. Il n’est pas alimenté en oxygène car le sang ne circule plus. Au-delà de cinq minutes d’arrêt du cœur, si on ne fait rien, les lésions cérébrales sont irréversibles, puis c’est la mort assurée. Le massage cardiaque permet de relancer la circulation sanguine donc l’oxygénation des cellules.

Une minute de gagnée, c’est 10 % de chance de survie en plus !

Osez ! Le pire est de ne rien faire. Un arrêt cardiaque peut survenir à domicile, dans un lieu public ou sur le lieu de travail. Vous serez peut-être seul à pouvoir intervenir : n’hésitez pas, osez, votre rôle est essentiel.

 

© Fédération française de cardiologie (FFC)

N° d’Urgence Médicale

Samu : 15 Pompiers : 18 Appel d'urgence européen : 112
Ces numéros sont gratuits et peuvent être appelés d'un téléphone fixe ou d'un téléphone mobile même bloqué ou sans crédit.

  • National Health service (NHS). Heart attack. Site internet : NHS. Londres ; 2016 [consulté le 23 mai 2018]
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Infarctus du myocarde. Site internet : INSERM. Paris ; 2013 [consulté le 23 mai 2018]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Ensemble, améliorons la prise en charge de l'infarctus du myocarde. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2009 [consulté le 23 mai 2018]