Hypothyroïdie : le suivi médical et la vie quotidienne

04 septembre 2017
L’hygiène de vie et le suivi médical régulier sont garants de la réussite du traitement de l'hypothyroïdie.

Le suivi médical en cas d'hypothyroïdie

L’hypothyroïdie est une maladie dont on ne guérit pas mais les symptômes disparaissent grâce au traitement et à un suivi médical adapté.

Voici quelques conseils pour votre suivi médical :

  • respectez bien les rendez-vous médicaux ;
  • faites les examens qui vous sont régulièrement prescrits ;
  • prenez consciencieusement votre traitement, à la même heure pour éviter les variations de taux sanguin ;
  • ne modifiez pas votre traitement de vous-même ;
  • ne l’arrêtez pas ;
  • signalez à votre médecin traitant les effets secondaires si vous en ressentez ;
  • ne prenez aucun autre médicament sans en informer votre médecin traitant ou votre pharmacien, car il peut interférer avec le traitement de l’hypothyroïdie ;
  • signalez à tout professionnel de santé votre maladie et votre traitement ;
  • signalez vos problèmes thyroïdiens si vous devez passer un examen médical qui nécessite l’injection d’un produit de contraste riche en iode (produit qui permet de mieux voir un organe).

Consultez votre médecin traitant si vous ressentez :

  • des symptômes anormaux de surdosage : battements du cœur plus rapides, perte de poids, agitation et anxiété ;
  • des signes de sous-dosage : réapparition des symptômes de l’hypothyroïdie.

Alimentation et activité physique

L’alimentation doit être équilibrée mais aucun régime alimentaire spécifique n’est recommandé dans le cadre de l’hypothyroïdie.

Après la mise sous traitement, la reprise des activités physiques (marche, natation...) est bénéfique et doit se faire en accord avec votre médecin traitant. D’autre part, celui-ci vous donnera son autorisation lorsque vous serez en mesure de reprendre vos activités sportives plus intenses.

Hypothyroïdie et grossesse

Pour toute femme enceinte, les besoins en hormones thyroïdiennes, et donc leur production, augmentent pendant la grossesse et particulièrement pendant le premier trimestre. Le fœtus est totalement dépendant de la production hormonale maternelle jusqu'à 13 semaines de gestation puis il l'est partiellement car sa thyroïde commence à fonctionner.

Pour les jeunes femmes présentant une hypothyroïdie et traitées par lévothyroxine, les besoins augmentent de 30 à 50 % entre le début et la fin de la grossesse. Les doses de lévothyroxine prescrites doivent être adaptées au stade de la grossesse et aux résultats des contrôles hormonaux sanguins. La grossesse est suivie de façon rapprochée.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Hypothyroïdies frustres, chez l’adulte : diagnostic et prise en charge. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2007 [consulté le 24 août 2017]
  • Collège des enseignants d’endocrinologie, diabète, et maladies métaboliques. Hypothyroïdie. Site internet : Campus d’endocrinologie de l’Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2011 [consulté le 24 août 2017]
  • Laboureau-Soares Barbosa S, Rodien, Illouz F,  Rohmer V. Hypothyroïdie acquise de l'adulte. EMC - Endocrinologie-Nutrition 2009:1-8 [Article 10-005-B-10]