Les bons gestes pendant et entre les poussées d’herpès génital

Lors de la primo-infection et des récidives d'herpès génital, un traitement précoce et des gestes simples permettent de limiter la gêne et la contamination du ou (des) partenaires(s). Entre les poussées d'herpès, il faut être attentif aux premiers symptômes de récurrence et prévenir la transmission du virus aux personnes non infectées.

Poussée d'herpès génital : comment être soulagé(e) et protéger son entourage ?

Lors de la première infection (primo-infection) par le virus et lors des récidives d’herpès génital, un traitement précoce est nécessaire. Il est donc important de consulter son médecin traitant dès l’apparition des premiers symptômes.

Des gestes simples permettent de limiter la gêne durant la durée de la maladie.

Quels médicaments pour être soulagé en cas d'herpès génital ?

Prenez des antalgiques : du paracétamol (contre-indiqué en cas d'allergie, de et de maladie grave du foie). Les anti-inflammatoires non stéroïdiens  doivent être évités en raison du risque d'aggravation et de complications infectieuses graves, particulièrement cutanées.

N’utilisez aucun traitement local (pommade, comprimés gynécologiques, etc.) de votre propre initiative. Cela pourrait aggraver les lésions et retarder la cicatrisation

Buvez abondamment, en cas de brûlures urinaires associées.

Herpès génital : quels soins intimes ?

Au cours de votre toilette intime, lavez soigneusement les lésions à l’eau et au savon. N’utilisez pas d'alcool ou de produits de toilette qui en contiennent : ils irritent et entretiennent l'herpès génital.

Séchez bien les lésions. Pour cela, vous pouvez utiliser un sèche-cheveux à faible chaleur, en prenant garde aux brûlures.

Laissez les lésions à l’air, sans pansement car cela favorise la cicatrisation.

Portez des vêtements amples et des sous-vêtements en coton, qui facilitent l’élimination de l’humidité.

Comment ne pas transmettre le virus de l'herpès à son partenaire sexuel ?

Parlez de votre problème d'herpès génital à votre partenaire.

La meilleure façon d'éviter de transmettre le virus est de s’abstenir de relations sexuelles durant l'éruption. En effet, le préservatif ne protège pas suffisamment car il n'évite pas la contamination par les lésions herpétiques cutanées ou vulvaires (situées hors du préservatif).

Des règles à respecter en cas d’automédication par antalgiques

Ne dépassez pas la dose maximale quotidienne autorisée. De plus, suivez bien la posologie (quantité et fréquence de prise recommandées par la notice) et l’intervalle minimum à respecter entre deux prises. En effet, un surdosage pourrait avoir des effets néfastes sur votre santé (toxicité) et entraîner une accoutumance au produit.

Pour les mêmes raisons, sauf avis médical contraire, évitez d'associer ou d'alterner des médicaments de compositions différentes.

Vérifier que vous ne prenez pas plusieurs médicaments contenant la même  : de nombreux médicaments contiennent du paracétamol par exemple.

N’utilisez pas un médicament si vous présentez l’une des contre-indications précisées dans la notice.

Si l’antalgique n'est pas efficace rapidement et que la douleur persiste, consultez votre médecin traitant. N'oubliez pas de lui préciser le type de traitement pris (médicament, dose, fréquence).

Que faire en dehors des poussées d'herpès génital, quand le virus est en sommeil ?

Soyez également vigilant :

  • informez votre médecin traitant, votre gynécologue et votre (vos) partenaire(s) de votre herpès génital ;
  • si vous êtes enceinte, prévenez tout de suite votre médecin ou sage-femme que vous avez déjà eu de l’herpès génital ;
  • évitez le stress qui peut diminuer vos défenses immunitaires ;
  • apprenez à reconnaître les signes annonciateurs de la poussée herpétique (gonflement de la vulve, brûlures et picotements) afin de débuter rapidement le traitement ;
  • utilisez un préservatif si votre partenaire n’est jamais entré en contact avec le virus de l’herpès, afin de limiter les risques de transmission. En effet, le virus peut être présent sur les muqueuses de façon intermittente sans aucun signe visible. Le préservatif évite la contamination au contact des muqueuses ou à partir des sécrétions génitales d'une personne ne présentant aucun symptôme.
  • Collège national des enseignants de dermatologie. Infections à herpès virus de l'enfant et de l'adulte immunocompétents : herpès cutané et muqueux. ECN 2018. 6è édition Elsevier Masson
  • Collège des universitaires de Maladies infectieuses et tropicales. Infections à herpès virus du sujet immunocompétent. ECN Pilly 2020. Éditions Alinéa Plus
  • Société française de dermatologie. L’herpès génital. Site internet : Dermato-info.fr. Paris ; 2019 [consulté le 23 juin 2022]
  • National Health service (NHS). Genital herpes. Site internet : NHS. Londres ; 2020 [consulté le 23 juin 2022]
  • Collège national des gynécologues et obstétriciens français. Recommandations pour la pratique clinique : prévention et prise en charge de l’infection herpétique au cours de la grossesse et de l’accouchement 2017 . Site internet :  Cnogf. Paris ; 2017 [consulté le 23 juin 2022]
  • Collège national des pédiatres universitaires. Herpès génital au cours de la grossesse. ECN 2021.8è édition Elsevier Masson
  • Société nationale française de colo-proctologie L'herpès anal. Site internet : Snfcp. Paris ; 2020 [consulté le 23 juin 2022]
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