Les bons gestes pendant et entre les poussées d’herpès génital

27 mars 2017
Lors de la primo-infection et des récidives d'herpès génital, un traitement précoce et des gestes simples permettent de limiter la gêne et la contamination du ou (des) partenaires(s). Entre les poussées, il faut être attentif aux premiers symptômes de récurrence et prévenir la transmission du virus aux personnes non infectées.

Comment soulager la gêne et protéger son entourage lors de la primo-infection et lors des poussées ?

Lors de la première infection par le virus et lors des récidives d’herpès génital, un traitement précoce et des gestes simples permettent de limiter la gêne :

  • consultez rapidement votre médecin traitant dès l’apparition des premiers symptômes. En effet, le traitement doit être prescrit précocement ;
  • parlez de votre problème à votre partenaire ;
  • prenez des antalgiques : du paracétamol ou un anti-inflammatoire non stéroïdien comme l’ibuprofène ;
  • n’utilisez aucun traitement local (pommade, comprimés gynécologiques, etc.) de votre propre initiative. Cela pourrait aggraver les lésions et retarder la cicatrisation ;
  • buvez abondamment, en cas de brûlures urinaires associées;
  • lavez soigneusement les lésions à l’eau et au savon. N’utilisez pas d'alcool ou de produits de toilette qui en contiennent : ils irritent et entretiennent l'herpès ;
  • séchez bien les lésions. Pour cela, vous pouvez utiliser un sèche-cheveux à faible chaleur, en prenant garde aux brûlures ;
  • laissez les lésions à l’air, sans pansement : cela favorise la cicatrisation ;
  • portez des vêtements amples et des sous-vêtements en coton, qui facilitent l’élimination de l’humidité ;
  • prenez des précautions pour éviter de transmettre le virus ; la meilleure façon est de s’abstenir de relations sexuelles. En effet, le préservatif ne protège pas suffisamment car il n'évite pas la contamination par les lésions cutanées ou vulvaires.
Des règles à respecter en cas d’automédication par antalgiques

Si vous entreprenez un traitement médicamenteux sans prescription médicale, appliquez les conseils suivants :

  • ne dépassez pas la dose maximale quotidienne autorisée. De plus, suivez bien la posologie (quantité et fréquence de prise recommandées par la notice) et l’intervalle minimum à respecter entre deux prises. En effet, un surdosage pourrait avoir des effets néfastes sur votre santé (toxicité) et entraîner une accoutumance au produit ;
  • pour les mêmes raisons, sauf avis médical contraire, évitez d'associer ou d'alterner des médicaments de compositions différentes ;
  • vérifier que vous ne prenez pas plusieurs médicaments contenant la même molécule : de nombreux médicaments contiennent du paracétamol, ou de l'ibuprofène ;
  • n’utilisez pas un médicament si vous présentez l’une des contre-indications précisées dans la notice ;
  • si l’antalgique n'est pas efficace rapidement et que la douleur persiste, consultez votre médecin traitant. N'oubliez pas de lui préciser le type de traitement pris (médicament, dose, fréquence).

En dehors des poussées, quand le virus est en sommeil

Soyez également vigilant :

  • informez votre médecin traitant, votre gynécologue et votre (vos) partenaire(s) de votre affection ;
  • si vous êtes enceinte, prévenez tout de suite votre médecin ou sage-femme que vous avez déjà eu de l’herpès génital ;
  • évitez le stress qui peut diminuer vos défenses immunitaires ;
  • apprenez à reconnaître les signes annonciateurs de la poussée afin de débuter rapidement le traitement ;
  • utilisez un préservatif si votre partenaire n’est jamais entré en contact avec le virus de l’herpès, afin de limiter les risques de transmission. En effet, le virus peut être présent sur les muqueuses de façon intermittente sans aucun signe visible. Le préservatif évite la contamination au contact des muqueuses ou à partir des sécrétions génitales d'une personne ne présentant aucun symptôme.
Sources
  • Société française de dermatologie. L’herpès génital. Site internet : Dermato-info. Paris ; 2015 [consulté le 3 mars 2017]
  • National Health Service (NHS). Genital herpes. Site internet : NHS Choices. Londres ; 2015 [consulté le 3 mars 2017]