Le traitement de l'hépatite C

25 juillet 2017
L'hépatite C aiguë passe le plus souvent inaperçue. Si elle évolue en hépatite C chronique, celle-ci est traitée par des antiviraux à action directe en association éventuelle à de la ribavirine. Une surveillance médicale est indispensable.

Le traitement de l'hépatite C aiguë

L'hépatite C aiguë passe inaperçue 9 fois sur 10. Mais, si elle est diagnostiquée dans sa phase aiguë, un traitement par médicaments antiviraux à action directe de l'hépatite C peut être envisagé, compte tenu :

  • du fort taux de chronicité associé à l'hépatite C aiguë (de 70 à 85 % des cas),
  • du risque de transmission élevé du VHC,
  • de la très grande efficacité et de la très bonne tolérance des médicaments antiviraux à action directe.

En cas d'hépatite, la consommation d'alcool ainsi que celle de médicaments toxiques pour le foie sont fortement contre-indiquées.

Les mesures de prévention sont nécessaires pour éviter la transmission.

Le traitement de l'hépatite C chronique

Le choix du traitement et la surveillance sont assurés par une équipe médicale pluridisciplinaire (hépato-gastro-entérologue, biologiste, radiologue...) en lien étroit avec le médecin traitant.

Le traitement est proposé à l'ensemble des patients ayant une infection chronique par le VHC, y compris aux patients porteurs du virus mais n'ayant aucun symptômes et un stade de hépatique F0 ou F1. Pour ces derniers patients asymptomatiques, une information détaillée est partagée avec eux, leur expliquant le caractère lentement évolutif de la maladie, les bénéfices et les risques d'un traitement, la possibilité à venir de traitements plus courts. La décision d'être traité ou non leur appartient alors.

Le choix du protocole thérapeutique en cas d'hépatite C chronique dépend de plusieurs critères que l'équipe médicale analyse en concertation :

  • type de virus,
  • existence ou non d'une ,
  • stade de ,
  • atteinte concomitante par le VIH, le VHB,
  • maladie associée ...

 

Lorsqu'un traitement est décidé, son objectif est de :

  • faire disparaître le virus : on parle alors de guérison virologique ;
  • éviter ainsi la transmission du virus ;
  • éviter la survenue de manifestations extra-hépatiques de l'infection chronique par le VIH ;
  • protéger le foie : diminuer l'activité de la maladie permet de ralentir, d'arrêter, voire de faire régresser la du foie.

Depuis 2014, des médicaments antiviraux à action directe (AAD) ciblant spécifiquement le virus sont utilisés, associés entre eux et/ou à de la ribavirine sur des durées de 8 à 24 semaines.

Des schémas thérapeutiques préférentiels ont été définis selon :

  • le génotype du virus,
  • que le patient a déjà ou non reçu des antiviraux,
  • que le patient présente ou non une cirrhose compensée.

Les effets indésirables des antiviraux à action directe les plus fréquents sont la fatigue, les céphalées, l'insomnie, les nausées et la diarrhée.

Au cours du traitement par ribavirine, et dans les six mois suivant son arrêt, la contraception est recommandée pour les femmes en âge d'avoir un enfant et pour les compagnes des hommes traités. Si votre femme est enceinte alors que vous êtes traité par antiviraux, vous devez obligatoirement utiliser un préservatif, en raison des effets secondaires possibles de votre traitement sur le fœtus.

Les antiviraux d'action directe sont également contre-indiqués pendant la grossesse et l'allaitement.

Des traitements complémentaires sont parfois proposés :

  • pour lutter contre les effets secondaires du traitement ;
  • pour traiter les complications de l'hépatite C ;
  • pour  prendre en charge les maladies associées.

La transplantation hépatique est le traitement proposé lorsque le foie est atteint d'une cirrhose décompensée ou d'un cancer hépatocellulaire.

L'hépatite C chronique peut être reconnue en affection de longue durée.

Votre médecin traitant pourra demander la reconnaissance de votre maladie au titre d'une affection de longue durée.

Sources
  • Haute Autorité de santé. Prise en charge de l'Hépatite C par les médicaments antiviraux d'action directe. Recommandation du collège. Site internet : HAS. Saint-denis La Plaine (France) ; 2017 [consulté le 4 juillet 2017]
  • Société française d'hépatologie. Recommandations AFEF sur la prise en charge de l'hépatite virale C - mars 2017. Site internet : snfge. Paris ; 2017 [consulté le 4 juillet 2017]
  • Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (INSERM). Hépatite C. Site internet : INSERM. Paris ; 2014 [consulté le 4 juillet 2017]
  • Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Hépatite C. Site internet : OMS. Genève (Suisse) ; 2017 [consulté le 4 juillet 2017].