Le dépistage de l'hépatite C

24 mars 2017
Le dépistage de l’hépatite C chronique est établi grâce à une prise de sang. Il est recommandé pour certaines personnes. En cas de positivité, le suivi médical, avec traitement si besoin, et la prévention de la transmission du virus VHC sont indispensables.

Comment l'hépatite C est-elle dépistée ?

Le dépistage de l'hépatite C consiste en une recherche d'anticorps contre le virus VHC (sérologie) réalisée grâce à une prise de sang. Cet examen est réalisable dans tous les laboratoires d'analyses médicales, publics ou privés sur prescription médicale. Le dépistage peut également se faire de façon anonyme et gratuit dans les centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) de chaque département. Il n'est pas nécessaire d'être à jeun pour faire cet examen.

Pour connaître le centre de dépistage anonyme et gratuit le plus près de chez vous, consulter le site Sida info service.

Qui doit se faire dépister pour l'hépatite C ?

Vous devez vous faire dépister si vous avez eu avant 1992 :

  • une intervention chirurgicale lourde (cardiaque, vasculaire, cérébrale, digestive, pulmonaire, gynéco-obstétricale, rachidienne, prothèse de hanche ou de genou...) ;
  • un séjour en réanimation ;
  • un accouchement difficile ;
  • une hémorragie digestive ;
  • des soins à la naissance, en néonatologie ou en pédiatrie (grand prématuré, pathologie néonatale grave, ) ;
  • une greffe de tissus, de cellules ou d'organes ;
  • une transfusion sanguine.

Doivent également se faire dépister :

  • les personnes hémodialysées ;
  • toute personne ayant utilisé, même une fois dans sa vie et même s'il y a longtemps, une drogue par voie intraveineuse ou pernasale (avec utilisation d'une paille) ;
  • les enfants nés de mère porteuse du VHC ;
  • les partenaires sexuels des personnes atteintes d'hépatite C ;
  • les membres de l'entourage familial des personnes atteintes d'hépatite C ;
  • les personnes incarcérées ou ayant été incarcérées (du fait du partage d'objets coupants, de pratiques addictives) ;
  • les personnes ayant eu un tatouage, piercing, de la ou de l'acupuncture, sans utilisation de matériel à usage unique ou personnel ;
  • les personnes ayant reçu des soins dans des pays à forte du VHC (Asie du Sud-Est, Moyen-Orient, Afrique, Amérique du Sud).
Sources
  • Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Hépatite C. Du dépistage au traitement : questions et réponses à l'usage des patients. Site internet : Inpes. Saint-Denis (France) ; 2007 [consulté le 29 octobre 2013]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Place des tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) dans la stratégie de dépistage de l'hépatite C. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 4 décembre 2014]
  • Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes. Journée mondiale de lutte contre le sida : Marisol Touraine renforce la protection et le dépistage des populations à risque. Site internet : Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes. Paris : 2014 [consulté le 5 décembre 2014]