Le dépistage de l'hépatite C

26 juillet 2017
Le dépistage de l’hépatite C chronique est établi grâce à une prise de sang. Il est recommandé pour certaines personnes. En cas de positivité, le suivi médical, avec traitement si besoin, et la prévention de la transmission du virus VHC sont indispensables.

Comment l'hépatite C est-elle dépistée ?

Le dépistage de l'hépatite C consiste en une recherche d'anticorps contre le virus VHC (sérologie) réalisée grâce à une prise de sang. Les anticorps sont détectables au bout d’un mois après la contamination dans 95 % des cas. Le test de dépistage du VHC est totalement fiable 3 mois après la dernière prise de risque.

Un test positif signifie que la personne a été en contact avec le VHC. Il ne permet pas de savoir si le virus a été éliminé ou non de l’organisme. En cas de résultat positif, un contrôle de la sérologie par un nouveau test est demandé et en cas de positivité une recherche de l’ARN du VHC est nécessaire. Si les deux tests sont positifs, cela signifie que le virus est toujours présent dans l’organisme.

Le dépistage est réalisable dans tous les laboratoires d'analyses médicales, publics ou privés sur prescription médicale. Le dépistage peut également se faire de façon anonyme et gratuit dans les centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) de chaque département. Il n'est pas nécessaire d'être à jeun pour faire cet examen.

Pour connaître le centre de dépistage anonyme et gratuit le plus près de chez vous, consulter le site Sida info service.

Qui doit se faire dépister pour l'hépatite C ?

Vous devez vous faire dépister si vous avez eu avant 1992 :

  • une intervention chirurgicale lourde (cardiaque, vasculaire, cérébrale, digestive, pulmonaire, gynéco-obstétricale, rachidienne, prothèse de hanche ou de genou...) ;
  • un séjour en réanimation ;
  • un accouchement difficile ;
  • une hémorragie digestive ;
  • des soins à la naissance, en néonatologie ou en pédiatrie (grand prématuré, pathologie néonatale grave, ) ;
  • une greffe de tissus, de cellules ou d'organes ;
  • une transfusion sanguine.

Doivent également se faire dépister :

  • les personnes hémodialysées ;
  • toute personne ayant utilisé, même une fois dans sa vie et même s'il y a longtemps, une drogue par voie intraveineuse ou pernasale (avec utilisation d'une paille) ;
  • les enfants nés de mère porteuse du VHC ;
  • les partenaires sexuels des personnes atteintes d'hépatite C ;
  • les membres de l'entourage familial des personnes atteintes d'hépatite C ;
  • les personnes incarcérées ou ayant été incarcérées (du fait du partage d'objets coupants, de pratiques addictives) ;
  • les personnes ayant eu un tatouage, piercing, de la ou de l'acupuncture, sans utilisation de matériel à usage unique ou personnel ;
  • les personnes ayant reçu des soins dans des pays à forte du VHC (Asie du Sud-Est, Moyen-Orient, Afrique, Amérique du Sud) ;
  • les personnes présentant une fatigue prolongée et inexpliquée.
Sources
  • Santé publique France - Inpes. Hépatite C. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2015 [consulté le 26 juillet 2017]
  • Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Virus de l'hépatite C (VHC), agent de l'hépatite C. Site internet : INRS. Paris ; 2016 [consulté le 4 juillet 2017]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actualisation des actes de biologie médicale relatifs au diagnostic et à la prise en charge des hépatites B, C et D. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2017 [consulté le 4 juillet 2017]