Comprendre l'hépatite C

25 juillet 2017
L’hépatite C est une maladie infectieuse du foie qui se transmet essentiellement par voie sanguine. Elle est due au virus VHC. L’hépatite C aiguë devient chronique dans 70 à 85 % des cas environ. Une fibrose du foie apparaît plus ou moins rapidement avec évolution possible vers la cirrhose.

Qu’est-ce que l’hépatite C ?

L'hépatite C est une maladie infectieuse du foie provoquée par un virus à ARN appelé VHC. Il existe sept génotypes du VHC dont les génotypes 1 et 3 sont les plus fréquents en France.

Cette infection provoque des lésions inflammatoires du foie et des altérations des cellules appelées .

L'hépatite C aiguë est généralement asymptomatique et environ 15 à 30 % des personnes infectées se débarrassent du virus dans les 6 mois qui suivent l'infection et guérissent sans aucun traitement.

Mais 70 à 85 % des personnes infectées n'éliminent pas le virus et développent une hépatite C chronique. L'hépatite C chronique est responsable, à plus ou moins brève échéance, d'une du foie et dans 15 à 30 % des cas d'une cirrhose après plusieurs années d'évolution. D'où l'importance de la mise en route précoce du traitement pour éviter cela.

En 2011, on a estimé à 3450 000 le nombre de Français de 18 à 80 ans séropositifs au virus de l'hépatite C dont 192 700  porteurs chroniques du virus de l'hépatite C.

Hépatites virales : combien de virus sont en cause ?

À ce jour, six virus provoquant une infection et une inflammation du foie ont été identifiés. Ces virus, responsables d'hépatites virales sont désignés par les lettres A, B, C, D, E et G. Ils diffèrent par leur mode de transmission et leur agressivité. Les plus courants sont les virus A, B et C

Comment l'hépatite C se transmet-elle ?

L'hépatite C est contagieuse à partir du moment où la charge virale devient détectable dans le sang, c'est-à-dire en moyenne 7 jours après la contamination. À partir de ce moment, le virus présent dans le sang peut être transmis. Cette transmission se fait surtout par voie sanguine. C'est à dire par :

  • l'usage de drogues : c'est actuellement le mode de transmission principal du VHC.
    Le virus persiste chez les usagers de drogues consommées surtout par voie intraveineuse, mais aussi par voie nasale. Cette transmission se fait par partage du matériel (seringue, cuillère, filtre, eau, paille...)
    L’usage de drogues par voie fumée (partage de la pipe à crack) peut également devenir une pratique à risque de transmission du VHC en présence de blessures aux mains survenant lors de la préparation du crack ou de saignements de lèvres se produisant lors d’une consommation régulière ;
  • le tatouage ou le piercing réalisé avec du matériel souillé ;
  • le partage d'objets de toilette en contact avec le sang : rasoir, coupe-ongles, pince à épiler... ;
  • l'exposition au sang suite à un accident : piqûre dans le cadre d'une exposition professionnelle pour le personnel soignant ;
  • les soins médicaux (notamment la transfusion sanguine). Ce mode de transmission explique le nombre important de cas d'hépatites C contractées dans le passé mais récemment découvertes. Ce mode de transmission est devenu rarissime aujourd'hui, du fait du dépistage réalisé avant la transfusion et des précautions d'asepsie (utilisation de matériel à usage unique, stérilisation...)

La transmission par voie sexuelle est très faible ; elle est favorisée par un contact sanguin : relations sexuelles pendant les règles ou en présence de lésions dues à une infection sexuellement transmissible.

Le risque de transmission de la mère à l'enfant est de 5% et dépend de la charge virale. Le risque de transmission fœto-maternel est multiplié par 4 lorsque la mère est porteuse du virus VIH (infection par le virus de l'immunodéficience humaine).

Il n'y a pas de transmission par le lait maternel, le partage de nourriture ou de boissons, la salive, la sueur, la toux, le baiser, le toucher et la toilette.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actualisation des actes de biologie médicale relatifs au diagnostic et à la prise en charge des hépatites B, C et D. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2017 [consulté le 4 juillet 2017]
  • Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Guide Eficatt : Hépatite C. Site internet : INRS. Paris ; 2016 [consulté le 5 juillet 2017]
  • Santé publique France. Hépatite C. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2016 [consulté le 5 juillet 2017]
  • Haute Autorité de santé. Prise en charge de l'Hépatite C par les médicaments antiviraux d'action directe. Recommandation du collège. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2017 [consulté le 4 juillet 2017]
  • Société française d'hépatologie. Recommandations AFEF sur la prise en charge de l'hépatite virale C - mars 2017. Site internet : snfge. Paris ; 2017 [consulté le 4 juillet 2017]
  • Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (INSERM). Hépatite C. Site internet : INSERM. Paris ; 2014 [consulté le 4 juillet 2017]
  • Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Hépatite C. Site internet : OMS. Genève (Suisse) ; 2017 [consulté le 4 juillet 2017]