La prévention de l'hépatite B

13 avril 2018
La vaccination est la principale mesure de prévention de l’hépatite B ; elle permettra de réduire, à terme, le nombre de porteurs chronique du virus de l’hépatite B (VHB). Les autres mesures de prévention sont l’adoption de certaines règles d’hygiène et l’utilisation du préservatif.

Prévenir l'hépatite B par la vaccination

La vaccination est indispensable à la prévention de l'hépatite B.

La vaccination contre l'hépatite B est obligatoire pour les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018 et recommandée aux nourrissons nés avant cette date. Lorsque les parents souhaitent que cette vaccination soit faite en même temps que les autres vaccins, un vaccin combiné peut être utilisé (diphtérie, tétanos, coqueluche, infections à Haemophilus influenzae et hépatite B).

Elle est réalisée par une injection à 2 mois, 4 mois et 11 mois.

Un rattrapage de la vaccination contre l'hépatite B devrait être proposé à tout enfant ou adolescent âgé de moins de 16 ans qui n'aurait pas été vacciné antérieurement. On utilise alors soit le schéma classique à trois doses soit un schéma à deux doses en respectant un intervalle de six mois entre les deux doses.

Certaines personnes sont plus exposées que d'autres aux risque de transmission de l'hépatite B  et il est particulièrement recommandé de les protéger :

  • les nouveau-nés de mère porteuse de l’hépatite B, qui doivent être vaccinés dès la naissance ;
  • les enfants et adolescents accueillis en collectivité (crèche, institutions…) ;
  • les personnes ayant des relations sexuelles avec des partenaires multiples ;
  • personnes séropositives pour le VIH, le Virus de l'hépatite C ou avec une infection sexuellement transmise en cours ou récente ;
  • les personnes adeptes du tatouage avec effraction cutanée ou du piercing (à l’exception du perçage d’oreille) ;
  • les toxicomanes utilisant des drogues par voie intraveineuse ou intranasale ;
  • les personnes susceptibles d'être transfusées (hémophiles, dialysés, insuffisants rénaux...) ou de recevoir une greffe d'organe ou de tissus ;
  • l'entourage proche d'une personne infectée par le virus de l'hépatite B ou du virus (personne vivant sous le même toit) ;
  • les partenaires sexuels d'une personne infectée par le virus de l'hépatite B ou du virus ;
  • les personnes accueillies dans les institutions psychiatriques ;
  • les détenus qui peuvent cumuler un certain nombre de facteurs d'exposition au virus de l'hépatite B ;
  • les voyageurs ou les personnes amenées à résider en zones de moyenne ou de forte endémie ;
  • les personnes qui, dans le cadre d'activités professionnelles ou bénévoles, sont susceptibles d'être en contact direct avec des patients et/ou d'être exposées au sang et autres produits biologiques, soit directement (contact direct, projections), soit indirectement (manipulation et transport de dispositifs médicaux, de prélèvements biologiques, de linge, de déchets) à titre indicatif et non limitatif sont concernés : les professionnels de santé, les secouristes, les gardiens de prison, les éboueurs, les égoutiers, les policiers, les tatoueurs...
Certains emplois nécessitent la vaccination

L'obligation vaccinale ne concerne que les professionnels de santé des établissements de soins ou de prévention exposés au sang et aux liquides biologiques, de même que les étudiants dans ces professions et le personnel exposé des services d'incendie et de secours.

Dans la grande majorité des cas, les effets indésirables sont absents ou limités à une douleur, rougeur ou œdème au point d’injection et à une réaction fébrile inférieure à 37,7 °C.

Plus rarement peuvent survenir : fatigue, arthralgies, myalgies ou céphalées.

Dans de très rares cas, comme pour tous les vaccins, une réaction allergique brutale peut se produire.

Aucun lien de causalité n’a été scientifiquement établi entre le vaccin contre l’hépatite B et la survenue d’une affection démyélinisante (altération de l'enveloppe de myéline des nerfs).

Les autres moyens de prévention de l'hépatite B

Le virus de l'hépatite B est transmis par voie sanguine et sexuelle.

La prévention de la transmission repose sur :

  • l’utilisation de préservatifs lors des relations sexuelles ;
  • l'absence de partage des objets d’hygiène personnels pouvant être source de coupure ou de saignement (brosse à dents, rasoirs, coupe-ongles, etc.) ;
  • l'absence d'échange du matériel d’injection (seringue, aiguille, coton, cuillère, etc.) ;
  • la réalisation d’un tatouage ou d’un piercing avec du matériel à usage unique ou stérile.

Lorsqu'une personne non immunisée contre le VHB est exposée accidentellement (sur peau lésée ou ) à un liquide biologique d'une personne porteuse du VHB, il lui est recommandé :

  • de laver à l’eau et au savon immédiatement, de rincer abondamment, et de désinfecter la zone de contact ;
  • de se rendre le plus rapidement possible aux urgences de l’hôpital pour une évaluation du risque et si nécessaire la mise en place d’une prophylaxie (injection d' spécifiques et si besoin vaccination) et d’un suivi sérologique.
Sources
  • Ministère des solidarités et de la santé. Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2018. Site internet : Ministère des solidarités et de la santé. Paris (France) ; 2018 [consulté le 15 février 2018]
  • Haut Conseil de la santé publique. Recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2017. Bull Epidemiol hebd. Hors-série | 6 juin 2017
  • Haut Conseil de la santé publique. Guide pour l’immunisation en post-exposition : Vaccination et immunoglobulines. Site internet : HCSP. Paris ; 2016 [consulté le 19 décembre 2017]
  • Loi n° 2017-1836 de financement de la sécurité sociale pour 2018. Journal officiel n° 305 du 31 décembre 2017.