Comprendre l'hépatite B

21 décembre 2017
L’hépatite B est une maladie virale du foie. Cette maladie se transmet facilement par voie sexuelle et par le sang. Elle peut être prévenue par la vaccination.

Qu’est-ce que l’hépatite B ?

L'hépatite B est une infection du foie provoquée par le virus de l'hépatite B (VHB).

Cette infection provoque des lésions inflammatoires aiguës du foie et des altérations des cellules du foie appelées . C’est l’hépatite virale B aiguë.

Dans 2 à 10 % des cas, la guérison n’a pas lieu dans les six mois et la maladie évolue vers une forme chronique (hépatite virale B chronique), pouvant conduire dans certains cas à la puis à la cirrhose hépatique.

Hépatites virales : combien de virus sont en cause ?

À ce jour, six virus provoquant une infection et une inflammation du foie ont été identifiés. Ces virus, responsables d'hépatites virales sont désignés par les lettres A, B, C, D, E et G. Ils diffèrent par leur mode de transmission et leur agressivité. Les plus courants sont les virus A, B et C

Comment l'hépatite B se transmet-elle ?

Le virus de l'hépatite B est présent dans la plupart des liquides biologiques des personnes infectées (sang, sperme, sécrétions vaginales). Le virus de l’hépatite B est un virus très contagieux. Il se transmet facilement soit par contact direct soit par l'intermédiaire d'un objet contaminé. Le virus VHB reste infectieux jusqu'à 7 jours dans l'environnement.

Il existe quatre principaux modes de transmission de l'hépatite B (VHB) :

  • les relations sexuelles non protégées. L'infection par le VHB fait partie des infections sexuellement transmissibles (IST) ;
  • le contact avec du sang infecté. Ce contact peut se faire lors :
    • d'expositions professionnelles pour les personnels soignants,
    • de soins médicaux (risques ) : piqûre, contact des muqueuses avec du matériel souillé et insuffisamment décontaminé,
    • d'usage de drogues par voie intraveineuse ou nasale (partage de matériel),
    • de la réalisation de piercings, scarifications ou de tatouages sans respect des règles d'hygiène ;
  • la transmission de la personne contaminée à son entourage proche (essentiellement les contacts intrafamiliaux). Cette transmission se fait le plus souvent par des petites plaies cutanées ou par l'intermédiaire d'objets de toilette piquants ou coupants (rasoir, brosse à dents, coupe-ongles, etc.) ;
  • la transmission de la mère à l'enfant. Elle se produit éventuellement lors de la grossesse, mais essentiellement au moment de l'accouchement si la mère est du VHB. Ce mode de transmission est devenu exceptionnel en France en raison du dépistage obligatoire du VHB pendant la grossesse et donc la possibilité de traiter la future mère.

À noter : depuis la découverte du virus, le risque lié aux transfusions est quasiment nul du fait des mesures de sécurité prises lors du don de sang.

Hépatite B : quelques chiffres

Dans le monde, on estime que 257 millions de personnes vivent avec une infection par le virus de l'hépatite B. En 2015, 887 000 personnes sont décédées des suites de cette infection, notamment par cirrhose ou cancer du foie.

En France, une enquête menée en 2004 a révélé que 3,1 millions de personnes, en moyenne, avaient été en contact avec le virus de l'hépatite B. Plus de 280 000 personnes étaient porteuses chroniques du virus (hépatite B chronique). Mais seulement la moitié d'entre elles a connaissance de sa maladie.

L'hépatite B est une maladie à déclaration obligatoire. En 2015, une centaine de nouveaux cas d'hépatites B ont été déclarés (mais le taux de déclaration est faible). Les hépatites B aiguës surviennent en majorité chez des hommes (presque 3 hommes pour une femme). 80% des nouvelles infections par le VHB survenues et déclarées en France auraient pu être évitées par la vaccination.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations : Hépatite B chronique. Site internet : HAS. Saint Denis La Plaine (France) ; 2015 [consulté le 21 décembre 2017]
  • Santé publique France - Institut de veille sanitaire. Surveillance des hépatites B et C. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2017 [consulté le 21 décembre 2017]
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Hépatites. Paris ; 2014 [consulté le 21 décembre 2017]
  • Collège des universitaires de maladies infectieuses et tropicales, ePILLY trop. Maladies infectieuses et tropicales. Édition web 2016. Site internet : infectiologie.com. Paris ; 2016 [consulté le 19 décembre 2017]
  • Organisation mondiale de la santé (OMS). Hépatite B - Aide mémoire. Site internet : OMS. Genève (Suisse) ; 2017 [consulté le 19 décembre 2017]
  • Haut Conseil de la santé publique. Guide pour l’immunisation en post-exposition : Vaccination et immunoglobulines. Site internet : HCSP. Paris ; 2016 [consulté le 19 décembre 2017]