Douleurs du genou : que faire et quand consulter ?

02 janvier 2021
En cas de douleur modérée du genou, vous pouvez appliquer quelques gestes, voire prendre un médicament antalgique pour être soulagé(e). Si les douleurs persistent et/ou s’intensifient, ou si votre genou devient rouge et gonflé, consultez votre médecin traitant.

Comment réagir en cas de gonalgie ?

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  • J’ai une douleur du genou modérée, qui ne m’empêche pas de poursuivre mes activités habituelles.
  • J'ai mal au genou. J’ai déjà fait un bilan et mon médecin m’a expliqué la cause des douleurs, ainsi que les mesures à prendre.

J'applique les conseils pratiques listés ci-dessous ou ceux que mon médecin traitant m'a déjà donnés. Si nécessaire, je prends un traitement en automédication et je surveille mon état.

En cas de doute, je contacte mon médecin traitant.

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  • La douleur du genou ne disparaît pas au bout de 3 jours d’automédication.
  • Mes douleurs s’aggravent progressivement.
  • Elles me gênent dans mon activité professionnelle.
  • Mon genou se déforme.
  • Il est gonflé mais je n’ai pas de fièvre.
  • Mon genou est instable et j’ai des dérobements (ex. : en descendant les escaliers, j’ai l’impression que mon genou "lâche" et que cela pourrait me faire tomber).
  • J’ai des épisodes de blocage du genou : après avoir fléchi la jambe, je ne peux plus l’étendre. Je parviens à débloquer mon genou seulement par une manœuvre appropriée.
  • J’ai des épisodes de "faux-blocage" (ou "pseudoblocage") : je ne peux ni fléchir ni étendre mon genou, en raison des douleurs.
  • Mon genou présente une raideur : je ne peux ni le plier ni l’étendre complètement.

Je consulte mon médecin traitant dans les jours qui viennent.

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  • J’ai des douleurs du genou très intenses.
  • En plus des gonalgies, j’ai de la fièvre.
  • Mon genou est très volumineux, rouge et chaud.
  • Il est gonflé et je suis sous anticoagulants, ou j’ai des troubles de la coagulation sanguine.

Je consulte mon médecin traitant dans la journée.

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  • J’ai subi un traumatisme grave du genou.
  • Je ne peux ni poser le pied par terre, ni marcher.
  • Mon genou est gravement blessé.

Je contacte sans tarder le service d'aide médicale d'urgence (Samu) en composant le 15 ou le 112.

Vous avez mal au genou : conseils pratiques pour soulager les douleurs

En fonction des cas, vous pouvez atténuer vos douleurs du genou par quelques gestes simples.

Vous avez mal au genou après un traumatisme ou un accident sportif

  • Arrêtez immédiatement l'activité ou le sport en cours.
  • Mettez votre genou au repos en évitant tout appui sur la jambe concernée.
  • Refroidissez votre genou avec de l'eau fraîche ou de la glace pour diminuer l'inflammation. Ne mettez pas la glace directement sur la peau pour éviter la sensation de « brûlure » provoquée par le froid. Par exemple, disposez la glace dans un linge propre avant de la poser sur le genou. Vous pouvez renouveler l'opération chez vous, toutes les quatre heures, pendant un à deux jours.
  • Posez un bandage sans trop serrer le genou.
  • Surélevez votre jambe si le genou a tendance à gonfler.

Vous avez des douleurs chroniques d'un genou ou des deux

  • Ménagez le genou douloureux :
    • évitez de marcher lorsque vous avez mal et de rester trop longtemps debout,
    • allongez-vous souvent et reposez-vous,
    • évitez de porter des charges lourdes,
    • marchez quotidiennement, en dehors des poussées douloureuses,
    • si besoin, aidez-vous d'une canne pour soulager les articulations (tenez-la du côté opposé au genou le plus douloureux) ;
  • Mettez votre jambe au repos, surélevez–la et placez un oreiller dessous lorsque vous dormez.
  • Prenez soin de vos pieds et portez des chaussures confortables, sans talons hauts.
  • Aménagez votre intérieur pour éviter les chutes qui aggraveraient les gonalgies.
  • À plus long terme, essayez de perdre du poids si vous êtes en surcharge pondérale.

Quels médicaments prendre quand on a mal au genou ?

Si vous avez mal au genou, vous pouvez prendre un médicament pour soulager la douleur : le paracétamol ou un anti-inflammatoire non stéroïdien.

Le paracétamol

Il peut être consommé même pendant la grossesse ou l’allaitement.
Sa sécurité d’emploi ne doit cependant pas faire oublier les cas où il est contre-indiqué : allergie au paracétamol et insuffisance hépatique. Vous devez être certain que la prise de cet antalgique n’aura pas de conséquences sur votre organisme. Le paracétamol doit être consommé à la plus petite dose et le moins longtemps possible.

Respectez les conseils suivants :

  • Commencez par la dose la plus faible possible soit 500 mg, pour un adulte.
  • Respectez :
    • la dose maximale par prise : 1 g par prise maximum,
    • l’intervalle entre les prises : au moins 4 à 6 h,
    • la dose maximale par jour : ne dépassez pas 3 g /jour, sauf avis contraire du médecin. Chez les adultes de moins de 50 kg, il est impératif de consulter la notice pour connaître la dose maximale recommandée en fonction de son poids,
    • l'absence de consommation d’alcool pendant le traitement.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

La prise d’AINS (ibuprofène, kétoprofène...) n’est pas toujours sans risque. Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens ont de nombreuses contre-indications d'utilisation et des effets secondaires fréquents. 

Dans tous les cas d'automédication, il faut vous reporter à la notice du médicament ou demander conseil à votre pharmacien. 

S’il est nécessaire, le traitement doit respecter les règles suivantes :

  • Utilisez un seul AINS à la dose minimale efficace. Ne prenez pas en même temps plusieurs médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens.
  • Ne dépassez pas 5 jours de traitement contre la douleur.
  • Arrêtez le traitement dès la disparition des symptômes.

Il existe certaines règles à respecter en cas d’automédication par antalgiques

Si vous entreprenez un traitement par antalgiques sans prescription médicale, appliquez les conseils suivants.

  • Respectez bien la posologie indiquée par la notice (dose maximale quotidienne autorisée, quantité et fréquence des prises, intervalle minimum entre deux prises). Vous éviterez ainsi un surdosage qui pourrait provoquer des complications, se révéler toxique et/ou causer une dépendance au produit.
  • Pour les mêmes raisons, veillez à ne pas associer ou alterner des antalgiques de compositions différentes (sauf avis médical contraire). Proscrivez aussi les associations d’anti–inflammatoires.
  • N’utilisez pas un médicament si vous présentez l’une des contre-indications précisées dans la notice ou s'il est incompatible avec le traitement quotidien prescrit par votre médecin traitant.
  • Si l'antalgique n'est pas efficace rapidement (persistance des douleurs), consultez votre médecin traitant. N'oubliez pas de lui préciser le type de traitement pris (médicament, dose, fréquence).

Dans tous les cas, n’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.

  • Vittecoq O, Rottenberg P, Lequerré T. Michelin P. Démarche diagnostique et traitement devant une douleur du genou de l’adulte (en l’absence de traumatisme). In : Traité de médecine AKOS. Paris : Elsevier Masson ; 2017;13(2):1-10.
  • NHS Choices. Knee pain. Site internet : NHS. Londres ; 2017 [consulté le 15 décembre 2020]
  • Potric A, Mach T, Pereira Miozzari A-C. Gonalgies : quelle imagerie ? Rev Med Suisse 2013; 9:1738-1742
  • MedlinePlus. Knee pain. Site internet: U.S. National Library of Medicine. Bethesda (États–Unis) ; 2018 [consulté le 15 décembre 2020]
  • Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et complications infectieuses - Point d'information du 18 avril 2019. Site internet : ANSM. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2019 [consulté le 15 décembre 2020]