Comprendre la gale

24 avril 2017
La gale est une maladie contagieuse de la peau due à un parasite. Dans sa forme habituelle, dite "commune", elle se propage par contacts humains directs et prolongés. La transmission de la gale peut plus rarement se faire par les vêtements ou la literie dans les formes "profuse" et "hyperkératosique".

Qu’est-ce que la gale ?

La gale humaine est une maladie de la peau due à un sarcopte, minuscule parasite de la famille des acariens qui a la capacité de pénétrer l' et de s'y reproduire.

C'est une maladie contagieuse, très répandue dans le monde. Elle peut toucher tous types de personnes, quels que soient leur âge, leur hygiène et leur milieu social.

© Société Française de Dermatologie

Des formes et des modes de contamination différents

Il existe plusieurs types de gale.

La forme la plus fréquente est la gale commune, due à la présence de sarcoptes peu nombreux sur la peau (au plus quelques dizaines). Elle se transmet par des contacts corporels fréquents et prolongés lorsque des personnes vivent ensemble :

Mon chien a la gale : peut-il me la transmettre ?

Oui. La gale du chien est due à un Sarcopte différent de celui de la gale humaine. Cependant, le chien peut contaminer l'homme ; mais dans ce cas, la personne atteinte ne peut transmettre le parasite à un autre humain : on parle d'impasse parasitaire.

Lorsque la peau porte une quantité de parasites très élevée (plusieurs centaines), l'infection est très étendue sur tout le corps : on parle de « gale profuse » ou de « gale hyperkératosique ». Ces maladies extrêmement contagieuses touchent surtout :

  • les personnes âgées, plus vulnérables que les autres face à cette affection ;
  • celles vivant en collectivité (maisons de retraite, hôpitaux…) ;
  • les patients souffrant d’immunodépression.
  • Les gales profuses et hyperkératosiques se transmettent de la même manière que la gale commune. Elles peuvent aussi se propager de manière indirecte, par les vêtements ou la literie. En effet, les sarcoptes peuvent survivre quelques jours dans le tissu. Ce mode de contamination est cependant, beaucoup plus rare que les autres.

Le cycle de vie des parasites

Après la contamination de la peau, les sarcoptes s’accouplent sur leur nouvel hôte. La femelle fécondée creuse ensuite une galerie dans les couches superficielles de la peau. Elle y pond quotidiennement 2 à 3 œufs. Au cours de sa vie qui dure 1 mois, elle pond en moyenne 40 œufs. Chaque œuf éclot en 3 à 5 jours et donne une larve, qui devient un adulte mâle ou femelle en 2 à 3 semaines.

Les jeunes femelles attendent dans leur galerie d’être fécondées par un male. Après l’accouplement, les mâles meurent et les femelles remontent à la surface de la peau pour trouver un endroit propice et creuser une galerie dans laquelle elles vivront et pondront jusqu’à leur mort.

Ce sont les sarcoptes femelles qui sont responsables des symptômes de la maladie.

Une maladie en recrudescence

Il n'existe pas de surveillance spécifique de la gale. Mais les différentes études disponibles montrent une recrudescence de la gale. En 2010, le nombre de nouveaux cas de gale en France a été estimé à 328 pour 100 000 habitants.

La gale sévit par "petites épidémies" dans les collectivités : maisons de retraite, services hospitaliers, écoles... Des épisodes de gale sont régulièrement signalés.

Sources
  • Société française de dermatologie. La gale. Site internet : Dermato-info.fr. Paris ; 2015 [consulté le 17 janvier 2017]
  • Collège national des enseignants de dermatologie. Ectoparasitoses cutanées : gale et pédiculose. Site internet : Campus de dermatologie de l'Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2010 [consulté le 17 janvier 2017]
  • Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Survenue d’un ou plusieurs cas de gale. Conduite à tenir. Site internet : HCSP. Paris ; 2012 [consulté le 17 janvier 2017]
  • Santé publique France - Institut de veille sanitaire (InVS). La gale est-elle en augmentation en France ? État des lieux à partir de diverses enquêtes régionales et nationales 2008-2010. Site internet : Santé publique France. Saint-Maurice (France) ; 2011 [consulté le 17 janvier 2017]