Les symptômes, le diagnostic et l'évolution de la fracture de la jambe

16 mars 2017
La fracture de la jambe provoque un bruit de cassure et une douleur vive dans le membre inférieur. Le blessé ne peut plus poser le pied par terre. Il s’agit d’une urgence médicale. Le diagnostic est confirmé par des radiographies.

Les symptômes évoquant une fracture de la jambe

La fracture se manifeste par :

  • un craquement douloureux dans la jambe. La personne blessée ne peut plus prendre appui sur le membre atteint ;
  • éventuellement un raccourcissement de la jambe avec le pied tourné en dehors ;
  • parfois un (pâleur, sensation de malaise, accélération des battements du cœur).

Sur le lieu d’un accident, si une personne ayant subi un traumatisme présente ces symptômes, il ne faut pas la bouger. Contactez immédiatement les services médicaux d'urgence.

Une fois les secours arrivés, la jambe du patient est immobilisée grâce à une attelle. Puis, le blessé est transporté au service des urgences de l’hôpital le plus proche.

Le déroulement de la consultation à l’hôpital

Le diagnostic est réalisé le plus souvent par un médecin urgentiste. Il interroge le blessé sur l'heure et les circonstances de l'accident, la localisation de la douleur et ses antécédents médicaux (maladie, traitement en cours, etc.)

Il examine la jambe à la recherche :

  • d’une plaie mettant l’os en contact avec l’extérieur : on parle alors de fracture ouverte. En revanche, si la peau est intacte, on dit que la fracture est fermée ;
  • d’une déformation de la jambe : il s’agit peut-être d’une fracture déplacée (les fragments osseux ont bougé l’un par rapport à l’autre) ;
  • d’une anomalie du pouls au niveau de la cheville et du pied trouvée en cas d’atteinte des vaisseaux ;
  • d’un trouble de la mobilité des orteils en cas de lésion des nerfs de la jambe.

Il examine le blessé et vérifie son état général : il recherche plus particulièrement une baisse de tension, un pouls rapide, une autre fracture ou une autre lésion liée au traumatisme, etc.

Après l’examen, la jambe est de nouveau immobilisée avec une attelle spécifique qui laisse passer les rayons X. Cela permet de réaliser des radiographies, afin de :

  • confirmer le diagnostic (ex. : fracture déplacée ou non) ;
  • situer plus précisément l’endroit de la fracture ;
  • savoir s’il y a une ou plusieurs fractures sur le même os ;
  • savoir s’il y a un seul ou plusieurs os brisés.

L' évolution d'une fracture de la jambe

Après la prise en charge médicale de la fracture, l’os brisé se consolide le plus souvent sans séquelles, en quelques mois.

Cependant, la blessure peut être à l’origine de certaines complications :

  • des infections cutanées se déclenchent parfois si la fracture est ouverte et salie par des corps étrangers (ex. : terre, gravillons) ;
  • une paralysie partielle peut apparaître si le nerf sciatique (allant de la moelle épinière au pied) a été touché lors de la fracture ;
  • un syndrome de loge survient quelquefois. Il s’agit d’une compression des vaisseaux sanguins par un hématome et un œdème dans le mollet. Cette affection très douloureuse, qui gêne la circulation sanguine, nécessite une intervention chirurgicale ;
  • une consolidation tardive de l’os se produit dans certains cas. En cas d’absence complète et définitive de consolidation osseuse (on parle alors de pseudarthrose) six mois après l’accident, un nouveau traitement est nécessaire ;
  • une consolidation de l’os dans une position qui ne correspond pas à son anatomie initiale (cal vicieux) reste enfin possible.
Sources
  • Castelin C, Christofilis M, Jayankura M, Samaha C, Zouaouy S. Fracture de la jambe. Site internet : Faculté de médecine Pierre et Marie Curie. Paris ; 2012 [consulté le 5 juin 2014]
  • Lerat JL. Généralités sur les fractures. Site internet : Fascicules.fr. Paris ; 2009 [consulté le 4 juin 2014]
  • Phieffer LS, Goulet JA. Retard de consolidation des fractures tibiales. J Bone Joint Surg Am. 2006;88:206-16.