Symptômes et diagnostic

31 mars 2017
Quel que soit son mode de survenue, la fracture du col fémoral ou du trochanter entraîne des douleurs importantes et l’impossibilité de se relever ou de s’appuyer sur la jambe. Les radiographies confirment le diagnostic et en précisent la localisation et le type.

Identifier les symptômes

Les symptômes de la fracture de l’extrémité supérieure du fémur sont variables selon l’âge du sujet.

La fracture survient le plus souvent après un traumatisme minime, comme une simple chute alors que la personne marche (chute de sa hauteur). La personne âgée perçoit éventuellement un craquement et ressent une douleur dans le pli de l’aine, dans la fesse ou dans la hanche. Elle ne peut pas bouger la jambe, qui semble raccourcie et mal positionnée.

  • si la personne est tombée, elle ne peut pas se relever ;
  • si elle est restée debout, elle ne peut pas marcher, ni s’appuyer sur sa jambe.

Dans certains cas, il existe une fracture sans qu’il y ait eu de choc visible. Les symptômes sont alors moins faciles à identifier. En effet, si la fracture n’est pas déplacée (c’est-à-dire si les fragments de l’os restent en place), la déformation n’est pas visible. La personne peut marcher, même si c’est douloureux. Elle peut également éprouver de la difficulté à décoller sa jambe du lit lorsqu’elle est allongée.

Dans ce cas, la fracture survient après un traumatisme violent, comme un accident de la circulation, du travail ou du sport. La personne ressent des douleurs dans la jambe et ne peut pas la bouger.

Devant ces symptômes, il ne faut pas manipuler le blessé et contacter les secours.

Le diagnostic

Aux urgences, le médecin examine la personne et prescrit des examens radiologiques simples, qui permettent :

  • d’établir le diagnostic ;
  • de déterminer le type de fracture ;
  • de choisir les soins adaptés.

La radiographie permet de distinguer 2 types de fractures hautes : la fracture du col (ou cervicale) et la fracture trochantérienne.

Elle peut être :

  • déplacée (si les deux fragments osseux ne sont pas en vis-à-vis) ou non déplacée. Une fracture du col très déplacée peut abîmer les artères qui irriguent la tête du fémur. Il y a alors un risque de nécrose de la tête fémorale ;
  • engrenée (si les deux fragments osseux pénètrent l’un dans l’autre) ou non engrenée.

Elle se forme dans le massif osseux situé en dessous du col, appelé trochanter.

Elle peut être :

  • simple (avec un seul trait de fracture) ou complexe (plusieurs traits) ;
  • stable ou instable (elle peut évoluer par déplacement des fragments osseux).

La fracture trochantérienne se résout plus facilement que la fracture du col.

En cas de doute diagnostic sur les radiographies standard, un scanner ou une IRM peut être demandée.

Sources
  • National Health service (NHS). Hip fracture. Site internet : NHS choices. Londres ; 2014 [consulté le 12 novembre 2014]
  • Lerat JL. Sémiologie – Traumatologie – Hanche. Site internet : fascicules.fr. Paris ; 2009 [consulté le 12 novembre 2014]
  • Ehlinger M, Ducrot G, Adam P, Bonnomet F. Fracture de l'extrémité inférieure du fémur de l'adulte. In : Encyclopédie médico-chirurgicale. Techniques chirurgicales, orthopédie, traumatologie. Elsevier Masson ; 2013. [44-800]