Symptômes et diagnostic

11 septembre 2017
Quel que soit son mode de survenue, la fracture du col fémoral ou du trochanter entraîne des douleurs importantes et l’impossibilité de se relever ou de s’appuyer sur la jambe. Les radiographies confirment le diagnostic et en précisent la localisation et le type.

Identifier les symptômes

Les symptômes de la fracture de l’extrémité supérieure du fémur sont variables selon l’âge du sujet.

La fracture survient le plus souvent après un traumatisme minime, comme une simple chute de sa hauteur alors que la personne marche. La personne âgée perçoit éventuellement un craquement et ressent une douleur dans le pli de l’aine, dans la fesse ou dans la hanche, pouvant irradier vers le pubis ou le genou. Elle ne peut pas bouger la jambe, qui semble raccourcie et mal positionnée. Elle ne peut pas se relever.

Si la fracture de l'extrémité supérieure du fémur survient en l'absence de chute, la personne ne peut plus marcher, ni s’appuyer sur sa jambe.

Dans certains cas, une fracture peut survenir en l'absence de traumatisme même minime. Les symptômes sont alors moins faciles à identifier. En effet, si la fracture n’est pas déplacée (c’est-à-dire si les fragments de l’os restent en place), la déformation n’est pas visible. La personne peut marcher, même si c’est douloureux. Elle peut également éprouver de la difficulté à décoller sa jambe du lit lorsqu’elle est allongée.

Dans ce cas, la fracture survient après un traumatisme violent, comme un accident de la circulation, du travail, ou une chute de grande hauteur. La personne ressent des douleurs dans la jambe et ne peut pas la bouger.

Devant ces symptômes, il ne faut pas manipuler le blessé et contacter les secours.

N° d’Urgence Médicale

Samu : 15 Pompiers : 18 Appel d'urgence européen : 112
Ces numéros sont gratuits et peuvent être appelés d'un téléphone fixe ou d'un téléphone mobile même bloqué ou sans crédit.

Le diagnostic

Aux urgences, le médecin examine la personne et prescrit des examens radiologiques simples, qui permettent :

  • d’établir le diagnostic ;
  • de déterminer le type de fracture ;
  • de choisir les soins adaptés.

La radiographie permet de distinguer 2 types de fractures de l'extrémité supérieure (ou proximale) du fémur : la fracture cervicale et la fracture trochantérienne.

  • La fracture du col du fémur ou fracture cervicale peut être non déplacée, peu déplacée ou déplacée (si les deux fragments osseux ne sont pas en vis-à-vis).
    Une fracture du col très déplacée peut abîmer les artères qui irriguent la tête du fémur. Il y a alors un risque de nécrose de la tête fémorale.
  • La fracture du massif trochantérien ou fracture trochantérienne se forme dans le massif osseux situé en dessous du col, appelé trochanter.
    Elle peut être simple (avec un seul trait de fracture) ou complexe (avec plusieurs traits).
    Selon la localisation des traits de fracture, la fracture trochantérienne est stable ou instable, l'instabilité étant un facteur de gravité orientant le choix du traitement.

En cas de doute diagnostic sur les radiographies standard, un scanner ou une IRM peut être demandée.

Sources
  • National Health service (NHS). Hip fracture. Site internet : NHS choices. Londres ; 2016 [consulté le 11 septembre 2017]
  • Lerat JL. Sémiologie – Traumatologie – Hanche. Site internet : fascicules.fr. Paris ; 2009 [consulté le 11 septembre 2017]
  • Ehlinger M, Adam P, Bonnomet F. Fracture de l'extrémité supérieure du fémur de l'adulte. EMC - Appareil locomoteur 2014;9(2):1-18 [Article 14-075-A-10].