Suivi médical et rééducation

12 septembre 2017
Après une fracture de l’extrémité supérieure du fémur, il est important que vous retrouviez votre autonomie le plus rapidement possible. Pour cela, un suivi médical est mis en place par le médecin traitant, en coordination avec des professionnels de santé.

Suite à l’intervention chirurgicale, un traitement médical et de la rééducation sont entrepris. Leurs objectifs sont de :

  • lutter contre la douleur ;
  • corriger d’éventuelles carences alimentaires ;
  • prendre en charge les éventuelles maladies associées ;
  • permettre la reprise de la marche.

Le suivi médical

Après la prise en charge chirurgicale de votre fracture du col du fémur ou du massif trochantérien, votre médecin traitant assure votre suivi en coordination avec d'autres professionnels de santé :

  • le chirurgien orthopédique suit l’évolution de la fracture après son traitement chirurgical ;
  • le gériatre si nécessaire veille à votre état général de santé si vous êtes une personne âgée ;
  • le kinésithérapeute vous accompagne dans la rééducation ;
  • la diététicienne vous aide à adapter votre alimentation à vos besoins ;
  • l’infirmière assure les soins courants (injections d’anticoagulants, soins de pansements, etc.) ;
  • des travailleurs sociaux interviennent éventuellement, si la fracture et ses suites ont généré des difficultés dans votre situation professionnelle et sociale.

Votre médecin vous accompagne lors de votre retour dans votre lieu de vie habituel (domicile ou maison de retraite).

  • Votre médecin vous prescrit un traitement antalgique si besoin.
  • Un traitement anticoagulant est nécessaire pendant environ 6 semaines. Les anticoagulants utilisés sont administrés par voie sous-cutanée (héparine de bas poids moléculaire ou fondaparinux) ou par voie orale (dabigatran, rivaroxaban ou apixaban). Ce traitement prévient les phlébites et les embolies pulmonaires. Il est important de bien suivre les prescriptions médicales avec prise régulière et sans oubli des médicaments anticoagulants (surtout pour le dabigatran, le  rivaroxaban ou l'apixaban) et de bien effectuer les contrôles sanguins, lorsqu'ils sont nécessaires. 
  • Veillez à l'hygiène de la cicatrice selon les conseils de l'infirmière qui assure les soins post-opératoires (pansements de la zone opérée, ablation des fils ou agrafes, injections d'anticoagulants...)
  • Signalez à votre médecin traitant les éventuels effets indésirables que vous ressentez : saignements mais aussi vertiges qui pourraient être responsables de nouvelles chutes.
  • Consultez-le si vous présentez des symptômes inhabituels (fièvre, douleur, gonflement du mollet, etc.)
  • Votre médecin traitant vous donne des conseils alimentaires. Un bon apport en protéines permet de limiter la perte osseuse et d’améliorer la force musculaire. D’autre part, il peut vous prescrire de la vitamine D et du calcium pour favoriser la consolidation.

La rééducation

Après arthroplastie de hanche, la rééducation a pour objectif d’améliorer votre mobilité, de limiter les troubles de l’équilibre et de préserver votre autonomie. Ainsi, vous retrouverez vos activités de la vie de tous les jours le plus rapidement possible.

Cette réadaptation est commencée le plus tôt possible après l’intervention en milieu hospitalier. Le kinésithérapeute vous explique les gestes à ne pas faire et les exercices à réaliser chez vous, entre les séances de rééducation.

Elle se poursuit à domicile ou au cabinet du kinésithérapeute si vous êtes suffisamment en forme. Si votre situation médicale est plus compliquée, on vous propose de la faire en établissement de rééducation.

À noter : Au-delà de 15 séances de rééducation pour une pose de prothèse de hanche chez une personne de moins de 80 ans, la prescription doit faire l'objet d'un accord préalable avec les organismes d'Assurance Maladie.

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Sources
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale. Activité physique et prévention des chutes chez les personnes âgées : une expertise collective de l’Inserm. Site internet : Inserm. Paris ; 2014 [consulté le 11 septembre 2017]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Avis de la HAS sur les référentiels relatifs à des soins de masso-kinésithérapie (arthroplastie de hanche par prothèse totale de hanche). Site internet : HAS. Saint-Denis la Plaine (France) ; 2009 [consulté le 12 septembre 2017]
  • National Health service (NHS). Hip fracture. Site internet : NHS choices. Londres ; 2016 [consulté le 11 septembre 2017]
  • Ehlinger M, Ducrot G, Adam P, Bonnomet F. Fracture de l'extrémité inférieure du fémur de l'adulte. In : Encyclopédie médico-chirurgicale. Techniques chirurgicales, orthopédie, traumatologie. Elsevier Masson ; 2013. [44-800]
  • Recommandations formalisées d’experts. Prévention de la maladie thromboembolique veineuse postopératoire. Actualisation 2011. Annales Françaises d'Anesthésie et de Réanimation. 2011;(30):947-951