Fissure anale : les bons réflexes et la consultation médicale

05 mai 2017
En cas de fissure anale, adoptez des mesures hygiéno-diététiques pour éviter la constipation. Prenez un médicament local ou oral contre la douleur. Si les symptômes persistent ou s’aggravent malgré tout, consultez votre médecin traitant.

Pour favoriser la guérison d’une fissure anale, vous pouvez prendre vous-même quelques mesures simples. Généralement, cela suffit pour que la plaie cicatrise, surtout si elle est récente.

Lutter contre la constipation

Afin de ramollir vos selles et de réguler votre transit, appliquez les règles hygiéno-diététiques suivantes :

  • buvez suffisamment d’eau (soit 1 à 2 litres par jour) ;
  • consommez quotidiennement des aliments riches en fibres (fruits, légumes, céréales, pain complet) ;
  • bougez et marchez (au moins une heure par jour).

Continuez de respecter ces principes après la cicatrisation de la fissure : cela aide à prévenir les récidives.

Si les règles d'hygiène et de diététique ne suffisent pas à lutter contre la constipation, il est possible de recourir à des médicaments laxatifs disponibles sans ordonnance. Demandez conseil à votre pharmacien.

Soulager la douleur liée à une fissure de l’anus

Pour atténuer les douleurs dues à une fissure anale, vous pouvez employer deux types de médicaments.

Ces traitements locaux ont des propriétés anesthésiantes, cicatrisantes ou anti-inflammatoires. Les crèmes et pommades s’appliquent une à quatre fois par jour, sur l’anus et le canal anal. Les suppositoires s’utilisent une à trois fois par jour, en fonction des douleurs ressenties.

Ces traitements locaux peuvent être appliqués après un bain de siège chaud, en évitant toute toilette agressive. Utilisez également un savon au neutre plus adapté et moins irritant que les savons parfumés. Après la toilette, séchez correctement la zone sans frotter.

Demandez conseil à votre pharmacien.

Afin de soulager la douleur, vous pouvez utiliser l’un des deux types de médicaments suivants :

  • les antalgiques dits "non spécifiques", comme le paracétamol ;
  • un anti-inflammatoire non stéroïdien, appelé "AINS" (ibuprofène, kétoprofène). Ne prenez pas deux AINS ensemble.

Pour une meilleure efficacité, prenez un médicament le plus tôt possible, idéalement dès le début de la douleur.

Règles à respecter en cas d’automédication

Si vous entreprenez un traitement médicamenteux sans prescription médicale, voici quelques conseils à suivre :

  • suivez bien la posologie recommandée par la notice (dose maximale quotidienne autorisée, quantité et fréquence des prises, intervalle minimum entre deux prises) pour éviter un surdosage toxique ou une accoutumance au produit ;
  • évitez d'associer ou d'alterner des antalgiques de compositions différentes (sauf avis médical contraire) ;
  • n’utilisez pas un médicament si vous présentez l’une des contre-indications précisées dans la notice.

Quand consulter un médecin en cas de fissure anale ?

Consultez votre médecin traitant si :

  • la douleur reste importante alors que vous avez appliqué les conseils précédents ;
  • la plaie ne cicatrise pas au bout d’un mois ;
  • la plaie présente des suintements ;
  • la constipation persiste ou s’aggrave ;
  • les saignements sont importants ou répétés ;
  • la fissure récidive ;
  • vous présentez une maladie chronique : diabète, VIH, ...

Si vous avez pris un antalgique, indiquez à votre médecin le médicament utilisé, la dose administrée et la fréquence des prises.

Sources
  • Faucheron JL. La fissure anale. Site internet : Université Joseph Fourier. Grenoble ; 2005 [consulté le 29 janvier 2015]
  • Société nationale française de colo-proctologie (SNFCP). La fissure anale. Site internet : SNCP. Paris ; 2008 [consulté le 29 janvier 2015]
  • National Health service (NHS). Anal fissure. Site internet : NHS choices. Londres ; 2014 [consulté le 29 janvier 2015]
  • Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE). Fissure anale - Conseil de pratique. Site internet : SNFGE. Paris ; 2013 [consulté le 29 janvier 2015]