Fibromes utérins : symptômes, diagnostic, évolution

17 mai 2017
Les fibromes utérins ne déclenchent souvent aucun symptôme. Toutefois, ils peuvent engendrer des saignements gynécologiques anormaux et des douleurs pelviennes. On les diagnostique par un examen gynécologique et une échographie. Sans traitement, ces tumeurs bénignes évoluent de manière imprévisible.

Les manifestations des fibromes utérins

La majorité des femmes présentant des fibromes de l’utérus ne souffre d’aucun symptôme particulier. Leur médecin découvre l’existence de ces fibromes :

  • à l’occasion d’un examen gynécologique de routine ;
  • lors d’une échographie ou d’examens d’imagerie pratiqués pour d’autres raisons (ex. : grossesse).

Lorsqu'ils sont présents, les symptômes sont :

  • des pertes de sang abondantes au moment des règles (ménorragies). Les règles se rapprochent progressivement, durent plus longtemps et peuvent s’accompagner de caillots de sang,
  • des saignements entre les règles (métrorragies),
  • une sensation de poids dans le petit bassin, plus ou moins douloureuse,
  • des envies fréquentes d’uriner (pollakiurie),
  • la perception d’une masse au bas du ventre,
  • une constipation,
  • des rapports sexuels douloureux.

Les fibromes peuvent également être découverts lors d'un bilan d'anémie qui est la conséquence des pertes abondantes ou d'infertilité.

Faites appel à votre médecin

Si vous observez un ou plusieurs de ces symptômes, consultez votre médecin. À l’occasion d’un examen gynécologique, il vérifiera l’état de votre utérus.

Les examens et le diagnostic

Le médecin traitant ou le gynécologue évalue le volume, la forme et la consistance de l’utérus lors d’un examen gynécologique. S’il suspecte l’existence de fibromes, il recommande un ou des examens complémentaires :

  • l'échographie couplée au est l’examen qui confirme le diagnostic. Elle peut être réalisée grâce à une sonde passée sur la paroi de l' et de la région pelvienne (échographie transcutanée) ou grâce à une sonde introduite dans le vagin (échoraphie endocavitaire). Elle permet de préciser le nombre des fibromes, leur taille et leur localisation. ;
  • rarement, le médecin demande d’autres examens d’imagerie, comme une ou une IRM.

Les évolutions possibles des fibromes

Les fibromes utérins évoluent de diverses manières, sans que l’on puisse prévoir à l’avance leur devenir. Des périodes sans symptômes peuvent alterner avec des périodes avec symptômes. Celles-ci sont provoquées par des modifications du statut hormonal (augmentation du taux d’œstrogènes).

S’ils ne sont pas traités, des complications peuvent apparaître :

  • des saignements pouvant aboutir à une anémie par carence en fer ;
  • des compressions :
    • de la vessie (entraînant une pollakiurie ou une rétention d’urines),
    • du rectum (donnant lieu à une constipation),
    • de veines de la région pelvienne (causant des hémorroïdes),
    • des nerfs (à l’origine de douleurs) ;
  • des douleurs pelviennes brutales par torsion d’un pédiculé ou par nécrose (destruction) d'une partie du due à l'arrêt de son irrigation sanguine ;
  • une infertilité ;
  • en cas de grossesse, fausse couche spontanée ou accouchement prématuré.

Cependant, après la ménopause et en l’absence de traitement hormonal substitutif, les fibromes utérins régressent en général spontanément.

Sources
  • Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). Tuméfaction pelvienne chez la femme - Fibrome. Site internet : Université médicale virtuelle francophone. Nantes (France) ; 2011 [consulté le 2 décembre 2016]
  • National Health Service. Fibroids. Site internet : NHS Choices. Londres ; 2015 [consulté le 2 décembre 2016]
  • National Institutes for Health. Uterine Fibroids. Site internet : NIH. Bethesda (États Unis) ; 2015 [consulté le 2 décembre 2016]