Fibrillation auriculaire : les différents traitements possibles

25 avril 2017
Les traitements de la fibrillation auriculaire visent à normaliser le rythme cardiaque et à empêcher l’apparition de caillots de sang. Ils peuvent reposer sur la prise de médicaments ou sur une intervention pratiquée à l’hôpital.

Les objectifs des soins en cas de fibrillation auriculaire

Les soins dispensés pour une fibrillation auriculaire poursuivent plusieurs objectifs :

  • prévenir les embolies artérielles (obstruction brusque d’une artère) dues à la formation de caillots sanguins dans le cœur ;
  • réduire la fréquence du rythme cardiaque, pour la normaliser et diminuer les symptômes gênants ;
  • prévenir l'aggravation d'une affection cardiaque liée à la fibrillation auriculaire.

Après établissement du diagnostic, le traitement est élaboré par votre médecin traitant et votre cardiologue, en fonction de plusieurs critères :

  • votre âge ;
  • les caractéristiques de votre fibrillation auriculaire ;
  • vos éventuelles maladies associées.

L’équipe médicale discutera avec vous du traitement envisagé avant sa mise en œuvre.

Les types de soins en cas de fibrillation auriculaire

Si vos troubles sont brefs, avec peu ou pas de gêne et aucun risque d'embolie, votre médecin peut estimer qu’aucun traitement n’est utile. Néanmoins, il convient d’adopter une hygiène de vie adaptée à l’état de votre cœur.

À l’inverse, si votre situation le nécessite, le médecin vous propose un traitement.

Dans tous les cas, outre le traitement de la fibrillation auriculaire elle-même, le traitement peut concerner d’éventuelles maladies associées, ou encore les facteurs de risque cardio-vasculaires identifiés lors du diagnostic de la maladie.

Pour traiter la fibrillation auriculaire, plusieurs solutions existent.

Il vise à empêcher l’apparition de caillots. Il s'agit :

  • de médicaments empêchant la coagulation (ou "anticoagulants"), tels que les antivitamines K (AVK) ou de nouveaux médicaments (dabigatran, rivaroxaban, apixaban), réservés à certains cas de fibrillation auriculaire ;
  • d’antiagrégants plaquettaires (médicaments empêchant l’assemblage des plaquettes sanguines entre elles et donc la formation de caillots, plus rarement prescrits).
Votre pharmacien vous accompagne dans le suivi de votre traitement anticoagulant

Le traitement par anticoagulant oral nécessite une vigilance particulière pour prévenir certains risques d’interactions entre médicaments. En plus du suivi médical de votre médecin traitant, vous pouvez bénéficier de l’accompagnement du pharmacien de votre choix. Ce dernier vous donne des conseils sur le bon usage de vos médicaments en tenant compte de vos habitudes de vie. Il s’assure avec vous du bon suivi de votre traitement et vous adresse à votre médecin traitant si besoin.

Si vous souhaitez bénéficier de cet accompagnement personnalisé, confidentiel et gratuit, parlez-en à votre pharmacien.

Pour diminuer la fréquence des battements de cœur, les médicaments les plus utilisés sont les bêtabloquants, certains et les digitaliques.

Il existe deux méthodes principales :

  • La cardioversion électrique, par application sur la poitrine un bref choc électrique, pour rétablir des battements cardiaques normaux et réguliers. Il est pratiqué au cours d’une hospitalisation.
  • La cardioversion par un médicament dit antiarythmique.

Après la cardioversion, la poursuite d’un traitement par un médicament antiarythmique est nécessaire pour maintenir le rythme cardiaque normal.

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Sources
  • European Society of Cardiology (ESC). Guidelines for the management of atrial fibrillation. Site internet : escardio.org. Sophia Antipolis (France) ; 2010 [consulté le 15 février 2013]
  • European Society of Cardiology (ESC). Guidelines for the management of atrial fibrillation. Site internet : escardio.org. Sophia Antipolis (France) ; 2010 [consulté le 15 février 2013]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations. Fibrillation auriculaire. Site internet : HAS. Saint–Denis La Plaine (France) ; 2015 [consulté le 7 septembre 2015]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Fibrillation auriculaire non valvulaire : quelle place pour les anticoagulants oraux ? Site internet : HAS. Saint–Denis La Plaine (France) ; 2015 [consulté le 15 mars 2016]