Fibrillation auriculaire : définition et facteurs favorisants

27 juillet 2018
La fibrillation auriculaire (ou atriale) est un trouble du rythme cardiaque qui accélère le cœur et le fait battre de manière irrégulière. Son apparition est favorisée par le vieillissement et la présence d'une pathologie cardiaque (HTA, maladie des valves cardiaque...), d'une hyperthyroïdie...

Qu’est-ce qu’une fibrillation auriculaire ?

La fibrillation auriculaire, aussi appelée fibrillation atriale, est un trouble du rythme cardiaque. Elle est définie par une activité électrique anarchique et rapide du muscle des (cavités supérieures du cœur) et se traduit par la contraction désordonnée et inefficace de ces .

En cas de fibrillation auriculaire, les impulsions électriques trop fréquentes et inefficaces provoquent :

  • des contractions des très rapides et saccadées, au point que cette partie du cœur semble immobile ;
  • une stagnation du sang dans les qui se contractent mal, en particulier dans l’oreillette gauche, lieu de formation de caillots de sang. Ces caillots ou thrombus peuvent être propulsés dans une artère et entraîner un accident vasculaire cérébral ;
  • une accélération de la contraction des , situés sous les . Les se mettent aussi à battre vite et irrégulièrement. Ils sont moins efficaces et le débit cardiaque baisse, pouvant être responsable d'une insuffisance cardiaque.

En temps normal, et cardiaques se contractent sous l’effet d’une impulsion électrique, au rythme régulier de 60 à 100 battements par minute (au repos). La fibrillation auriculaire peut provoquer plus de 150 battements de cœur par minute (on parle de tachyarythmie).

La fibrillation auriculaire ou atriale peut :

  • survenir par épisodes, qui durent parfois plusieurs jours, entre lesquels le rythme du cœur est régulier ;
  • être permanente (l’irrégularité des contractions cardiaques est alors constante).
Fibrillation atriale (auriculaire) : qui est concerné ?

Elle concerne 1 % de la population générale, mais surtout la population âgée (plus de 10 % des plus de 80 ans).
20 à 30 % des AVC (accidents vasculaires cérébraux) sont secondaires à une fibrillation auriculaire.

Les facteurs favorisants de la fibrillation auriculaire

La fibrillation auriculaire survient rarement de manière isolée. Une consommation exces­sive d’alcool, une prise de drogues, une intervention chirurgicale ou une activité physique intensive en excès peuvent la favoriser.

Le risque de développer cette affection augmente surtout pour les patients atteints de certaines maladies.

Les pathologies cardiaques sont le plus souvent en cause : hypertension artérielle, maladie des artères coronaires, du muscle ou des (avec ou sans port d’une prothèse mécanique).

Les maladies comme l'hyperthyroïdie (production excessive d’hormones thyroïdiennes) ou la maladie rénale chronique, en raison des troubles du métabolisme qu'elle entraîne, peuvent être en cause.

L’âge (le risque augmente avec l'âge) et le syndrome métabolique (obésité, diabète, dyslipidémie), sont, entre autres, des facteurs de risque bien établis.

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil semble être un facteur de risque et de mauvaise réponse au traitement s'il n'est pas bien pris en charge.

© Blausen Medical

Sources
  • European Society of Cardiology (ESC). Guidelines for the management of atrial fibrillation. Site internet : escardio.org. Sophia Antipolis (France) ; 2016 [consulté le 20 mars 2018]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Guide Parcours de soins. Fibrillation atriale. Site internet : HAS. Saint–Denis La Plaine (France) ; 2014 [consulté le 20 mars 2018]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Actes et prestations. Fibrillation auriculaire. Site internet : HAS. Saint–Denis La Plaine (France) ; 2015 [consulté le 20 mars 2018]
  • Brembilla-Perrot B. Fibrillation auriculaire. EMC - Cardiologie 2017:1-17 [Article 11-034-A-10]