Épicondylite : définition, symptômes et facteurs de risque

12 mars 2017
L’épicondylite est une inflammation de certains tendons du coude, responsable d’une douleur du coude. Cette affection apparaît suite à des gestes du bras et de la main, répétés et/ou intensifs. Elle fait partie des troubles musculo-squelettiques du membre supérieur.

Qu’est-ce qu’une épicondylite ?

L’épicondylite entraîne une douleur du coude touchant la zone de l’épicondyle, petit relief osseux situé au-dessus de l’articulation du coude (sur la face externe du bras). Cette affection fait partie de ce que l’on appelle les "troubles musculo-squelettiques du membre supérieur".

L’épicondylite est liée à une atteinte des tendons qui fixent les muscles de l’avant-bras sur l’épicondyle. La douleur ressentie peut avoir différentes origines (micro-déchirures des tendons, petites lésions au niveau de leur insertion sur l’os, etc.) Elle survient après une sollicitation du bras importante et/ou répétée.

Sachez que des douleurs du coude peuvent aussi être dues à une épitrochléite, affection comparable à l’épicondylite touchant l’épitrochlée (petit relief osseux de la face interne du bras). Toutefois, cette maladie est moins fréquente.

Le nombre de cas d’épicondylite augmente

En France, les cas d’épicondylite ont augmenté de 20 % par an entre 1995 et 2005. Cette affection concerne chaque année 1 à 3 % des adultes, et représente 80 % des pathologies du coude.

En 2009, l’atteinte du coude représente 19 % des cas des Troubles musculo squelettiques du membre supérieur après les atteintes du poignet (45 %) et l'épaule (32 %).

Le coude et l'épicondyle

Schéma : le coude et l'épicondyle

Quels sont les symptômes de l’épicondylite ?

L’épicondylite peut survenir brutalement ou progressivement. Parfois, l’épicondyle commence par devenir plus sensible au toucher, avant l’apparition de la douleur proprement dite.

La douleur du coude apparaît suite à des mouvements répétés et/ou intensifs de la main et du bras. Elle se situe au niveau de l'épicondyle et peut diffuser à la face externe de l'avant-bras.

La personne touchée peut souffrir :

  • en répétant le geste qui a provoqué l’épicondylite ;
  • en dépliant le bras ;
  • en saisissant des objets bras tendu ;
  • en effectuant un mouvement de rotation, par exemple pour ouvrir une porte.

Quelles sont les activités pouvant causer une épicondylite ?

Cette maladie touche souvent des personnes exerçant des activités professionnelles spécifiques ou certains loisirs.

Le risque s’accentue en cas de tâches impliquant des rotations ou des flexions réitérées, ou une frappe d’objets répétée avec la main. Dans ce cadre, certains éléments favorisent encore plus les lésions des tendons :

  • absence de temps de repos ou de récupération ;
  • travail au froid ;
  • exposition à des vibrations.

Dans la pratique de ce sport, l’inflammation des tendons (tennis elbow) peut être provoquée par :

  • le fait de tenir vigoureusement la raquette, poing serré ;
  • les rotations fréquentes de l’avant-bras (vers l’intérieur ou l’extérieur) avec flexions répétées du poignet ;
  • les gestes saccadés.

Le serrage du marteau et la frappe énergique, liée à l’usage de cet outil, sont des facteurs favorisant l’épicondylite.

Sources
  • Centre canadien d’Hygiène et de Sécurité au Travail. Épicondylite (tennis elbow). Site internet : cchst.ca. Hamilton (Ontario, Canada);2011 [consulté le 11 juin 2013]
  • Société française de médecine générale. L’épicondylite. Site internet : sfmg.org. Paris;2009 [consulté le 11 juin 2013]
  • Institut national de Recherche et de Sécurité (INRS). Décret n° 2012–937 du 01/08/2012 révisant et complétant les tableaux des maladies professionnelles annexées au titre IV du code de la Sécurité sociale. Site internet : inrs.fr. Paris;2012 [consulté le 11 juin 2013]
  • Institut national de Recherche et de Sécurité (INRS). Les troubles musculo-squelettiques du membre supérieur (TMS-MS). Site internet : inrs.fr. Paris;2011 [consulté le 10 juillet 2013]
  • Vanwelde A. Épicondylite : kinésithérapie préférable à une infiltration ? Minerva. 2007;6 (6):94–6. [consulté le 11 juin 2013]