Épicondylite : les bons réflexes et la consultation

17 octobre 2017
En cas d’épicondylite, vous pouvez réduire les douleurs du coude en mettant cette articulation au repos. La prise d’antalgiques ou d’anti-inflammatoires en automédication peut aussi vous soulager. Si les symptômes persistent, il est conseillé de consulter votre médecin traitant.

Que faire soi-même en cas d’épicondylite ?

Pour réduire les symptômes, vous pouvez :

  • repérer les mouvements à l’origine des douleurs, puis si possible, arrêter les activités en cause ;
  • appliquer une poche réfrigérante sur la zone douloureuse, afin de diminuer la douleur.

Vous pouvez aussi prendre, dès que la douleur apparait, l’un des deux types de médicaments suivants (par voie orale) :

  • les antalgiques dits "non spécifiques", tels que le paracétamol ;
  • les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou "AINS" (ex. : ibuprofène, kétoprofène, aspirine).
Des règles à respecter en cas d’automédication

Si vous entreprenez un traitement médicamenteux sans prescription médicale, appliquez les conseils suivants :

  • ne dépassez pas la dose maximale quotidienne autorisée. De plus, suivez bien la posologie (quantité et fréquence de prise recommandées par la notice) et l’intervalle minimum à respecter entre deux prises. En effet, un surdosage pourrait avoir des effets néfastes sur votre santé (toxicité) et entraîner une accoutumance au produit ;
  • pour les mêmes raisons, sauf avis médical contraire, évitez d'associer ou d'alterner des antalgiques de compositions différentes ;
  • vérifiez que vous ne prenez pas plusieurs médicaments contenant la même molécule : de nombreux médicaments contiennent du paracétamol, ou de l'ibuprofène ;
  • n’utilisez pas un médicament si vous présentez l’une des contre-indications précisées dans la notice ;
  • si l’antalgique n'est pas efficace rapidement et que la douleur persiste, consultez votre médecin traitant. N'oubliez pas de lui préciser le type de traitement pris (médicament, dose, fréquence).

Quand faut-il consulter pour une épicondylite ?

Si la douleur du coude persiste plusieurs jours, il est important de prévoir une consultation médicale.

Votre médecin traitant vous questionne sur vos symptômes et vos activités manuelles.

Il vous examine : la région de l'épicondyle n'est pas inflammatoire (absence de rougeur ou de gonflement). Sa palpation est sensible, voire douloureuse.

Pour confirmer le diagnostic, votre médecin vous demande de faire les gestes suivants tout en conservant le coude tendu. Pendant que vous les effectuez, il contrarie vos mouvements (il vous empêche de les réaliser normalement) :

  • fléchir et étendre le poignet ;
  • fléchir et étendre les doigts et en particulier le troisième doigt ou majeur ;
  • faire tourner votre avant-bras, pour positionner votre main paume vers le haut.

Si vous ressentez une douleur lors de certains de ces mouvements effectués contre résistance, cela confirme le diagnostic d’épicondylite.

Généralement, aucun examen complémentaire n’est nécessaire. Toutefois, une échographie du coude peut être réalisée, dans certaines situations, par exemple :

  • en présence d'une épicondylite de survenue brutale : recherche d'une éventuelle rupture de tendon ;
  • si une douleur chronique persiste malgré les soins médicaux déjà entrepris : recherche de lésions tendineuses importantes.
L’épicondylite peut être reconnue comme maladie professionnelle

Vous souffrez d’une épicondylite pouvant être en rapport avec votre activité professionnelle ? Sous certaines conditions, cette affection peut être reconnue comme maladie professionnelle.

Sources
  • Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST). Épicondylite (tennis elbow). Site internet : CCHST. Hamilton (Ontario, Canada) ; 2011 [consulté le 16 octobre 2017]
  • Société française de médecine générale (SFMG). L’épicondylite. Site internet : SFMG. Issy - les - Moulineaux (France) ; 2009 [consulté le 16 octobre 2017]
  • Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Décret n° 2012–937 du 01/08/2012 révisant et complétant les tableaux des maladies professionnelles annexées au titre IV du code de la Sécurité sociale. Site internet : INRS. Paris ; 2012 [consulté le 16 octobre 2017]
  • Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Les troubles musculo-squelettiques du membre supérieur (TMS-MS). Site internet : INRS. Paris ; 2011 [consulté le 16 octobre 2017]
  • Vanwelde A. Épicondylite : kinésithérapie préférable à une infiltration ? Minerva. 2007;6 (6):94–6. [consulté le 16 octobre 2017]