Épicondylite : les bons réflexes et la consultation

12 mars 2017
En cas d’épicondylite, vous pouvez réduire les douleurs du coude en mettant cette articulation au repos. La prise d’antalgiques ou d’anti-inflammatoires en automédication peut aussi vous soulager. Si les symptômes persistent, il est conseillé de consulter votre médecin traitant.

Que faire soi-même en cas d’épicondylite ?

Pour réduire les symptômes, vous pouvez :

  • repérer les mouvements à l’origine des douleurs, puis si possible, arrêter les activités en cause ;
  • appliquer une poche réfrigérante sur la zone douloureuse, afin de diminuer l’inflammation.

Vous pouvez aussi prendre, dès que la douleur apparait, l’un des deux types de médicaments suivants (par voie orale) :

  • les antalgiques dits "non spécifiques", tels que le paracétamol ;
  • les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou "AINS" (ex. : ibuprofène, kétoprofène, aspirine).
Des règles à respecter en cas d’automédication

Si vous entreprenez un traitement médicamenteux sans prescription médicale, appliquez les conseils suivants :

  • ne dépassez pas la dose maximale quotidienne autorisée. De plus, suivez bien la posologie (quantité et fréquence de prise recommandées par la notice) et l’intervalle minimum à respecter entre deux prises. En effet, un surdosage pourrait avoir des effets néfastes sur votre santé (toxicité) et entraîner une accoutumance au produit ;
  • pour les mêmes raisons, sauf avis médical contraire, évitez d'associer ou d'alterner des antalgiques de compositions différentes ;
  • vérifiez que vous ne prenez pas plusieurs médicaments contenant la même molécule : de nombreux médicaments contiennent du paracétamol, ou de l'ibuprofène ;
  • n’utilisez pas un médicament si vous présentez l’une des contre-indications précisées dans la notice ;
  • si l’antalgique n'est pas efficace rapidement et que la douleur persiste, consultez votre médecin traitant. N'oubliez pas de lui préciser le type de traitement pris (médicament, dose, fréquence).

Quand faut-il consulter pour une épicondylite ?

Si la douleur du coude persiste au bout de quelques jours, il est important de prévoir une consultation médicale. Votre médecin traitant commence par vous examiner et vous interroge sur vos symptômes.

Puis il vous demande :

  • de fléchir et d’étendre votre poignet (qui est relié aux tendons insérés sur l’os du coude) ;
  • de faire tourner votre avant-bras, pour positionner votre main paume vers le haut.

Pendant que vous effectuez ces gestes, le médecin contrarie vos mouvements (il vous empêche de les réaliser normalement). Si vous ressentez une douleur, cela confirme le diagnostic d’épicondylite.

Généralement, aucun examen complémentaire n’est nécessaire. Toutefois, une échographie du coude peut être réalisée dans certaines situations, par exemple :

  • le besoin de localiser une éventuelle rupture de tendon ;
  • la présence d’une douleur chronique, résistant aux soins médicaux déjà entrepris.
L’épicondylite peut être reconnue comme maladie professionnelle

Vous souffrez d’une épicondylite ? Sous certaines conditions, cette affection peut être reconnue comme maladie professionnelle.

Sources
  • Centre canadien d’Hygiène et de Sécurité au Travail. Épicondylite (tennis elbow). Site internet : cchst.ca. Hamilton (Ontario, Canada);2011 [consulté le 11 juin 2013]
  • Société française de Médecine générale. L’épicondylite. Site internet : sfmg.org. Paris; 2009 [consulté le 11 juin 2013]
  • Institut national de Recherche et de Sécurité (INRS). Décret n° 2012–937 du 01/08/2012 révisant et complétant les tableaux des maladies professionnelles annexées au titre IV du code de la Sécurité sociale. Site internet : inrs.fr. Paris; 2012 [consulté le 11 juin 2013]